Quelle différence entre utilisabilité et expérience utilisateur ?

Je vois encore bien trop souvent des articles ou des billets qui mélangent l’utilisabilité et l’expérience utilisateur. Je vous propose donc de régler cette ambiguïté une bonne fois pour toute avec cet article : The Battle Between Usability and User-Experience. L’auteur y explique clairement les deux concepts et utilise cette très bonne métaphore : les routes.

Utilisabilité = simplicité d’usage

Une photo d'autoroute

Une autoroute est un très bon exemple des principes d’utilisabilité appliqués aux routes :

  • elle demande moins d’efforts mentaux (car elle est large et rectiligne)
  • elle occasionne moins d’erreurs (car toutes les voitures y roulent dans le même sens)
  • elle est plus productive (on y roule plus vite et toutes les aires de repos se ressemblent)…

Expérience utilisateur = plaisir d’usage

Une photo de petite route de campagne

Une petite route de campagne illustre très bien l’expérience utilisateur :

  • elle est visuellement agréable (paysages)
  • elle procure de belles sensations (visuelles, olfactives…)
  • elle suscite l’intérêt (par la diversité des villes traversées)…

Moralité

Dans certains cas de figure, l’expérience utilisateur peut aller à l’encontre de l’utilisabilité (mais c’est quand même rare). En fait tout dépend du contexte d’usage : s’il s’agit d’une application d’entreprise, on privilégiera l’utilisabilité, s’il s’agit d’un service grand public, on… fera en fonction ! Je suis désolé mais je ne pense pas que l’on puisse appliquer de règle. Encore une fois, c’est selon.

La mode des erreurs 503

Quand je pense que l’on se moque des services en ligne U.S. et de leur beta, les nôtres ne sont pas mieux :

La page d’accueil de Boostore :

Boostore502

 

La page d’accueil du Géoportail :

Geoportail502

 

Je sais que certains usent et abusent du marketing de la rareté (Sony entre autres avec sa PS2 puis sa PSP), mais là c’est tout de même très frustrant et pas forcément valorisant (puisque visiblement ces deux services ne sont pas du tout à la hauteur du trafic qu’ils génèrent).

Le retour du bureau virtuel 3D

Souvenez-vous : il y a quelque temps, circulaient des vidéos sur des expérimentations de bureaux virtuels avec moult manipulations possibles.

Je viens de tomber sur l’expérience ultime avec cette démonstration debureau virtuel 3D réalisée par une équipe de l’université de Toronto :BumpTop Physical Desktop Interface.

Je suis particulièrement bluffé par le système de création de piles à la volée et la possibilité d’insérer des objets dans la pile qui sont automatiquement classés, de même que ces menus contextuels en étoile (via lessrain blog)

Boostore : à mi-chemin entre Boo et WStore

Carrefour vient de lancer son tout nouveau magasin en ligne dédié aux produits électroménagers et informatiques. Et à la photo. Et aux spectacles. Et aux fleurs. Et aux mobiles. Et aux MP3… bref, au gros bazar dont on ne sait pas trop quoi faire : Boostore.com.

Boostore

 

Concrètement : ça clignote, c’est fouillis, on ne sait pas trop où il faut cliquer, la mise en page déborde, les titres sont tous en images qui bavent… L’expérience d’achat (ou même de visite) est plus que pauvre. Nous sommes ici à la limite de l’anachronisme.

J’ai beaucoup de mal à comprendre l’intérêt pour Carrefour de se lancer dans une bataille frontale avec d’autres acteurs déjà bien implantés (CDiscount, Pixmania, Rue du Commerce…) qui se disputent un territoire somme toute assez étroit.

Visiblement le seul critère de différentiation de Boostore serait les prix bas. Mais honnêtement, qui va y gagner dans l’histoire ? Pas les clients, parce que gagner 0,50 Euros sur un produit qui en vaut 300 c’est loin d’être une révolution. Certainement pas les autres marchands car leurs marges (déjà toutes petites) vont subir encore plus de pression, et ça va se traduire par des salaires plus bas voir des embauches gelées. Bref, ça sent l’opportuniste à court terme et la stratégie bâclée.

Nous sommes bien loin d’un Yahoo! Tech ou d’un Amazon US.

Et pour ceux qui se demandent pourquoi je fais référence à Boo et à WStore dans le titre du billet, et bien… je ne sais plus, ça m’est sorti de la tête !

Stella Artois expérimente le film interactif

Oui je sais, des films interactifs il y en a déjà eu d’autres, mais celui-là est particulièrement bien fait : Stella Artois ‘L’étranger’.

Le jeu consiste en une succession de séquences où il faut participer au processus de préparation de la bière. Tout y est : du choix du verre à son inclinaison sous la pompe, les utilisateurs sont confrontés à une série de petits challenges.

StellaArtois

 

Le tout dans une ambiance très propre avec une qualité d’image et des transitions très soignées. Tout est réellement mis en oeuvre pour mettre en valeur le produit et plonger l’utilisateur dans un univers conforme aux valeurs de la marque (enfin je suppose). Et en plus, ça donne soif… peut-être bien que je vais me faire un demi en terrasse ce midi…