Compte-rendu Chine #4 : intelligence artificielle

Je clôture ma série de comptes-rendus sur mon déplacement en Chine (cf. ceux sur les usages mobiles, le commerce en ligne et la distribution) avec un focus sur l’intelligence artificielle, qui était accessoirement le sujet des conférences que j’ai donné là-bas. L’IA est assurément LE sujet du moment dans la sphère numérique, mais pas que, car c’est devenu un véritable enjeu économique, culturel, voir diplomatique, et la Chine ambitionne de prendre la plus haute marche du podium.

15 ans pour dominer le monde (de l’IA)

Pour bien comprendre les ambitions de la Chine en matière d’Intelligence d’Artificielle, il faut prendre de la hauteur et remonter à 2015 avec le lancement d’un plan décennal baptisé « Made in China 2025« . L’objectif de ce plan est de réduire la dépendance aux fournisseurs étrangers, notamment dans 10 secteurs prioritaires : la robotique, le transport maritime, les véhicules à faible consommation d’énergie, l’aviation et l’aérospatial, les biopharma, les nouveaux matériaux, l’énergie, l’agriculture, et bien sûr, les technologies de l’information.

Un objectif légitime, mais qui inquiète autant qu’il énerve les instances du commerce mondial. Au point que le gouvernement se sente obligé de rassurer les pays étrangers : China’s Made in 2025 Plan Is a Paper Tiger et Is Beijing’s plan for hi-tech dominance as big a threat as the West thinks it is?.

Dans ce plan décennal, il y a donc un volet sur les NTIC, volet qui se traduit entre autres par un plan national dédié au développement de l’intelligence artificielle : China plans to be a world leader in Artificial Intelligence by 2030. Ce plan, lancé en juillet 2017, a pour ambition de faire de la Chine le leader du domaine d’ici à 2030. Il prévoit un certain nombre d’investissements, mais se focalise surtout sur l’entrepreneuriat et le secteur privé, avec 5 champions nationaux : Baidu, Alibaba, Tencent, iFlyTek (spécialiste de la reconnaissance audio / vocale) et SenseTime (spécialiste de la reconnaissance visuelle / faciale). Sinon, le plan repose essentiellement sur la volonté du gouvernement de fédérer les initiatives et de s’assurer que personne ne se marche sur les pieds.

Tout ceci se traduit par un secteur en pleine croissance avec de nombreuses startups, toutes très bien financées : An Overview of China’s Top-Funded AI Startups. Entre 2015 et 2017, ce sont près de 450 jeunes pousses chinoises qui ont reçu plus de 30 milliards de Yuan (près de 5 MM$). C’est bien simple, la croissance du secteur est tellement forte que l’on craint la surchauffe : China’s AI Industry Has Given Birth To 14 Unicorns: Is It A Bubble Waiting To Burst?.

Ne vous y trompez pas, cette spectaculaire croissance ne résulte pas que de conditions de marché favorables, car l’intelligence artificielle est devenu le terrain d’une rivalité épique avec les États-Unis qui va bien au-delà des considérations techniques : Why China Can Do AI More Quickly and Effectively Than the US. Pour vous la faire courte, l’IA est devenue l’équivalent de ce qu’était l’agriculture au sortir de la Seconde Guerre mondiale ou le nucléaire en pleine crise pétrolière : un enjeu économique, politique, diplomatique…

Tout le monde y va donc de son plan national : la Chine, les États-Unis, mais aussi l’Angleterre, l’Allemagne, la France (nous y reviendrons)… Ceci étant dit, ces plans sont difficilement comparables entre eux. La Chine dispose ainsi de plusieurs avantages non négligeables :

  • la vitesse de développement des startups (alimentées par un marché intérieur gigantesque et le pragmatisme des entrepreneurs chinois) ;
  • la capacité d’exécution des startups chinoises qui savent passer à l’échelle rapidement (encore une fois grâce à la taille de sa population) ;
  • l’accès à une très grosse puissance scientifique et industrielle ;
  • les données de centaines de millions d’utilisateurs de smartphones ;
  • le support du gouvernement central et des pouvoirs publics locaux.

Toutes ces conditions, en plus de l’accès à une main-d’oeuvre qualifiée abondante pour l’étape laborieuse d’entrainement des IA (How Cheap Labor Drives China’s A.I. Ambitions) font effectivement de la Chine le futur probable champion de l’intelligence artificielle. Et n’allez pas croire que les atouts de la Chine se concentrent uniquement dans la partie logicielle, car des investissements colossaux (plusieurs dizaines de milliards de dollars) ont également été réalisés dans la partie matérielle : China has never had a real chip industry, making AI chips could change that.

Alors c’est fait ? La chine a-t-elle déjà gagné la course à la suprématie de l’IA ? Pas tout à fait, car contrairement à ce que nous répètent certains conférenciers de renom, aucun pays ne peut prétendre dominer ce domaine, car chaque marché est différent. Comprenez par là que les IA développées en Chine s’appliquent au marché chinois et exploitent des modèles de traitement reposant sur les données d’utilisateurs chinois. Ces derniers ont des comportements très différents des utilisateurs européens ou américains, les modèles ne sont donc pas exportables en l’état. D’autant plus que pour exporter, il faut que d’autres pays soient volontaires pour importer, ce qui n’est pas trop dans la tendance du moment… Enfin pas tous les pays : China is exporting facial recognition software to Africa, expanding its vast database.

La réalité du marché est que la plus grande partie des algorithmes sont disponibles librement dans le milieu universitaire, et que l’essentiel de l’effort est concentré sur l’affinage d’un modèle de traitement (pour faire de l’analyse de données, de la reconnaissance visuelle / auditive, de la conduite autonome…), mais que ce modèle est difficilement exportable d’un pays à l’autre. Moralité : plutôt que de se lancer dans un concours de taille de bistouquette (Who Will Win the Race for AI?), notamment sur le nombre de licornes ou le montant des investissements, il est nettement plus intéressant de se concentrer sur ce que l’on peut faire au sein de son propre marché. Et ça tombe bien, car il se passe beaucoup de choses chez nous.

La France n’est pas en reste, bien au contraire !

Croyez-le ou non, mais la France est un des pays les mieux placés en Europe en ce qui concerne l’intelligence artificielle. D’autant plus depuis le lancement officiel en novembre dernier de la Stratégie Nationale de recherche en intelligence artificielle. Cette stratégie, reposant sur la précédente initiative FranceIA, prévoit un certain nombre de choses dont :

  • le déploiement du réseau des instituts 3IA (Instituts Interdisciplinaires d’Intelligence Artificielle), coordonné par l’INRIA ;
  • le lancement d’un programme d’attractivité et de soutien aux talents avec la création de 40 chaires dédiées à l’IA ainsi que le doublement du nombre de docteurs formés en IA ;
  • 100 M€ consacrés au renforcement de la dotation de l’ANR (Agence Nationale de Recherche) ainsi que l’investissement de plus de 170 M€ d’ici 2022 pour les moyens de calcul (La France se dote d’un supercalculateur dédié en partie à l’intelligence artificielle) ;
  • 65 M€ investis par l’État d’ici 2022 dans un certain nombre de projets, dont certains dans les services publics…

De plus, nous bénéficions en France d’un certain nombre de structures de recherche d’envergure (CNRS, CEA, INRIA) et d’un tissu très dense d’industriels et de startups fortement impliqués dans l’IA. Pourquoi est-il important de rappeler tout ceci ? Pour que vous n’ayez pas une vision déformée de la réalité, car oui, je n’ai pas honte de le dire : la France est un des pays leader pour l’intelligence artificielle, nous n’avons besoin ni de la Chine ni des USA pour faire des percées significatives en matière de recherche ou pour développer leur utilisation dans le secteur privé. C’est en tout cas le message que je me suis efforcé de faire passer lors de mes interventions dans les universités de Pékin et Wuhan :

Ici, le support de mon intervention, pour lequel je me suis beaucoup reposé sur le travail de titan effectué par Olivier Ezratty dans la nouvelle version de son rapport sur les usages de l’intelligence artificielle. Un grand merci à lui.

Je referme cette parenthèse chauviniste et je vous propose de revenir au sujet de ce compte-rendu.

Comment l’IA transforme notre quotidien, et celui des Chinois

J’ai déjà eu l’occasion de vous expliquer que l’intelligence artificielle n’est pas un concept neuf et que vous en bénéficiez dans votre quotidien depuis de nombreuses années, voir décennies (ex : yield management…). Plus récemment, nous avons pu voir la façon dont l’IA est exploitée de façon plus intensive dans les outils que nous utilisons au quotidien, et surtout de façon beaucoup plus médiatisée. Un certain nombre d’applications mobiles mobiles chinoises revendiquent ainsi ouvertement l’utilisation de machine learning pour améliorer leur service :

  • la sélection d’articles correspondant au profil et aux attentes des utilisateurs de Toutiao (actualités) ;
  • l’optimisation des trajets et de l’estimation du temps de trajet pour Didi Chuxing (VTC) ;
  • la finesse de la recommandation de produits sur Pinduoduo (e-commerce) ;
  • la recommandation de contenus ou comptes sur Douyin (la version chinoise de Tik Tok) qui remplace purement et simplement la recherche par catégorie (When AI is the Product: The Rise of AI-Based Consumer Apps) ;
  • l’optimisation des tournées de livraison pour Meituan (livraison de repas) ;
  • la personnalisation des programmes de révision pour Zuoyebang…

Nous pouvons aussi citer d’autres applications dans différents secteurs comme la santé (Chinese AI Startup Brings Diabetes Prediction to Shanghai Hospital) ou l’hygiène alimentaire (Artificial intelligence system used to catch unhygienic chefs in action in China).

Tout ça pour dire que les Chinois mobilisent énormément d’énergie pour accélérer l’adoption de l’intelligence artificielle dans tous les secteurs d’activité. Et en prime, ils se lancent maintenant dans des opérations de communication pour sensibiliser le grand public aux capacités des industriels chinois : Huawei’s A.I. has finished Schubert’s Unfinished Symphony.

Pour avoir une vision d’ensemble de l’intelligence artificielle et de son rôle dans la révolution numérique que nous sommes en train de vivre, je partage avec vous le support de la conférence que j’ai donné à l’Institut français de Pékin :

Tout ceci est très intéressant, et nous ferait presque oublier que le principal utilisateur de l’intelligence artificielle en Chine n’est autre que le gouvernement avec un vaste programme de surveillance (China’s Surveillance State: AI Startups, Tech Giants Are At The Center Of The Government’s Plans).

Comment l’IA sert les intérêts du gouvernement chinois

Lancé en 2017, le programme baptisé « Xio Liange » (« oeil de lynx » en français) couvre 55 grandes villes et fédère plus de 20.000 caméras de surveillance (China’s Surveillance State: AI Startups, Tech Giants Are At The Center Of The Government’s Plans).

C’est à ma connaissance, la plus vaste initiative de coordination de moyens de surveillance. Un dispositif d’une ampleur sans précédent, qui explique en grande partie la valorisation hallucinante des startups chinoises spécialisées en reconnaissance visuelle. Vous pouvez en rire (Chinese facial recognition system mistakes a face on a bus for a jaywalker) ou en pleurer, mais vous ne pourrez pas y échapper, car je vous confirme qu’il y a beaucoup de caméras de surveillance dans l’espace public en Chine :

Officiellement utilisée pour sécuriser les rues en identifiant les piétons et les voitures, la reconnaissance faciale est aussi utilisée pour faire respecter l’interdiction d’accès aux jeux en ligne aux plus jeunes : Tencent employs facial recognition to detect minors in top-grossing mobile game Honour of Kings.

Et puisque l’on parle de surveillance à grande échelle, difficile de faire l’impasse le système de « social credit score » lancé en 2014 qui a fait l’objet de beaucoup d’articles : Big data meets Big Brother as China moves to rate its citizens, Inside China’s vast new experiment in social ranking, Who needs democracy when you have data?, Walking Through the Official Document on China’ Social Credit System. Un système de scoring contraignant pour ceux qui critiquent le gouvernement (China has started ranking citizens with a creepy ‘social credit’ system, here’s what you can do wrong, and the embarrassing, demeaning ways they can punish you), mais qui visiblement a su trouver des centaines de millions de citoyens « volontaires ».

Un système qui inquiète les observateurs internationaux (Why We Should Fear China’s Emerging High-Tech Surveillance State), mais qui n’ont pas la responsabilité de sécuriser un territoire gigantesque avec 1,4 MM d’habitants. Impossible de savoir combien l’État a investi (ou soutenu) le développement des startups spécialisées dans le domaine, en tout cas, c’est un business gigantesque : The world’s most valuable AI startup is a Chinese company specializing in real-time surveillance.

Un programme qui ne déplait pas à tout le monde, il faut bien l’avouer, car d’autres pays l’ont adopté à l’échelle nationale (How ZTE helps Venezuela create China-style social control) ou locale comme à Los Angeles (Is big tech merging with Big Brother? Kinda looks like it et On en sait plus sur les algorithmes de Palantir).

Vous pourriez être choqué(e) par le fait que ce « score social » soit alimenté avec les données de sociétés privées, mais je vous rappelle que certains grands pays occidentaux ne sont pas réellement irréprochables en matière de confidentialité, à commencer par les États-Unis où le législateur est plutôt laxiste : What Does Your Credit Card Company Know About You? et Hundreds of Bounty Hunters Had Access to AT&T, T-Mobile, and Sprint Customer Location Data for Years.

** Interlude sécuritaire **

** Fin de l’interlude sécuritaire **

Que ces deux initiatives n’obscurcissent pas la vision que vous pouvez vous faire sur le potentiel de l’intelligence artificielle.

L’intelligence artificielle est avant tout un levier de productivité

J’insiste lourdement sur le fait que la fonction première de l’IA n’est pas de surveiller ou opprimer les peuples, mais de traiter de grandes quantités de données pour pouvoir gagner en efficacité : L’intelligence artificielle est un outil de productivité comme les autres. Ce principe s’applique à d’innombrables domaines d’activité, la surveillance n’étant qu’une entres-elles : Artificial intelligence is the futur of growth. Je serai extrêmement attristé si cette utilisation était l’unique chose que vous reteniez de ce compte-rendu, car l’IA n’est pas le problème, mais simplement l’outil (ou du moins une partie de l’outil).

J’ai publié un certain nombre d’articles l’année dernière pour tenter de vulgariser l’IA et ses nombreuses applications (De l’apport de l’intelligence artificielle pour la quatrième révolution industrielle) et je suis en train d’en préparer un autre, qui sera publié la semaine prochaine, pour vous donner la vision la plus large, mais synthétique possible. Spoiler : vous n’avez pas fini d’en entendre parler, autant donc vous familiariser avec le sujet.

Ceci étant dit, les optimisations les plus simples ont déjà été faites. Les prochains gains de performance demanderont beaucoup plus de données et d’efforts que ce que nous avons connu. Il va donc falloir mobiliser plus de ressources humaines pour y parvenir, ce qui est un paradoxe très intéressant ! Le plus important à retenir est que ces ressources nécessaires ne sont pas forcément des profils techniques (ex : data scientist), mais en premier lieu des profils « métiers » pour pouvoir mieux modéliser les flux de données et interactions, comprendre les spécificités / subtilités et identifier les dernières poches d’améliorations possibles.

De plus, le recours massif à l’intelligence artificielle, et plus généralement à l’automatisation, va faire émerger des problématiques autres que scientifiques (reproduction des biais cognitifs) ou techniques (consommation énergétique), notamment sur des questions éthiques, juridiques, culturelles… C’est en substance le message que j’ai essayé de faire passer lors d’une allocution publique à Wuhan :

Cet article conclut donc ma série de comptes-rendus sur mon déplacement en Chine. Un voyage extrêmement riche pour comprendre les raisons de la croissance de ce pays et avoir un aperçu de ce à quoi pourrait ressembler notre futur : un quotidien où le smartphone occupe une place encore plus importante. Les différentes conférences que j’ai pu donner là-bas ont également été l’occasion de rencontrer des personnes très intéressantes, et intéressées par la France et notre savoir-faire en matière d’IA.

感谢大家,回头见 !

7 commentaires sur “Compte-rendu Chine #4 : intelligence artificielle

  1. Je viens de finir la lecture de votre article très riche et très intéressant. J’ai de nombreuses questions concernant l’ia parce que je ne comprends pas tout. Comme son fonctionnement autant que son application reste nébuleuse pour les néophytes comme moi, je me demandais si la curiosité était un élément de l’ia ? Je pars de ce que je connais : comment l’intelligence artificielle peut-elle améliorer les algorithmes qui existent déjà ? Par exemple j’utilise les services de netflix et prime video qui sont régis par des programmes qui vont attribuer un score à mes films préférés et me proposer d’autres films. Je regarde essentiellement des séries de SF et des films policiers. Aucune intelligence n’est présente, ok. Ma réflexion est la suivante : est-ce l’IA va prendre en compte la possibilité de me proposer d’autres types de films que je n’aurais regardé de moi-même, des westerns, des films asiatiques, des films d’amour ? À ce jour, ce n’est pas le cas, on est bien d’accord. L’IA peut-elle servir à stimuler la curiosité humaine ? Peut-elle servir à ouvrir notre esprit à l’art ? Pourra-t-elle prendre en compte notre niveau de curiosité (si on est un enfant ou un adulte par exemple, ou encore notre capacité à comprendre ce que nous voyons, exemple : je ne comprends pas les théories chimiques inscrites sur un tableau mais je reste curieuse et j’ai envie qu’on m’explique les théories simplement…) ? Vous dites qu’elle est un outil, une ressource et non un problème mais comment peut-elle être un bon outil si on ne sait pas comment elle peut être utilisée contre nous ? C’est un peu effrayant…

    1. Je vous confirme qu’une IA ne peut absolument pas prendre en compte votre curiosité dans la mesure où une machine ne sait pas ce que c’est. Sauf si on arrive à modéliser la curiosité, à la réduire à un paramètre dans votre profil (ex : acceptation de choix qui sont hors-profil).

      Sinon oui, je confirme : l’IA est un outil, au même titre qu’un marteau ou qu’un pistolet. Nous pouvons nous en servir de façon positive (construire, maintenir l’ordre) ou négative (détruire, braquer une banque). Nous commençons aujourd’hui à avoir une idée assez précise des travers des IA (biais cognitifs induits par des jeux de données corrompues, et manipulation des foules via les médias sociaux comme ça a été le cas avec le Brexit, l’élection de Trump et très certainement les Gilets Jaunes).

    2. Dernière précision : une IA n’améliore pas d’algorithme, ce sont les data scientists qui les améliorent et s’en servent pour optimiser le modèle de traitement (le coeur de l’IA). Contrairement à ce que l’on essaye de nous faire croire, une IA ne s’améliorer pas réellement toute seule, mais on l’aide à optimiser la façon dont elle appréhende de nouvelles données en la dotant de nouvelles capacités d’analyse (on améliore son modèle à l’aide de différents algorithmes, ou variantes d’algorithmes, ainsi que différentes méthodes d’apprentissage). Un peu comme un étudiant : il ne s’instruit pas tout seul : il assiste à des cours de différentes matières (différents algorithmes), il fait des TP, individuels ou en groupe (différentes méthodes d’apprentissage), il va à la bibliothèque chercher des documents ou ouvrages complémentaires (nouveaux jeux de données).

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