Compte-rendu de la conférence des designers interactifs

Beaucoup de monde à la conférence d’hier soir : 110 participants à la 3ème conférence de designers interactifs. Un grand merci et Benoît et à toute l’équipe de m’avoir laissé l’opportunité de m’exprimer à cette conférence aux côtés d’Anuhi Lou.

La salle de la conférence

Je suis ravi d’avoir pu parler et échanger sur un thème qui me tient à coeur et surtout devant une audience ayant des attentes et un niveau d’exigence élevés. Il faut dire qu’avec l’association des Designers Interactifs nous ne sommes pas dans une démarche d’évangélisation mais plutôt de vision prospective (en langage politique ils appellent ça l’excellence).

Pour celles et ceux qui n’ont pas pu se tasser dans la salle, voici le support de ma présentation : Les futurs défis des designers interactifs (format PDF, 2,5 Mo).

Vivement la prochaine édition (il parait qu’il va y avoir une surprise en mai…).

Un dossier complet sur les modes de lecture des listes de résultat de recherche

Le JDNet vient de publier un dossier très complet sur les résultats d’une analyse de eye-tracking portant sur les modes de lecture des listes de résultats de recherche : Comment les internautes lisent les résultats de recherche.

Exemple de Eye-tracking

Je vous recommande vivement la lecture complète de ce dossier, mais si vraiment vous n’avez pas le temps (et ça serait bien dommage), voici un petit résumé :

  • Les internautes lisent les résultats de recherche de manière linéaire ;
  • La majorité d’entre eux survolent au moins trois à quatre résultats ;
  • Plus un résultat sera bas dans la page, moins il a de chance d’être vu et cliqué ;
  • Un résumé plus long (6 à 8 ligne) aide les internautes à choisir le bon résultat.

Mais encore une fois, la lecture du dossier vous apporte des informations précieuses.

Gabbly + MyBlogLog + Gravatar = Weblin

Ce matin je vais vous présenter un concept tout à fait épatant / innovant / effrayant : Weblin.

Mais pour bien saisir le concept, je vous propose un petit retour en arrière sur quelques services :

  • Gabbly, un service de chat spontané qui permet d’afficher une fenêtre en surimpression pour pouvoir chater en live sur un site quelconque et sans aucune installation ;
  • MyBlogLog, un service qui sert à tracker les derniers visiteurs sur un site (récemment racheté par Yahoo!) ;
  • Gravatar, un service qui vous sert à centraliser la création et l’exploitation de votre avatar (une sorte d’avatar universel).

Bref, vous mélanger tout ça et ça vous donne Weblin, un service qui affiche en surimpression les avatars des derniers visiteurs qui peuvent alors entamer une conversation spontanée :

Le principe de Weblin

Un service tout à fait étonnant qui surfe sur la vague des outils d’indication de présence (où je suis et qu’est-ce que je fais en ce moment), sur le même registre qu’un Twitter.

Google Maps + Trip Advisor + YouTube = Trivop

Laissez-moi vous parler ce matin d’un très beau mashup made in France : Trivop. Il s’agit du premier portail de vidéos hôtelières. De quoi ? D’un moteur de recherche qui exploite l’interface de Google Maps, qui agrège les commentaires et notes des voyageurs de Trip Adivsor et qui en plus permet de publier des vidéos des destinations.

Trivop

A l’usage l’interface se révèle être intuitive et les temps de réponse sont tout à fait acceptables.

Ils prévoient dans un deuxième temps de laisser les voyageurs publier leurs propres vidéos (un peu comme le fait TripAdvisor avec les photos). Et vous, vous aimez ?

A la recherche d’une segmentation des « nouveaux » hommes

Le groupe publicitaire Mondadori vient de publier en collaboration avec l’institut Iconoclast une grande étude sur l’évolution de l’identité masculine : Mister H, à la rencontre de l’homme. Cette étude est particulièrement intéressante pour tenter de segmenter les hommes en groupes aux comportements à peu près homogènes afin de trouver les stimuli qui fonctionnent le mieux chez eux.

Oublions donc les métrosexuels, rétrosexuels et autres übersexuels, selon cette étude les mâles sont sortis du modèle unique et les hommes nouveaux se répartissent entre 5 nouvelles typologies :

  • Les zappeurs caméléons qui ont entre 18 et 29 ans, habitent pour la plupart chez leurs parents, plutôt en région parisienne et n’ont pas d’enfants. Narcissiques et insouciants, ils mutent, s’adaptent, se transforment et jonglent entre plusieurs identités hybrides.
  • Les néo-machos, jeunes aussi, qui sont à la conquête de valeurs perdues comme la force et la puissance physique.
  • Les winners attentionnés qui ont entre 22 et 39 ans, vivent en couple en région parisienne et n’ont pas encore d’enfants. Rationnel et indépendant, ils sont à la recherche d’équilibre entre le travail, le couple et les copains. Ils cherchent avant tout à être bien dans leur peau.
  • Les nouveaux sensibles qui ont entre 29 et 49 ans, sont plutôt divorcés et aux revenus financiers limités. A l’approche de la quarantaine, ils sont en pleine crise et se sont laissés gagner par les contraintes du travail et la routine du couple. Ils veulent donner du sens à leur vie.
  • Les happy boomers qui sont surtout des pré-séniors (entre 50 et 60 ans) qui vivent en couple et bénéficient de revenus élevés. Optimistes et sensibles aux valeurs des institutions, ils privilégient les produits et prônent une forme d’hédonisme.

Ces 5 types d’hommes ont pu être identifiés et différenciés selon deux critères très déterminants : l’âge et l’héritage masculin (plus ou moins fort) transmis par leur propre père.

C’est étonnant… étonnant tout de même de voir autant d’hommes sans enfants. Et moi qui croyait que la France était maintenant la championne d’Europe de la natalité avec près de 2 enfants par couple. Que peut-on en conclure : Qu’à partir du moment où un homme a des enfants il ne consomme plus ? Qu’il devient hermétique à toute forme de publicité ? Qu’il n’est plus intéressant pour les annonceurs ? Qu’il le redevient s’il vieillit ou s’il divorce ?

Je me demande dans quelle mesure les publicitaires, annonceurs et vendeurs d’espaces publicitaires ne sont pas en train de faire fausse route. Quand on y réfléchit bien, ne trouvez-vous pas que les jeunes urbains-sans enfants-à fort revenus sont un peu trop surreprésentés ? Cet archétype ne risque-t-il pas de se lasser de ces sollicitations incessantes ? Loin de moi l’idée de vouloir faire de la maketo-psychologie de comptoir, mais bon… entre nous, du moment où il s’est acheté sa PS3, son iPod et son set de produits de beauté Nickel, il ne doit plus lui rester grand chose à la fin du mois, non ?

Alors bien évidemment je résonne en fonction de ma situation. Peut-être avez-vous plus de facilité à vous reconnaitre dans cette typologie… Toujours est-il que cette étude n’en reste pas moins très instructive sur les motivations et freins de ces consommateurs potentiels.