Les premières réflexions sur l’intelligence artificielle datent des années 50. Les premiers travaux sur le machine learning des années 80. Nous pourrions croire que l’ancienneté du sujet nous permet d’aborder l’IA avec sérénité et clairvoyance, mais c’est tout l’inverse : plus des progrès sont réalisés et moins nous en comprenons la nature et l’intérêt. Ce phénomène explique la défiance généralisée du grand public vis-à-vis de l’IA et le fossé qui se creuse entre les techno-adeptes et les techno-réfractaires. Un débat infondé que l’on pourrait facilement éviter en employant les bons termes et en se concentrant sur les problèmes les plus urgents à régler plutôt que sur des considérations philosophico-sociétales à sujet d’une hypothétique intelligence artificielle généraliste.




