Native Client, la technologie RIA de Google qui risque de faire long feu

La sortie de Native Client, une technologie encore expérimentale du Google Labs, est passée complètement inaperçue à quelques rares billets près. Le problème n’est pas que les blogueurs soient peu inspirés par cette nouvelle, mais plutôt que ce produit a tellement été mal présenté au public que personne ne sait trop à quoi ça va servir. Pour information il m’a fallu près de deux semaines de cogitation avant d’attaquer la rédaction de ce billet.

Pas réellement un concurrent de Flash ou de AIR

Force est de constater que ce nouveau produit est plutôt obscur, que les explications sont rares et que même les équipes à l’origine de ce projet sont incapables de fournir une explication claire (cf. Native Client: An OS in Your Browser). Pour faire simple, Native Client est une extension que vous installez sur votre ordinateur pour pouvoir exécuter au travers de votre navigateur des applications en ligne écrites en code natif (C ou C++). Si vous avez le courage vous pouvez toujours lire l’annonce officielle mais vous n’y apprendrez pas grand chose de plus : Native Client, A Technology for Running Native Code on the Web.

Ne vous y trompez pas, même s’il est beaucoup question de RIA, NaCl n’est ni un plugin à la Flash ou Silverlight, ni un runtime à la AIR. Ce n’est pas non plus une technologie qui exploite une machine virtuelle à la JavaFX et pour finir c’est encore moins un mini-système d’exploitation. En fait c’est un peu tout ça à la fois (bien que pas tout à fait). Lire à ce sujet : Why Google Native Client is not a Flash competitor.

En tout cas le moins que l’on puisse dire c’est que Native Client laisse un certain nombre d’observateurs avertis très sceptiques : Google Native Client: A Game Changer or an Also-Ran? et Google Native Client: web deluxe, or ActiveX redux?.

Avec Native Client ne gaspillez plus la ressource de votre processeur

Pour bien comprendre tout l’intérêt de Native Client (NaCl pour les intimes), il faut se pencher sur l’architecture des ordinateurs et surtout sur le fonctionnement des plug-in. Pour faire simple un ordinateur est composé de couches matérielles (la carte mère, le processeur, la carte graphique…) et de couches logiciels (le système d’exploitation, les applications…). Quand vous consultez une interface riche en Flash, celle-ci repose sur du code qui est interprété par le plug-in, par le navigateur, par le système d’exploitation et finalement par le processeur. Ce dernier traite l’instruction et remonte un résultat dans l’autre sens. Toutes ces couches sont autant d’intermédiaires qui traduisent, interprêtent et ne font que vous gaspiller de la ressource (mémoire et puissance de calcul). Voilà pourquoi les animations 3D exécutées dans Flash vous paraissent minables comparé à ce que votre carte graphique est capable de faire.

Avec Native Client, la promesse est de ne plus gaspiller cette ressource en évitant les intermédiaires (les différentes couches logicielles) et de faire en sorte que les applications en ligne exécutées dans votre navigateur ne soient que 1% moins lentes que celles qui sont installées sur le système d’exploitation. Lire à ce sujet l’excellent mais très technique article de Samy : Avec Native Client, Google invente l’OS dans le navigateur.

Si la promesse est belle (des performances sans commune mesure) et l’exploit technologie réel, il y a une contre-partie : les applications en ligne doivent être développées en C ou C++. Et c’est là où ça coince : le C et le C++ sont des langages de programmation contraignants qui ne sont pas réellement adaptés aux interfaces riches. Il existe maintenant de nouveaux langages beaucoup plus sophistiqués qui se sont imposés sur ce créneau avec des environnement de développement dédiés beaucoup plus productifs (à l’image d’Eclipse ou de Flex Builder). Donc concrètement pour bénéficier des performances de NaCl il faut revenir 20 ans en arrière et se réapproprier des langages qui font dramatiquement chuter la productivité. En clair il va vous falloir beaucoup plus de temps pour développer la même application. Tout ça pour quoi ? Pour de  meilleures performances, mais est-ce que la performance est réellement un problème ?

PS : Ceci est une tentative naïve de l’auteur d’expliquer de façon simple le fonctionnement des ordinateurs pour pouvoir mieux comprendre la prise de position sur NaCl. Les premières versions de cette explication étaient approximatives et ont engendrés des commentaires très aggréssifs qui ont polués la discussion avec un débat de forme (« le C n’est pas mort et il est plus performant que Java ») au détriment d’une discussion de fond (NaCl est une belle avancée technologique mais qui ne trouvera pas forcément son public dans la mesure où les usages de l’outil informatique sont amenés à beaucoup changés dans les prochaine années, notamment avec les approches centrées sur la collaboration de l’Entreprise 2.0).

Le faux débat de la performance

Oui, la performance est importante, car il en faut pour faire tourner dans votre navigateur des applications équivalentes à ce que vous avez sur votre disque dur. Mais d’un autre côté est-ce que c’est un but légitime ? Traduction : Quel est l’intérêt de faire tourner Word 2007 dans votre navigateur quand un wiki peut vous apporter un bien meilleur service ? Quel est l’intérêt de faire tourner un mastodonte comme Photoshop dans votre navigateur alors que dans 90% des cas vous pouvez vous suffir de Photoshop Express ou de Picnick ?

Nous entrons ici dans la partie délicate de la discussion autour de NaCl, la partie où l’on va se rendre compte que cette technologie est surtout révolutionnaire pour les éditeurs de logiciels, pas pour les concepteurs d’interfaces riches. L’industrie du logiciel est en effet en train de se scinder en deux clans : d’un côté les applications lourdes (Photoshop, 3DSMax…) qui sont avant tout destinées à un petit nombre de professionnels spécialisés dans un domaine et nécessitant beaucoup de ressources (mémoire, puissance de calcul, capacité de stockage…), de l’autre des applications plus légères (SalesForce, Basecamp…) qui sont avant tout orientées collaboration et qui consomment très peu de ressources. Le modèle SaaS est donc parfaitement adapté à la seconde catégorie avec des technologies parfaitement maîtrisées (HTML + Javascript, Flash…) qui ne posent pas de problème de performance.

Vous pourriez me dire que le débat sur la performance est revenu sur le devant de la scène avec la mode des ordinateurs low cost (les EeePC et autres netbooks) qui ne disposent pas du tout de la même puissance de calcul. Pour ce segment bien particulier il serait intéressant de voir s’il est rentable d’adapter des applications desktop existantes pour les reformater aux contraintes de ces ordinateurs (petit écran…). Mais encore une fois la solution se trouve plutôt dans une nouvelle approche de l’outil informatique (avec les intranets wikifiés et les mashups d’entreprise) plutôt que dans l’exploit technique de faire tourner Office 2007 et Vista sur un EeePC.

Ceci est d’autant plus vrai que les dernières versions de navigateurs comme Firefox, Opera ou Chrome ont fait un bond spectaculaire et ont réussi à décupler les performances d’exécution de code Javascript. Et comme une bonne nouvelle ne vient jamais seule, les plug-in progressent aussi à pas de géant puisque Flash 11 et Silverlight 3 devront également marquer une nette rupture de performance avec une prise en charge beaucoup plus poussée de l’accélération matériel, donc un recours plus intensif aux composants hardware (notamment la carte graphique) et moins de gaspillage de mémoire. Ca ne vous rappelle rien ? Bref, toutes ces améliorations à venir nous font relativiser le gain de performance annoncé par NaCl. Mais bon… l’idée n’est pas neuve car Microsoft avait tenté d’introduire une technologie équivalente avec les fameux ActvieX (cf. Google Native Client : Un ActiveX-Like ?) et n’oublions pas non plus que le javascript a ses limites (cf. L’invasion des machines virtuelles).

Donc au final NaCl doit être avant tout considéré comme un environnement d’exécution et de déploiement révolutionnaire car il permet aux éditeurs de ne développer qu’une seule version de leurs applications et de les distribuer via le web (en évitant les circuits de distribution classique avec boîtes et DVD). Vous noterez au passage que cette solution n’a été rendu viable que depuis l’adoption d’une architecture commune (x86) par les constructeurs et éditeurs de système d’exploitation (Microsoft / Windows, Apple / Mac OSX, Linux). Pour en savoir plus sur le potentiel de NaCl dans ce domaine je vous recommande cet article de Louis Naugès : Web 2.0, Lla marginalisation, définitive, de Windows sur les PC.

C’est quoi déjà une interface riche ?

Mais revenons à nos moutons : les interfaces riches. Dans la vision de Google, les interfaces riches sont avant tout destinées à être exploitées dans le cadre d’applications en ligne. Mais cette vision est très réductrice car que fait-on des innombrables interfaces riches qui reposent sur de la vidéo, des animations, du son, des transitions et autres effets spéciaux ?

Même si Native Client intègre un moteur de rendu vectoriel, Flash (et dans une certaine mesure Silverlight) reste la technologie la plus appropriée et de très loin pour faire ce type d’interface. Est-ce que vous vous imaginez faire un carrousel, un configurateur ou un assistant au choix en C ou C++ ? Non bien évidement car ce n’est pas pour cela que ces langages ont été conçus. L’avantage de Flash est d’autant plus net qu’il est couplé avec un environnement de production parfaitement adapté à ce type d’interface ainsi qu’une infinité de bibliothèques prêtes à l’emploi pour gagner du temps. Vous noterez que l’approche de Google centrée sur les applications en ligne se vérifie également avec d’autres produits comme GWT, un framework Ajax qui est exclusivement tourné vers une logique applicative.

Bref, ce n’est pas demain que nous allons voir des studios de production comme 2advanced, Blitz, Megalos ou Soleil Noir abandonner Flash pour faire du C. Ces studios sont capables de faire des prouesses que le C n’autorise pas.

Conclusion

Si nous résumons :

  • NaCl n’est pas un plug-in, c’est un projet encore expérimental qui n’est même pas en phase alpha ;
  • NaCl n’est pas un mini-système d’exploitation, c’est un complément qui permet de court-circuiter des intermédiaires pour profiter des pleines performances du matériel ;
  • NaCl n’est pas concurrent de Flash ou Silverlight qui sont bien plus performants pour faire de belles interfaces riches ;
  • NaCl dépend de langages de programmation (C et C++) qui sont plus plus performant mais plus contraignant ;
  • NaCl propose une approche tout à fait intéressante de la distribution de logiciels, mais les gros éditeurs disposent de leviers très puissants (accords cadres, partenariats, lobbying…) pour défendre leur modèle de distribution (et je ne parle pas que de Microsoft).

Voilà pourquoi NaCl va très certainement chambouler la longue traîne de l’industrie logiciel bien que cette technologie ne soit en l’état pas viable pour survivre sur le marché des RIA. Marché déjà bien encombré avec FlashSilverlightJavaFX ou des acteurs de niche comme Curl ou Unity3D (respectivement pour des applications en ligne d’entreprise et pour des jeux en 3D comme Cmune).

Reste donc deux possibilités : Soit Google fait fortement évoluer son produit pour le rendre réellement attractif (en expliquant clairement ce à quoi il sert et ce qu’il n’est pas), soit NaCl restera une expérimentation intéressante mais qui sera confinée à un usage interne chez Google.

Arrêt momentané de service jusqu’en janvier 2009

Surmenage.

 

La réalité de la situation dans laquelle je me retrouve m’apparaît d’autant plus clairement que j’ai eu l’occasion de faire le point à tête reposé lors de mon déplacement en Italie. Trop de missions à gérer en même temps, trop de projets parallèles, trop de blogs…

J’arrive à un point de rupture où il faut que je fasse des choix pour reprioriser mon temps de travail. Ma conclusion étant bien évidement que je dois donner la priorité à mes clients pour pouvoir finir dans de bonnes conditions les missions sur lesquelles je me suis engagé.

Je décrète donc une pause de quelques semaines dans mon activité de publication, elle concerne l’ensemble de mes blogs ainsi que mon flux Twitter. J’espère reprendre début janvier quand j’y verrais plus clair.

Durant cette période je ne répondrais pas non plus aux toujours très nombreuses demandes de conseils, de recherche de prestataires « bon, pas cher et dispo de suite« , de rencontres « pour discuter dans un cadre informel » (=gratuit) et de demandes d’interviews (journalistes et étudiants). Disons que cette période de repos sera bien plus productive si je fais une rupture bien nette.

Bonne fin d’année à tous et à bientôt.

Mes réflexions sur l’édition 2008 de MAX

Troisième et dernier jour à « Milan la grise » et c’est déjà l’heure du départ… et dans la foule celui de faire un bilan sur ce séjour.

milangris

Premier constat : Une dangereuse tendance à la complexification de l’offre avec toujours plus de logiciels pour la création graphique (Photoshop, Illustrator, Fireworks), l’animation (Catalyst, Flash) et le code (Flex Builder, ColdFusion). Il y a donc un écart important entre le discours (simplifier la vie des designeurs / développeurs) et la réalité (une offre toujours plus dense et de nombreuses licences à acquérir). Même si visiblement l’argument massue avancé par Adobe semble être la parfaite transparence du langage FXG qui permet d’échanger des fichiers projets en toute simplicité, il n’empêche que la lisibilité de l’offre et de quels outils ont besoin les équipes va rapidement être problématique.

Deuxième constat, toute cette débauche de bonne volonté (plus de productivité, de confort…) ne semble concerner que trois métiers : designeur, intégrateurs et développeur. Les concepteurs et chefs de projet sont toujours ignorés. Étrange dans la mesure où se sont deux fonctions-clés dans la chaîne de production et où le chef de projet joue justement un rôle central dans l’animation de l’équipe projet et surtout dans la circulation de l’information. Mais où sont donc les outils de supervisation ? Où alors peut-être que les équipes d’Adobe évoluent dans un univers parallèle où un projet de site web débute avec une maquette de site sous Photoshop qui est déjà toute prête et où les équipes de production n’ont qu’un seul projet à gérer à la fois… Comment fait-on SVP pour rejoindre cet univers ?

Idem pour les concepteurs, même si Flash Catalyst apporte un début de réponse, nous sommes encore très loin d’un produit réellement exploitable pour pouvoir concevoir des arboresences, des cas d’utilisation, des scénarios de navigation et surtout des maquettes fonctionnelles qui soient rigoureuses. De plus, la vision d’Adobe est encore bien trop tournée vers les RIA alors que jusqu’à preuve du contraire… le HTML n’est pas mort (enfin il me semble).

Je pense qu’une des clés serait de compléter l’offre avec un service d’espaces projet collaboratifs. Ce type de solution existe déjà mais rien n’est spécifiquement étudié pour les projets web. Adobe aurait ainsi toute légitimité à proposer ceci en l’intégrant aux environnements de création (Creative Suite) et en l’adossant à une plateforme SaaS comme Acrobat.com.

Troisième constat : La course à l’armement avec Silverlight pour les capacités vidéo et 3D. Visiblement les contenus vidéo HD, le dynamique streaming et les casual games en 3D sont en centre de nombreuses attentions et les prochaines versions de ces deux players (Silverlight 3 et flash 11) devraient élever la barre encore plus haut (pour la plus grande joie utilisateurs).

Voilà, il est maintenant tant pour moi de faire mes valises et de rentrer.

Si vous croisez d’autres bilans de ce type sur la conférence, merci de mettre l’URL en commentaire.

Adobe MAX08 : Jour 2

Nette amélioration de la situation à Milan avec un beau soleil et des transports à nouveau fonctionnels. Deuxième journée de conférence avec de très intéressantes sessions.

General Session

benforta

Ambiance Men in Black pour une démonstration de Flash et Photoshop CS4 :

  • Prise en charge avancée de MXML ;
  • Insertion d’une « structure osseuse » à un objet pour pouvoir l’animer et le déformer (avec des os et des articulations) ;
  • Déformation intelligente des images en exploitant les zones creuses sans compresser les sujets principaux ;
  • Application de textures et motifs aux objets 3D.

Nouvelle démonstration de Flash Catalyst avec une description encore plus fine des composants d’une interface (barres de défilement, différents états…) et plus de richesse dans les comportements (déformations, rotations 3D…).

Inévitable revue de code avec les nouveautés du futur Flex Builder :

  • Possibilité d’interpréter du code C ou C++ dans Flash avec AS3 ;
  • Prise en charge de nouveaux formats comme RAW et PDF dans Flash ;
  • Démonstration d’un émulateur en C d’un console Nintendo avec AIR (ça sert à rien mais c’est toujours sympa).

Amélioration des capacités de référencement des contenus Flash et Flex avec l’élaboration conjointe par Google et Adobe d’un virtual user qui sait bien mieux discerner les textes, boutons, liens…

Démonstration des nouvelles fonctions de dynamic streaming de Flash Video (pour s’aligner sur ce que propose Microsoft avec Silverlight) et du live streaming (avec possibilité de jouer avec la timeline pour passer du flux live à l’enregistrement).

Nouvelle stratégie communautaire sur groups.adobe.com (un réseau social dédié aux utilisateurs de produits Adobe) avec les classiques profils, groupes, événements… prise en charge de nombreuses langues (internationalisation de l’interface prévue pour 2009).

Interviews avec Andrew Shorten et Ryan Stewart

J’ai eu la chance de pouvoir interviewer deux évangélistes de renom chez Adobe (Andrew Shorten et Ryan Stewart).

Concernant la multiplication des logiciels, scinder l’offre leur permet de mieux répondre aux attentes des différentes populations, voilà pourquoi nous sommes passer de Flash à Flash Pro + Flex Builder + Flash Catalyst.

Il existe chez Adobe un groupe de travail sur les workflows pour pouvoir mieux comprendre les contraintes « métier » des agences.

Concernant Flash 10 et la 3D, la dernière version du Flash Player utilise déjà l’accélération matériel pour les fonctions vidéos et pour le pixel bender (ce n’est le processeur mais la carte graphique qui est sollicitée). Il va donc falloir s’attendre à des effets graphiques encore plus spectaculaires dans le futur Flash 11.

Le casual gaming est un secteur particulièrement porteur où Flash est en position ultra-dominante, les équipes d’Adobe y porte une attention toute particulière pour ne pas perdre l’héritage de Shockwave (un des plus anciens portails).

Architecture 4.0

architecture4

Hervé Crespel, directeur de l’innovation chez Orange, sur les architectures de quatrième génération :

  • Les générations accompagnent des changements technologiques majeurs (interfaces textuelles, Client/Serveur, Web) ;
  • Les piliers des architectures de quatrième génération = Interfaces riches, comportements et interactions déportés sur le poste client, gestion de la collaboration et de la synchronisation, API & mashup, data-on-the-cloud…) ;
  • Les interfaces riches ne sont pas nouvelles (un service comme le one screen reservation de iHotelier existe depuis 2001) ;
  • Cette architecture n’est pas sans problème (gestion du cache, du mode déconnecté, des conflits lors de l’édition simultanée) ;
  • Évolution du modèle IHM (interface homme-machine) vers un modèle IHS (interface homme-service) ;
  • Le challenge du futur sera de construire des applications en ligne viables avec des composants partagés et remplaçables.

Wireframing experience et applications

wireframing

Enfin une session entièrement dédiée aux aspects prototypage et documentation :

  • Le gros problème avec les outils de prototypage actuellement utilisés (Visio, PPT) est qu’ils produisent des livrables sur lesquels il n’est pas possible de capitaliser ;
  • Flash Catalyst introduit la notion de Freeform UI sketching en piochant dans le catalogue de composants graphiques de Flex ;
  • Possibilité de partager des composants entre les différents écrans du prototype ;
  • Les custom components fonctionnent comme des modules indépendants qui peuvent être utilisés dans différentes pages / états ;
  • Les action sequences sont idéales pour les animations et autres comportements exotiques ;
  • Possibilité de rajouter des conditions dans le code source pour enrichir encore plus le comportement des modules ;
  • Le processus de substitution d’un élément d’interface brut par un élément designé (sous Photoshop ou Illustrator) a été facilité.

MAX Awards

Michelle Turner et Ted Patrick pour révéler la liste des gagnants :

Sneaks Peek

Très intéressante session où ont été présentés une dizaine de projet expérimentaux (dont seul une petite partie risque de se concrétiser) :

sneakspeek

Dans la catégorie Client :

  • RTMFP Application-level Multicast in Flash Player, qui permet de faire dialoguer deux Flash player en mode P2P ;
  • Nitro, un environnement de conception / création / distribution de widgets multi-supports ;
  • Durango, un outil de création de mashup qui repose sur AIR.

Dans la catégorie Services :

  • Connecting Live Cycle and Creative Suite, un espace de collaboration entre les équipes de production vidéo et le commanditaire ;
  • Meer Meer, un service de test multi browser / OS très impressionnant qui permet de faire de l’affichage comparatif de plusieurs versions côte à côte et même superposées (le rêve des intégrateurs HTML) ;
  • Server-Side Action Script Server, la possibilité de faite tourner du code AS sur le serveur (visiblement ça a beaucoup plu aux développeurs présents dans la salle…).

Dans la catégorie Tools :

  • Content Intelligence Toolkit, un outil de création de meta-données sur des contenus vidéos avec reconnaissance de formes, de visages et même transcription de la bande son (très impressionnant) ;
  • Image Compositing, un outils de composition d’images avec une intégration très puissante d’éléments graphiques dans une scène déjà existante (détourage automatisé, gestion de la luminosité et des ombres…), idéal pour faire du scrapbooking sans que ça y ressemble ;
  • Dreamweaver’s Support for Web Widgets, une extension pour… gérer les widgets web dans Dreamweaver ;
  • Infinite Images, un outils de création de scènes 3D en compilant un certain nombre d’image et offrant la possibilité de naviguer au sein de cette scène (assez proche de Photosynth) avec un gros potentiel artistique car il est possible de définir des évènements pour substituer une image par une autre et ne jamais passer deux fois au même endroit.

Plein de belles démos et une salle enthousiasmée par ces prototypes.

A demain pour la suite.

Adobe MAX08 : Jour 1

Gros bazar ce matin pour l’ouveture de la session 2008 de MAX Europe. Il faut dire que la pluie battante et la grève générale des transports à Milan ne facilitent pas l’organisation ! C’est donc sous un froid de canard que nous rejoignons le centre de conférence. Passé cet épisode douloureux, l’ambiance est tout de suite plus agréable avec une très belle installation et un enthousiasme généralisé (peut-être de nouvelles annonces lors de la keynote ?).

Keynote

Mark Anders pour les dernières tendances :

  • 3 micro-révolutions en cours : cloud computing, social computing, device and desktop ubiquity ;
  • Différents exemples des possibilités audio et vidéo, de 3D, de pixel  bender, de rendu avancé de texte ;
  • Disponibilité de Flash Player 10 pour Linux ;
  • 80% des vidéos visionnées sur le web le sont avec Flash.

adobeflashplatform

Anthony Rose de la BBC :

  • Démonstration du iPlayer qui représente 10% de la bande passante aux UK ;
  • Disponibilité sur iPhonr, Nokia N96, Wii, PS3, déclinaison en Kid Player et en version déconnectée avec AIR ;
  • Broadcast 2.0 = your friend will decide what you watch (social broadcast ?).

Ted Patrick sur AIR :

  • 100 millions d’installations pour AIR (disponible sur Windows, Mac, Linux) ;
  • Visite guidée du desktop reader du NYTimes (une attention particulière a été portée à la modularité de la mise en page) ;
  • Démonstration de la version mobile sur MI PC Pocket (distribué par SFR en France).

adobeair

Deux représentants de AKQA pour parler de l’application eco:Drive de Fiat :

  • Une application partagée entre votre PC et votre Fiat 500 qui calcule votre empreinte carbone à l’aide d’une clé USB qui stocke les données ;
  • L’application fournit des conseils personnalisés pour améliorer votre conduite et adopter des réflexes éco-citoyen ;
  • Calcul de l’économie d’argent annualisée avec l’amélioration de votre conduite.

Mark Anders à nouveau sur le social computing :

  • Démonstration d’Adobe Wave, un service universel de notification (concurrent de Twhirl), partenariat avec LastMinute pour pousser des offres de dernière minute ;
  • Démonstration de collaboration en temps réel avec Cocomo (un ensemble de briques techniques).

Mark Anders toujours sur les terminaux alternatifs (mobile, TV) :

  • Objectif = 1MM de terminaux mobiles équipés avec Flash d’ici à la fin de l’année 2009 ;
  • Open Screen Project = accélération du déploiement de RIA sur tout type de terminaux ;
  • Démonstration de Flash 10 sur un terminal Nokia / Symbian et sur un HTC / Windows Mobile (Last.fm, YouTube) et même une preview sur Android ;
  • Nouvelle fonctionnalité proposée par Flash Lite 3 pour faire de l’installation d’application over the air.

openscreenproject

Ted Patrick sur un prototype de téléphone nouvelle génération :

  • Envoie de photos sur différents écrans (comme il est possible le de le faire avec Surface) ;
  • Interaction simultanée à deux = démonstration d’un casual game.

adobemobilefuture

Rien de neuf si ce n’est l’application Wave, mais ça fait toujours plaisir de voir tourner les démos en live. Tous les liens ici : Adobe.com/go/keynote.

Flash Catalyst et le nouveau Flex

Beaucoup de monde à cette session de présentation de la toute dernière version de Flash Catalyst orchestrée par Ryan Stewart :

  • Objectif = Améliorer la productivité globale des équipes et limiter la parte d’informations ;
  • Nouveau format (FXG) qui permet de séparer la présentation du comportement avec un système de skins et de skins partielles ;
  • FXG repose sur XML ;
  • Introduction de la notion d’état (states) car la timeline de Flash n’était plus appropriée ;
  • Petite démonstration assez convaincante mais qui ne règle pas le problème du concepteur (quelle est la place qui lui est laissée ?).

Des previews de Flash Catalyst ont été distribuées en fin de session mais elle ne tourne que sur Mac. Á suivre…

Advanced Papervision 3D

carlosuolla

Beaucoup de monde à cette session pour voir le fameux Carlos Ulloa :

  • Déjà deux ans d’existance pour la librairie Papervision3D ;
  • Il est en train de créer un nouveau studio (HelloEnjoy.com) avec un nouveau site web très impresionnant (et un showcase pour Papervision3D) ;
  • Les formes arrondies sont vraiment problématiques en 3D car elles nécessitent beaucoup de polygones ;
  • Explications très techniques sur les cpontraintes de rendu des reflets, de l’ombrage, de la lumière ;
  • Nouvelle fonctionnalité = Advanced Mapping pour un rendu encore pus réaliste (peut- être dans la V.3) ;
  • Des améliorations ont été apportées au moteur physique (avec des caractéristiques de rigidité, d’élasticité, de densité…) cf. Box2D ou Phun ;
  • Autre exemple de moteur physique très impressionant : SideRoller.com/wck ;
  • Très belle démonstration du moteur physique 3D avec un gros 4*4.

 

bigfoot

La suite demain…