Les limites du street marketing

Le street marketing vous connaissez ? Mais si enfin, ce sont des campagnes sauvages de promotion d’une marque en milieu urbain. Si je vous dis des autocollants collés sur les panneaux de signalisation, vous visualisez mieux ? Bref, le street marketing est à la mode et vous pouvez trouver de très bons exemples sur des blogs comme Marketing Alternatifs.

Seulement voilà, par moment ça coince car certaines campagnes sauvages vont trop loin. Prenons ainsi l’exemple de la campagne de promotion d’un dessin animé américain un peu déjanté qui s’appelle Aqua Teen Hunger Force. La campagne consistait à placer dans les grandes villes américaines des petits panneaux lumineux à proximité des zones à fort passage (gares, arrêts de bus, écoles…).

Exemple de campagne de promotion sauvage

L’idée est bonne, mais les autorités locales n’ont pas du tout appréciées car ces panneaux ont été interprétés comme des bombes potentielles. Résultat N°1 : une opération de déminage sans précédent qui a été évaluée à près de 750.000 $ (coût de monopolisation d’un très grand nombre d’agents des forces de l’ordre).

Les équipes de déminage à l'oeuvre

Résultat N°2 : Les auteurs de la campagne ont été arrêtés et le client (Cartoon Network et Time Warner) va être poursuivit en justice pour trouble de l’ordre public. Plus d’infos ici : Arrest Made In Boston’s Hoax Device Incident.

Les auteurs de la campagne arrêtés

Alors, peut-on tout se permettre en publicité ?

Très belle campagne de marketing viral pour Nissan

Je viens de découvrir une campagne virale pour le lancement du nouveau SUV compact de Nissan : le Qashquai.

La campagne repose sur une opération de marketing viral via des vidéos très surprenantes :

http://www.metacafe.com/fplayer/316859/suicidal_car_stunts.swf

A la fin de cette vidéo, une URL pointe vers un autre site : Qashqai Car Games, où l’on retrouve encore plus de contenu : interview des pilotes, cascades du mois… Le thème de la campagne porte sur la maniabilité et la polyvalence de ce véhicule urbain.

Quashqay2

 

Au niveau de la réalisation, je n’y trouve rien à redire : c’est original, ambitieux et très bien fait (peut-être un peu long à charger). Mais bon, n’oublions pas que ça reste tout de même un gros 4*4 qui pollue !

Connaissez-vous Mozinor ?

Cette histoire de polémique autour de la conférence WEB 3 organisée par Loïc Lemeur prend des proportions beaucoup trop importante à mon goût…

Voilà pourquoi je vous propose de vous détendre avec les parodies de Mozinor. Qui est Mozinor ? Je ne sais pas trop (je crois qu’il travaille dans la pub), mais en tout cas les parodies qu’il publie me font mourir de rire.

Démonstration avec cette légendaire parodie de Beat It qui a beaucoup tournée grâce au buzz :

Pour la petite histoire, Mozinor est un endroit culte : une sorte de salle de spectacle dans l’est Parisien où se déroulaient de gigantesques rave party dans les année 90. Toujours est-il que notre Mozinor n’est pas trop fan de techno mais plutôt de R&B et de soul (il ne rate jamais une occasion pour faire des clins d’oeil dans ces vidéos).

Un certain nombre de ces parodies ont déjà été publiées sur DailyMotion, voici mon Top 5 :

En tout cas, si je devais faire réaliser une petite vidéo virale, c’est en priorité à lui que je m’adresserais.

Et vous, c’est quoi vos favorites ?

Et pourtant ça marche…

Le site Read/Write Wed a récemment publié un compte-rendu très intéressant d’une campagne d’infiltration des services de réseaux sociaux : Sex and Social Networking Sells: Fake User Profiles in Marketing Campaigns. La campagne en question consistait à augmenter la visibilité d’une marque d’alcool italienne (Campari) en allant infiltrer des services en ligne comme FlickR, MySpace ou encore YouTube. La stratégie de cette marque a été de diffuser du contenu (photos, vidéos…) à la limite du porno chic pour drainer du trafic sur un mini-site dédié.

Le profil MySpace de la campagne Campari

Si le procédé est douteux, la campagne est par contre une réussite. Cette étude de cas m’amène à réfléchir sur différents points :

  • Quel est la viabilité du trafic généré ?
  • Cette stratégie est-elle transposable avec du contenu plus soft ?
  • L’audience touchée correspond-t-elle à celle ciblée initialement par le positionnement du produit ?
  • Cette stratégie de recrutement est-elle cohérente avec une stratégie hors-ligne ?

Bref, même si l’on ne peut que constater encore une fois l’efficacité des contenus à caractères sexuels dans une campagne virale (dont j’ai déjà eu l’occasion de parler dans des précédents billets), est-ce pour autant un procédé viable ?

Je m’interroge ainsi sur l’impact que peut avoir une telle stratégie sur l’image de marque, sur la valeur perçu ou sur l’association que les clients / prospects peuvent faire avec les produits. La caractéristiques de proximité des réseaux sociaux de même que les mécaniques de diffusion virale sont-elles réellement adaptées à des marques qui tentent de jouer sur l’exclusivité ? Nous sommes en effet bien loin des filles inaccessibles des campagnes Aubade (dont on ne voit jamais les visages).

De plus, les membres de ces réseaux sociaux ne sont pas des imbéciles, ils peuvent très rapidement se rendre compte que le profil est bidon et que la fille qui fait office de racoleuse n’existe pas (puisque c’est bien de cela dont on parle). Est-ce qu’ils ne sont pas en train de jouer avec le feu avec une audience extrêmement volatile et susceptible ?

Ceci est d’autant plus dangereux qu’il existe maintenant des fournisseurs de profils bidons (propulsés par des gros pectoraux pour les mecs et de fortes priotrines pour les filles) comme FakeYourSpace. Avec l’avènement de ces outils de racolage aveugles et industrialisés, allons nous subir une nouvelle forme de spam : les snams (Social Network Spams) ?

Bref, tout ça pour dire que je préfère largement la Helga de VW Features, au moins il n’y a pas tromperie sur la marchandise.

Et vous ? Comment réagissez-vous face aux faux profils qui prolifèrent sur les réseaux sociaux ?

MAJ (02/12/2006) : Et voilà la sanction est tombée, le compte de Campari (Red Passion) vient d’être supprimé sur Flickr  : Flickr Terminates Fake User, Red Passion. Serait-ce le début d’une vague de protestation des services liés aux réseaux sociaux envers les annonceurs peu scrupuleux ?

Le 7ème blog le plus influent en France ?

Edelman vient de publier en partenariat avec Technorati la liste des 10 blogs les plus influents en France : Edelman and Technorati Detail the Most Influential Blogs in German, French and Italian.

Le top 10 des blogs français

Et là je découvre que ce blog est en septième position, et devant môsieur Nitot en plus ! C’est sûr que ça flatte mon ego mais je m’interroge sur la pertinence d’un tel classement : faut-il mélanger les serviettes et les torchons ? Ce classement général est intéressant mais il aurait été plus pertinent de présenter également une liste sectorielle : les blogs de cuisine, les blogs de gadgets, les blogs verticaux (droit, conception web, logiciels libres…), le blog de Loïc Lemeur (qui mérite une catégorie à lui tout seul ;-))…

Bref, tout ça pour dire que je serais demain au pavillon Kléber pour la présentation officielle de ce classement en présence des patrons d’Edelman et de Technorati (là-bas ils appellent ça un CEO). J’espère d’ailleurs y rencontrer quelques autres bloggeurs et surtout repartir avec des autographes.