Le rich commerce à l’assaut de l’iPad

Les applications de commerce en ligne sur l’iPad ne sont pas neuves (Votre showroom au bout des doigts avec les touchbooks), mais je commence à voir des choses tout à fait intéressantes sur le touchbook d’Apple. Jusqu’à présent, la plateforme de référence est iAd, qui permet de faire de très belles publicités interactives, notamment sur des magazines en linge comme Wired ou Project, mais le ticket d’entrée est très élevé (il me semble que c’est aux alentours de 50.000$, à confirmer).

Pour contourner ce problème de prix et proposer des fonctionnalités plus avancées, le mieux est encore de proposer votre propre application. C’est le cas par exemple de Subaru qui propose des applications pour iPad : Subaru taps iPad interface to promote 2011 vehicles. La marque japonaise propose ainsi des applications pour trois de ses modèles (Outback, Forester et WRX/STI) qui reprennent les contenus de son site web.

On retrouve ainsi dans ces applications des visites guidées avec vidéos :

Visite guidée interactive de votre Subaru sur iPad

De même qu’un démonstrateur intérieur pour les différents niveaux de finition :

Choix du niveau de finition intérieur de votre Subaru sur iPad

Ainsi qu’un teintier extérieur avec vue à 360° :

Choisissez la couleur de votre Subaru sur votre iPad

Rien de très révolutionnaire, car nous sommes dans les « standards » de ce que proposent les constructeurs habituellement. Par contre, la possibilité de visionner les vidéos et manipuler le véhicule sur un écran tactile semble bien plaire aux utilisateurs : Rich media ads on iPad outperforming iOS, Android devices. Une étude de Medialets annonce ainsi un taux d’engagement de 12,5% pour les bannières enrichies (avec un pic à 26% pour le secteur automobile).

C’est donc une très bonne nouvelle pour les annonceurs qui peuvent trouver dans l’iPad (et les touchbooks en général) des supports très efficaces pour valoriser leurs produits. L’absence de Flash sur l’iPad complique par contre la portabilité des contenus car il faut tout recréer avec l’éditeur iAd Producer ou avec le langage natif d’iOS (Objective C).

Mais ce n’est pas non plus une fatalité, car certains plugins sont autorisés sur la tablette d’Apple dont les très intéressant Cooliris qui permet d’améliorer le rendu des murs d’images et de la 3D. Cet éditeur propose ainsi son programme Immersive Ads en partenariat avec la régie InMobi qui permet de faire des bannières 3D très impressionnantes :

De même, ils proposent également la solution Decks pour repackager un catalogue dans une version adaptée aux spécificités de l’iPad (déjà utilisé par Groupon et Zappos) :

Une nouvelle expérience de commerce électronique tactile avec Decks sur iPad

Certes, le marché est encore très réduit (un peu plus de 500.000 iPads vendus en France), mais il concerne des clients à fort pouvoir d’achat (tout comme l’iPhone à ses débuts). De plus, l’important n’est pas forcément d’être présent sur l’iPad, mais plutôt d’acquérir de l’expérience sur la meilleure façon de valoriser vos produits au travers d’une interface tactile. Une fois cette expérience acquise, vous pourrez partir à la conquête des autres touchbooks et notamment des tablets low-cost propulsées par Android qui arriveront d’ici la fin de l’année (et qui permettront d’afficher des contenus Flash).

Du web social à l’internet social

Voilà plus de 10 ans que l’on nous parle de l’internet mobile. Même si le web en mobilité a fait long-feu en Europe et aux Etats-Unis comparativement aux marchés asiatiques (principalement Corée du sud et Japon), les mobinautes se sont bien rattrapés depuis avec l’avènement de l’iPhone (De la place des smartphones dans notre quotidien). Je pense ne pas me tromper en disant que l’adoption de smartphones a été dopée par les usages ludiques (musique, jeux) et sociaux (accès permanent à vos contacts). Même si aujourd’hui il vous semble tout à fait naturel de publier des commentaires, messages et photos depuis votre smartphone, il n’en a pas toujours été ainsi, car les plateformes sociales de première génération (Friendster, MySpace, Skyblog) ne proposaient pas d’accès mobile.

Nous sommes maintenant en 2011 et les choses ont beaucoup changé : Les réseaux sociaux (Facebook), plateformes de blog (WordPress, Tumblr) et autres sites de partage (YouTube) proposent tous un accès en mobilité. Car l’important n’est plus d’agréger la plus grosse audience sur son site, mais sur sa plateforme.  Les plateformes sociales de dernière génération se consomment ainsi indifféremment au travers d’un navigateur, d’une application, de services tiers… Des services comme Twitter et Google+ ont d’ailleurs été conçus dans ce contexte multi-accès avec une version web et une version mobile dès le premier jour.

Nous assistons maintenant à une course à l’armement entre les plateformes sociales pour proposer le plus grand nombre d’accès. Twitter a été à une époque le service avec des accès les plus diversifiés, mais c’est maintenant Facebook qui propose le plus large choix. Non seulement Facebook est disponible pour de nombreux smartphones, mais nous pouvons constater que la course à l’universalité des accès va bien au-delà des terminaux mobiles.

Pour illustrer ceci, je vous propose de faire la liste des accès à Facebook :

  • Sur les ordinateurs avec la version web (www.facebook.com) et les nombreuses applications de social desktop (Seesmic, Tweetdeck…)

    Accédez à Facebook avec des applications comme Seesmic
  • Sur les smartphones avec les applications natives (notamment pour iPhone) et la version mobile (m.facebook.com)

    Accédez à Facebook avec votre smartphone
  • Sur des smartphones qui intègrent directement Facebook dans leur OS (en l’occurrence le HTC Cha-cha)

    Un smartphone dédié à Facebook
  • Sur des téléphones mobiles normaux (des « Feature phones« ) avec des applications java (disponible sur Facebook.com/mobile cf. Facebook for Every Phone)

    Accédez à Facebook depuis votre téléphone et une application Java
  • Sur des téléphones d’entrée de gamme ou sur les marchés en voie de développement comme l’Afrique (Fast and Free Facebook Mobile Access with 0.facebook.com)

    La version minimaliste de Facebook pour les téléphones d'entrée de gamme
  • Sur votre touchbook avec des applications de social magazine comme Flipboard ou Zite

    Facebook sur votre iPad avec Flipboard

  • Sur votre télé avec des applications dédiées comme les Samsung Apps for SmartTV

    Facebook sur votre télé avec les Samsung Apps

  • Sur d’autres types de terminaux comme les smartframes (et notamment le Pulse de Kodak)

    Facebook sur votre cadre photo connecté avec Pulse

Comme vous pouvez le constater, les modes d’accès à Facebook sot très diversifiés en terme d’interfaces ou de terminaux supportés. Et la liste ne s’arrête potentiellement pas là, car les APIs proposées par Facebook permettent à n’importe qu’elle application de se connecter à la plateforme. Avec ces APIs, les constructeurs trouvent un argument massue pour ajouter une dimension sociale (et donc de la valeur) à leurs terminaux.

Je ne connais pas les chiffres, mais je serais curieux de connaitre la proportion d’accès à Facebook au travers d’applications plutôt qu’au travers de navigateurs. Tout ceci me fait donc dire que nous allons petit à petit quitter l’ère du web social (des réseaux sociaux accessibles depuis votre navigateur) pour rentrer dans celle de l’internet social (des plateformes sociales accessibles depuis une infinité d’applications et de terminaux).

Le plus important pour vous n’est donc pas de savoir si le mieux est de lancer une application iPhone ou un site en HTML5, mais plutôt de sortir un jeu d’APIs suffisamment souples pour donner ouvrir l’accès au plus grand nombre d’applications et terminaux tout en se conformant à votre modèle économique (notamment pour les boutiques en ligne).

Dans tous les cas de figure, je suis persuadé que l’internet mobile est une notion obsolète, les terminaux mobiles ne sont qu’une étape dans la diversification de l’accès aux contenus et services en ligne, car de nombreux terminaux alternatifs vont venir diversifier les modes d’accès.

Quels usages internes pour Google+ ?

Voilà maintenant plus d’une semaine que Google+ est sorti, et la ferveur ne semble pas retomber, car l’accueil des spécialistes est plutôt bon et car le rythme d’adoption est très élevé (déjà 10 millions de membres et probablement 20 millions d’ici la fin de la semaine). Tout comme Wave à son époque, Google+ est un produit complexe à expliquer car il est à la croisée de plusieurs usages : Publication, partage, discussions… (cf. Google lance sa plateforme sociale unifiée Google+).

Pour le moment Google+ est positionné (par défaut) comme une plateforme sociale grand public, mais tout laisse à penser qu’elle pourrait convenir pour des usages BtoB et même en interne. Google+, la revanche de Google suite à l’échec de Wave ? Pourquoi pas. En aparté, je précise que Wave est selon moi la meilleure innovation technologique de ces 10 dernières années et que l’accueil très froid du public est plus la résultante d’une communication minimaliste (d’où un fort taux de rejet) plutôt que d’un produit mal conçu (ce concept a d’ailleurs fait des émules : A la recherche de nouveaux formats de collaboration). Visiblement les équipes de Google ont retenu la leçon, car ce Google+ est bien mieux marketé et surtout bien mieux expliqué.

Mais revenons à nos moutons : Si les prochaines étapes de l’évolution de Google+ sont déjà annoncées (ouverture de profils de marque et ajout de nouvelles fonctionnalités), cette plateforme sociale intègre déjà toutes les composantes requises pour en faire un RSE :

  • Des profils riches avec une bio détaillée et les dernières publications (le système d’onglets est de plus parfaitement extensible) ;
  • Un mécanisme de publication robuste qui permet de partager différents types de contenu (texte formaté, liens, photos, vidéos…) ;
  • Un flux d’activité qui peut être filtré selon des groupes (circles) ou des thèmes (sparks) ;
  • Un système de vidéo-conférence à plusieurs.

L’assemblage de toutes ces fonctionnalités est-il suffisant pour en faire un produit viable ? Non, mais il néanmoins possible d’extrapoler à partir de rumeurs et de suppositions. Nous pouvons dès à présent envisager une version interne de G+ qui proposerait :

Ce dernier point fait d’ailleurs l’unanimité chez les observateurs et analystes qui ont bien remarqué que les utilisateurs de Google Apps et Gmail bénéficiaient d’un accès prioritaire à la beta privée. Le produit tel qu’il existe apporte déjà de nombreuses améliorations par rapport aux autres plateformes sociales, notamment Facebook et Twitter, et propose déjà une forte valeur ajoutée dans le cadre de l’éducation (Is Google+ the Social Tool Schools Have Been Waiting For?).

Il manque cependant des briques fonctionnelles indispensables à mon sens pour en faire une plateforme de collaboration interne digne de ce nom. Mais là encore, ces fonctionnalités sont disponibles dans la galaxie des services Google et pourraient potentiellement être intégrée :

  • Gestion de projet, qui pourrait être prise en charge par Google Sites (anciennement JotSpot) ;
  • Capitalisation des connaissances, un système de wiki comme Knol devrait combler ce besoin ;
  • Mashup d’entreprise, des startups rachetées récemment comme NeedleBase ou Freebase pourraient également être repackagées en ce sens.

Bref, si l’on creuse un peu dans la panoplie de services disponibles, on se rend rapidement compte que Google+ est la couche sociale qui va permettre de les unifier pour former une offre exhaustive et cohérente. Nous pourrions même voir plus loin et inclure dans ce tableau d’ensemble le chantier mobile (avec Android) et cloud computing (avec les Chromebook et Chromebox) pour dresser le portrait du S.I. du XXIème siècle.

Mais halte à la surenchère de suppositions. Pour le moment nous savons de sources sûres que Google+ va très prochainement être intégré à Gmail (à moins que ce ne soit l’inverse) et à Google Apps, donc à la Apps Marketplace. À partir de là, une infinité d’extensions « sociales » pourront progressivement se greffer à la plateforme, le tout dans une dynamique collaborative. Inutile de vous dire que je suis plus qu’enthousiaste à cette idée. Mais nous aurons l’occasion d’en reparler très prochainement…

Facebook modifie les CGU des credits suite à une plainte antitrust

Vous ai-je déjà dit que les social games sont un sujet très chaud ? En ce moment le marché est ultra-tendu car l’acteur leader de ce créneau est en train de finaliser une introduction en bourse : Zynga Files for a $1 Billion IPO. Le segment des social games est donc très rentable, principalement au travers de la vente d’objets virtuels (« virtual items« ) et les analystes estiment que ce marché pourrait dépasser les 2 milliards de $ en 2011. Autant vous dire que la compétition est très rude et que chacun essaye de tirer la couverture à lui.

Dans ce contexte, Facebook occupe une position dominante car il concentre bien plus d’audience que les autres plateformes sociales proposant des jeux sociaux (Myspace, Netlog, Hi5…). Jusqu’à présent, les éditeurs étaient libres de monétiser comme ils le souhaitent leurs jeux, en utilisant notamment leur propre monnaie virtuelle. Mais les choses en début d’année lorsque Facebook a annoncé l’entrée en vigueur prochaine de nouvelles conditions d’utilisations des jeux sociaux et des Facebook Credits (annonce passée inaperçue).

Depuis le 1er juillet, la monétisation des jeux sociaux sur Facebook est encadrée selon les règles suivantes :

  • Obligation d’utiliser les Facebook Credits comme monnaie virtuelle et de reverser 30% de commission ;
  • Interdiction de vendre des Facebook Credits en dehors de Facebook ;
  • Interdiction de vendre des objets virtuels moins cher en dehors de Facebook (sur le site web de l’éditeur ou sur une autre plateforme).

Comme vous pouvez le constater, ces CGU sont donc très clairement à l’avantage de Facebook qui interdit aux éditeurs d’utiliser leur monnaie et fige les prix de vente.

Facebook_Credits

Vu la position ultra-dominante de Facebook sur le segment des social games, les éditeurs n’ont pas eu d’autre choix que de se plier à ses nouvelles règles. Le seul éditeur à avoir grincé des dents est le fameux Zynga : Zynga pourrait lancer sa propre plateforme virtuelle et divorcer de Facebook. Mais les choses se sont curieusement arrangées et tout est rentré dans l’ordre le mois suivant : Un pas en arrière et deux pas sur le côté pour Zynga. Totu le monde s’accorde à dire qu’il y a donc eu une négociation secrète entre Facebook et Zynga qui ne bénéficie visiblement pas des mêmes conditions que les petits éditeurs.

Lorsque vous êtes dans un jeu social de Zynga, vous avez effectivement la possibilité d’acheter une monnaie virtuelle spécifique au jeu (ici les City Cash et les City Coins) :

zynga_coins

Mais une fois que vous passez à l’écran de paiement, les City Cash affichés en $ sont convertis en Facebook Credits :

CityVille_cash

Cette astuce ne rentre pas réellement en contradiction avec les CGU de Facebook, mais on sent bien qu’ils bénéficient d’un traitement de faveur (d’autant avec leur programme de fidélité RewardVille qui contourne les Facebook Credits).

Il n’en fallait pas plus pour le Consumer Watchdog (un groupe de pression US) pour déposer une plainte antitrust auprès de la Federal Trade Commission (l’équivalent de la DGCCRF en France) : Consumer Watchdog Says Facebook Credits Used In Online Games Violate Antitrust Law, Asks Federal Trade Commission To Intervene. Cette plainte explique dans le détail que Facebook abuse de sa position dominante pour imposer ses conditions aux éditeurs, tout en favorisant Zynga, son plus gros client : Facebook Credits violate antitrust law.

Suite au dépôt de cette plainte, Facebook a apporté des modifications mineures à ses CGU pour calmer le jeu : Facebook Tweaks Terms For Using Its Virtual Money After Antitrust Complaint. Les modifications portent sur l’encadrement de la vente d’objets virtuels : Les éditeurs n’ont pas le droit de vendre un objet virtuel plus cher sur Facebook pour un utilisateur loggé que sur une autre plateforme. Traduction : les éditeurs peuvent vendre leurs objets virtuels moins cher ailleurs que sur Facebook, sauf si l’utilisateur qui les achète a une session active.

Dans la mesure où les sessions Facebook restent active très longtemps pour pouvoir notamment faire de l’instant personalization au travers des social plugins. Donc autant dire que cette modification ne change pas grand chose, Facebook continue d’imposer ses conditions et de réguler les prix. Le consumer Watchdog met d’ailleurs en garde le marché contre une éventuellement prochaine modification des CGU pour accroitre encore la pression sur les petits éditeurs (la spécialité de Facebook).

Encore une fois Facebook s’illustre sur le sujet des jeux sociaux (Scamville, ou pourquoi les social games ne sont pas la poule aux oeufs d’or), et encore une fois le marché reste étonnamment silencieux (je crois être le seul blogueur français à en parler).

En tout cas cette plainte antitrust illustre la position très fragile que Facebook occupe actuellement : Une exposition médiatique très forte qui génère de la jalousie. Le problème est que Facebook n’a pas beaucoup d’alliés (éventuellement Microsoft, mais ils sont largement en retrait). J’ai déjà eu l’occasion de m’exprimer sur le déficit de partenariats industriels de Facebook qui n’a commencé à faire du lobbying qu’en fin d’année dernière. Le jour où l’UE s’intéressera à la position dominante de Facebook, les choses risquent de très mal se passer. Voilà pourquoi il est impératif de ne pas miser uniquement sur Facebook (à l’inverse de  marques comme Kiabi). Une présence diversifiée vous garantit des solutions de repli si la situation se détériore.

De l’art de concevoir de beaux boutons

Les boutons ont toujours été source de débats sans fin dans le petit monde du web design. Ces débats sont amplement justifiés dans la mesure où les boutons sont (schématiquement) l’élément d’interface qui favorise ou pénalise une vente en ligne. Un simple ajustement sur un bouton peut ainsi avoir d’énormes répercussions sur votre C.A. (The $300 Million Button).

J’ai dernièrement lu deux articles très intéressants publiés sur UX Movement à propos des boutons et de la manière d’optimiser leur emplacement :

Ces deux articles sont suffisamment bien argumentés pour mettre fin au débat. Mais rassurez-vous, les débats continuent en ce qui concerne les boutons utilisés dans le commerce en ligne. Dans ce domaine-là, tout est question d’expérimentation et d’audace, notamment en jouant sur la taille, la forme et la mise en scène du taux de promotion :

Mais en règle générale, il est tout de même possible d’isoler des bonnes pratiques :

  • Localisez le bouton de passage à l’action dans une zone chaude (généralement en bas à droite) ;
  • Utilisez des couleurs attrayantes (jaune, orange ou vert) ;
  • Employez les bons termes pour convaincre et rassurer (pas de « Valider« ) ;
  • Jouez sur les contrastes et l’espace blanc pour faire ressortir le bouton du reste de la page ;
  • N’hésitez pas à utiliser un gros bouton et une grosse police de caractère (n’ayez pas peur de vendre) ;
  • Aider l’utilisateur à anticiper les étapes suivantes pour le mettre en confiance.

Ces 6 conseils peuvent vous sembler relever du bon sens, mais ils sont très moins d’être appliqués partout. Pour avoir les arguments et les exemples qui vont avec, je vous recommande les articles suivants : Killer Buttons That Increased Conversion RatesCall to Action Buttons: Examples and Best PracticesHow to Design Buttons to Help Improve UsabilityWeb Design Trends: Call To Action Buttons et Good Call to Action Buttons.

Personnellement, je milite pour des boutons de bonne taille avec une forme classique, mais qui ne soient pas trop raffinés dans leur typo ou traitement graphique (simple et efficace). Mais encore une fois, tout est question de contexte (en fonction de l’univers graphique de la marque) et d’expérimentation (à vous de faire des tests A/B ou multivariables pour trouver la bonne combinaison).

Pour illustrer l’éventail des possibles et vous inspirer dans votre recherche, je vous recommande enfin cette très complète collection de boutons (qui date de 2007, mais reste d’actualité) : 107 Add to Cart Buttons of the Top Online Retailers.

Une collection de boutons d'ajout au panier

Au final, existe-t-il une règle ultime en matière de conception de bouton ? Non pas réellement de règle ultime, plutôt un ensemble de bonnes pratiques de conception en fonction du contexte : fenêtre nodale, formulaire, commerce en ligne, application en ligne…