Microsoft se fera-t-il manger par Google ou IBM ?

Décidément c’est une semaine noire pour Microsoft :

Si vous prenez un peu de recul par rapport à ces trois annonces, vous pourrez vous rendre compte de la difficulté de la situation dans laquelle Microsoft va se retrouver. Alors que le géant du logiciel n’en finit plus de chercher son second souffle (l’après Windows / Office), ses principaux concurrents marquent des points sur deux fronts différents :

  • Google sur les applications en ligne et la collaboration (l’intégration de Google Docs et de Google Talk est ainsi d’une redoutable efficacité) ;
  • IBM sur les clients riches (WorkPlace) et les solutions d’Entreprise 2.0 (Lotus Connection, Lotus QuickR, QUEDWiki…).

Face à une telle intensité concurrentielle, comment va réagir Microsoft ? Comment vont-ils pouvoir accélérer la transformation tant attendu (vers un modèle Software and a Service) ?

Pour en savoir plus, je vous recommande ce billet de Guillaume Plouin : Microsoft Office pris entre 2 feux !.

36 commentaires sur “Microsoft se fera-t-il manger par Google ou IBM ?

  1. Une évolution vers le gratuit s’impose pour Microsoft…
    Tout utilisateur de base (comme moi) s’offusque après l’achat d’un nouveau PC de ne pas avoir (inclus avec windows) le fameux Pack Office ! Même sans être geek, si je peux avoir accès à des logiciels libres (ou simplement gratuits) pour mes tâches de base : traitement de texte, tableur, présentations, qui m’assurent une parfaite compatibilité, alors je ne risque plus de débourser 200€ dans le pack de Microsoft…

  2. Voilà un sujet brûlant. Je pense que Google est effectivement en train d’encercler Microsoft selon une logique « 100% web-based », versus une logique « logiciels payants », ce modèle issue des années 90 s’effrite petit à petit.

    Imaginons que Google sorte un os gratuit, la boucle serait bouclée et en termes fonctionnels (sur le marché BtoC en tout cas), Google aurait une offre totalement alternative à Microsoft.

    Il reste cependant le marché du BtoB, dans lequel les DSI sont par définition conservateurs (pro ou antimicrosoft d’ailleurs). C’est en tout cas une clientèle qui ne change pas facilement ses habitudes, ni ses convictions. On est encore loin de l’armée de « commerciaux Google » investissant les entreprises. L’offre et les capacités technologiques qu’offre Google aux entreprises restent obscures pour les décideurs (comparée à celle de Microsoft).

    A mon humble avis, Microsoft a encore de beaux jours à venir, même si son âge d’or est révolu. Moins innovant que Google, cette société n’en reste pas une extraordinaire machine à cash, qui compense son manque d’innovation par une capacité à racheter tout concurrent potentiel.

  3. L’OS et la bureautique sont des domaines où les utilisateurs sont très conservateurs. Alors, si révolution il y a, elle mettra le temps.
    Mais il est vrai qu’il ne s’était rien passé en bureautique depuis 1995. MS Word 95 avait fini d’enterrer les concurrents (les Lotus, et autres Word Perfect…), et depuis, il y a-t-il eu de vraies innovations ?
    Aujourd’hui, avec ODF, on est en droit d’attendre la venue d’un Firefox du traitement de texte. Car ce format permet enfin de traiter les documents comme les autres données de l’entreprise car on n’est plus obligé de passer par de lourdes et peu fiables macros pour passer des données d’un document bureautique vers le système d’information, et vice versa. Le format XML permet vraiment de traiter le document comme un ensemble de données structurées.
    Microsoft a vu venir le coup avec Office 2007, mais pour l’instant, on ne peut pas dire que sa stratégie ait été couronnée de succès.

  4. Pas de danger de se faire « manger » au travers d’une mega-acquisition en tout cas: qui voudrait avaler un éléphant aussi lent que la firme de Bill Gates qui ne brille pas par sa capacité d’exécution et d’innovation.

    Se faire manger en termes de parts de marchés, c’est inévitable! Et cela a commencer depuis longtemps. Tant mieux.

  5. Oui il est clair que les outils de base sont devenus gratuit pour l’utilisateur moyen.

    En fait, car les alternatives sont archi nombreuses, aussi bien web qu’applications desktop open source, qu’elles sont gratuites et suffisent au grand public.

    Enfin, on parle d’habitude, rappelons que le dernier pack office a largement évolué niveau interface au point que le dernier office se différencie davantage de ses prédécesseur que se différencient des applications telles qu’OpenOffice.

    Dans tous les cas, quand je vois l’offre Google Docs à 50 euros/utilisateur, je trouve qd même que ça fait bcp. Pour les PME ok, mais une administration ou grande entreprise, ça va vite chiffrer alors que les apps desktop open source existe et que l’administration à distance est de plus en plus aisée.

  6. Je ne m’inquiète pas trop pour Microsoft. Sa position dans le soft est attaquée, mais relativement indétrônable: que représentent réellement -en perte de CA pour Microsoft- les concurrents de Windows (sur le grand public) et d’Office (sur le marché des moyennes et grandes entreprises) ?
    Que représente aujourd’hui Google Apps dans les revenus de Google ?

    Aujourd’hui, Microsoft a encore une armée de développeurs et plusieurs fois le CA de Google en cash… Microsoft peut encore racheter beaucoup de monde, et investir beaucoup d’argent pour maintenir ses positions. Ce n’est pas parce que le web fait beaucoup de bulles en ce moment que les fondamentaux doivent être oubliés ! ;-)

    Thomas Faivre-Duboz

  7. Que représente leur amende réellement? 500 millions d’euros. Pas une bien grosse épine dès lorsqu’on l’anticipe.
    Depuis 3 ans, autant dire qu’ils ont eu le temps de trésoriser leur amende. Et puis, ils n’ont pas encore dit leur dernier mot à ce sujet. A parier que leurs bureaux d’avocats préparent un recourt en appel. Bref, on repart pour 3 années de plus :-)

    Non, je pense qu’ils sont encore bien serein chez Microsoft par rapport à toutes ces suites online qui fleurissent. Lorsqu’elles représenteront 5% de pdm dans leur ensemble, ils sortiront leurs cartes.

  8. Entre les effets d’annonce et les réalités …
    Je me demande vraiment si IBM va récupérer des parts de marché dans les suites logiciels. J’en doute.

  9. Pour rester dans le domaine des suites bureautiques :

    Concrètement, ça fait plusieurs années que j’essaye d’utiliser open office à quasi-plein temps, et c’est un bel outil. Mais il m’est impossible de me passer de Microsoft Office pour certaines tâches (notamment sous Excel). Sans compter que la compatibilité est très limitée avec MSOffice, dès que les documents deviennent complexes… Et mes clients, eux, ils utilisent Word, Excel et Powerpoint (et l’export PDF d’Open Office est buggé, ce qui oblige à des manips qui ralentissent encore le travail… Bref, on est encore loin d’une situation de concurrence à armes égales.

    Quant à Google docs, il reste tout de même pas mal de chemin à faire : un tableur où on ne peut pas trier les colonnes par ordre numérique, ça reste très limité.

    Bref : oui, il y a des alternatives; non, elles ne sont pas encore au niveau d’Office, en termes de fonctionnalités/d’universalité pour échanger.

  10. IBM n’a pas vu venir Bill et Microsoft a trouvé sa place et l’habitude de se battre en concurence face à un grand nombre d’acteurs Informatique.
    Google pourrait ecrire une nouvelle page d’histoire si Microsoft ne voit pas venir un nouveau concurrent. Un acteur de la pub en ligne capable de proposer gratuitement des systemes d’informations collaboratifs pour TPE/PME (voir plus de cibles sous Google Apps).
    La pub finance un grand nombre de produits et services. Et si Google était le 1er acteur a « offrir » un modele économique remettant en cause l’industrie Informatique, comment réagirait Blue et Bill !!?
    Proposé des application en temps partagé sous navigateur Internet n’est pas sans rappeler la recette qui a fait la fortune de Big Blue.
    … à suivre

  11. En passant, certains ont tenté Lotus Symhpny? C’est sans nom… Archi lent… Bref c’est pas avec ça qu’ils vont détronner Office ou OpenOffice!:

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