Concevez et analysez l’activité de vos widgets avec MuseStorm

Pour celles et ceux qui s’intéressent aux widgets, je vous propose de découvrir ce service : MuseStorm.

Logo de MuseStorm

Non seulement ce service vous permet de concevoir vos propres widgets qui peuvent tourner sur des services en ligne (Blogger, WordPress, TypePad, Myspace…) ou sur des moteurs (Yahoo! Widget, Google Desktop, Dashboard et Vista venir), c’est somme toute assez simple puisqu’un widget ne repose que sur du HTML et du Javascript. Là où ça devient intéressant c’est que ce service vous permet également de suivre l’audience et l’activité de vos widgets : MuseStorm Analytics.

Capture d'écran de l'analyse d'audience d'un widget

Ceci est à mon sens un grand bond en avant dans le développement des widgets, de plus le service prévoit d’étendre la compatibilité de ces widgets avec les plateformes mobiles et les messagerie instantanées (?!?). Pour ceux qui veulent tester, ça se passe ici :

Je signale au passage qu’il existe d’autres services d’analyse d’audience comme le Widget Syndication Metrics de WidgetBox ou celui de ClearSpring. (via Mashable)

10 ans d’évolution des interfaces web au service de l’expérience utilisateur

2007 sera une grande année pour les interfaces riches (voir à ce sujet mon précédent billet). Pour célébrer cette révolution à venir, je vous propose de faire une rétrospective sur dix années d’évolution des interfaces web, en incluant un peu de prospective sur l’année à venir.

J’ai résumé tout cela dans ce schéma :

ria-rda-widget.jpg

La page HTML : simple et efficace

La manière la plus simple de réaliser une interface web est d’utiliser HTML. Pour consulter une page web, il faut : un système d’exploitation et un navigateur. C’est simple et efficace, suffisamment efficace pour faire fortune (à l’image d’eBay ou d’Amezon).

L’applet : un peu plus de puissance mais au détriment du confort d’usage

Durant la fin des années 90, sont apparus des micro-applications qui pouvaient être exécutées au sein d’une page web : les applets réalisées en Java. Pour pouvoir les exécuter, il fallait bien évidemment un système d’exploitation, un navigateur, mais également une machine virtuelle. C’est cette dernière qui servait à interpréter le code Java (qui n’a rien à voir avec Javascript).

Les applets permettent de faire plus de chose que le HTML mais au détriment du confort d’usage, car les applets sont lourdes et longues à démarrer (de 1 à 3 secondes) et que la machine virtuelle nécessite souvent des mises à jour intempestives. Quand il s’agit du configurateur en 3D de Volkswagen, ça va, mais quand il s’agit d’un simple calendrier pour choisir une date comme sur le site de la banque Fortis, c’est inadmissible.

Les RIA : le meilleur compromis à ce jour

Puis sont apparues les Rich Internet Applications qui proposaient de bien plus grandes possibilités d’affichage et de manipulation que le HTML. Ces interfaces riches pouvaient être réalisées en AJAX (à l’image du sélecteur de diamant d’Amazon ou du site de GAP) ou en exploitant des technologies vectorielles comme Flash ou WPF/E. Pour les faire tourner, vous devez posséder le bon plug-in (ce qui est le cas de 99% des ordinateurs pour Flash). L’intégration des animations au sein d’une page web est transparente et très performante (à l’image du très bon comparateur de Ford Vehicles).

Les widgets : petites mais terriblement efficaces

Plus récemment, des petits modules autonomes sont venus s’installer sur notre bureau : les widgets. Ces micro-applications nécessitent plusieurs choses pour pouvoir tourner : soit un programme appelé moteur de widget (Yahoo! Widget, Google Desktop, Kapsules sous Linux ou encore le navigateur Opera), soit un système d’exploitation de nouvelle génération comme Windows Vista ou Mac OS X.

Les RDA : l’avenir du logiciel ?

La toute dernière évolution des interfaces web s’appelle les Rich Desktop Applications. Tout comme les applets, les RDA nécessitent une machine virtuelle (Eclipse RCP, NetBeans, Java Web Start, XULRunner de Mozilla, Le futur Apollo d’Adobe ou encore le SmartClient de Microsoft). Ces technologies permettent d’avoir des interfaces aussi robustes que des applications et la simplicité de déploiement des sites web (pas besoin de les installer sur le système d’exploitation).

Plusieurs expérimentations sont en cours autour des RDA : SongBird (un concurrent de iTunes réalisé avec XUL), le Mozilla Amazon Browser (une RDA qui exploite le catalogue d’Amazon) ou encore le module d’eBay réalisé avec Apollo.

Conclusion : le service avant tout

Après ce formidable déballage des technologies toutes plus prometteuses les unes que les autres, je vous propose de faire le constat suivant : Qui avons-nous à gauche du schéma ? Amazon et eBay. Qui retrouvons-nous à droite du schéma ? Amazon et eBay. L’enseignement que nous pouvons en tirer est le suivant : si votre service est bon alors ces différentes technologies (et les plus récentes en particulier) ne doivent vous servir qu’à enrichir l’expérience utilisateur que vous proposez. Par contre si votre service n’est pas performant alors ne rêvez pas, l’interface (quelle que soit la technologie utilisée) ne compensera pas une expérience utilisateur négative.

Je vous laisse méditer là dessus…

Connaissez-vous le *-commerce ?

Je me suis amusé ce midi à comptabiliser toutes les déclinaisons du commerce en ligne dont j’ai déjà entendu parlé sur la blogsophère :

  • le m-commerce sur les terminaux mobiles ;
  • le b-commerce sur les blogs (voir à ce sujet mon précédent billet : Finalement, le b-commerce existe !) ;
  • le t-commerce sur les terminaux reliés à des télévisions (de type Set Top Box) ;
  • le d-commerce pour les applications desktop comme iTunes ;
  • le v-commerce pour les univers virtuels (cf. ce billet de Cédric) ;
  • le w-commerce pour les widgets (à l’image du Cdiscount Alert) ;
  • le s-commerce pour les réseaux sociaux et autres sites de social shopping

Finalement, est-ce que tout ça n’est pas un peu ridicule ? Je serais partisan de tout regrouper sous la dénomination e-commerce, parceque dans e il y a electronic, et moi ça me suffit. Et vous ?

Tout savoir sur les widgets

J’ai déjà eu de nombreuses occasions de vous parler des widgets, mais sans jamais réellement prendre le temps de bien vous expliquer ce que c’est et ce à quoi ça peut servir. Je vous propose donc un petit B-A BA des widgets.

C’est quoi un Widget ?

Pour faire simple : les widgets sont des petits modules autonomes et connectés en permanence qui servent à rapatrier de l’information en temps réel (cours de bourse, météo, trafic routier…) ou à surveiller des indicateurs prédéfinis (enchère sur eBay…).

Copie d'écran des widgets

Les widgets nécessitent un moteur (widget engine), un logiciel qui permet de faire tourner ces mini-applications et de les gérer. Il existe quatre types de moteur de widget :

  • les moteurs intégrés au système d’exploitation (comme le Dashboard d’Apple ou comme les gadgets de Windows Vista) ;
  • les moteurs sous forme de logiciel (c’est le cas de Yahoo! Widget, de Google Desktop, de Kapsules sous Linux ou encore de KlipFolio – on parle également du futur Apollo d’Adobe) ;
  • les moteurs en ligne qui sont en fait les page personnalisables que vous utilisez sans doute (Netvibes, Google ig, Live…) ;
  • les moteurs intégrés à des services en ligne (comme c’est le cas pour MySpace, WordPress ou encore Dotclear 2).

Et comme rien n’est simple dans le monde de l’informatique, nous avons également deux cas de figure où ça se complique :

  • Opera qui est un navigateur ET un moteur de widget ;
  • les moteurs qui se partage les mêmes widgets (comme c’est le cas pour Live et Vista de même que Google Desktop et Google ig).

Ca sert à quoi un Widget ?

Les widgets tournent en tâche de fond ou en surimpression sur le ou les logiciels que vous êtes en train d’utiliser. Ceci est particulièrement utile quand vous souhaitez avoir un oeil en permanence sur… tout un tas de truc !

On distingue ainsi plusieurs types de widgets :

  • utilitaires (qui donnent l’heure, le nombre d’email dans votre messagerie, les statistiques d’utilisation de votre souris…) ;
  • informatives (qui rapatrie les dernières news, les cours de bourse, les résultats sportifs…) ;
  • transactionnels (qui suivent vos enchères sur eBay ou les promotions en cours chez un marchand en ligne) ;
  • de confort (qui donnent l’état du trafic routier, des phases de lune…) ;
  • promotionnels (qui font un compte à rebours pour la sortie d’un film ou comptabilisent le nombre d’albums vendus ;

Bref, vous l’aurez compris, on s’amuse bien avec les widgets et il en existe des milliers. Je vous recommande donc de faire un tour dans les annuaires de widgets comme WidgBox, WidgiPedia, WidgetBox ou encore WidgeToko.

Quels impacts pour les widgets ?

Il est pour l’instant très délicat de prédire si les widgets ont de l’avenir, mais on peut néanmoins anticiper deux impacts majeurs :

  1. une nouvelle façon de consommer de l’information qui risque d’abaisser l’attention des utilisateurs ;
  2. une nouvelle façon de communiquer et de promouvoir les offres où les marques vont devoir intégrer dans leur stratégie ce nouveau canal de communication / de relation avec les clients et prospects (ex. : un widget sous forme de compte à rebours pour la sortie française de l’iPhone).

Pour en savoir plus sur les widgets, je vous recommande ces quelques liens :

2007, l’âge d’or pour les interfaces de nouvelle génération

Encore une prédiction : L’année 2007 sera une année faste pour les concepteurs d’interfaces. Nous allons en effet être les témoins d’une grande frénésie de l’innovation autour d’interfaces de tout types.

L’avènement des interfaces riches

Ils étaient hype en 2006, ils deviendront banals en 2007, les RIA vont nous envahir et nous n’en avons pas encore exploité tout le potentiel. De même, les RDA devront commencer à voir le jour, mais j’ai déjà eu de nombreuses occasions d’en parler donc je n’insiste pas.

Le renouveau des interfaces mobiles

Entre l’iPhone d’Apple et la version 2 de Yahoo! Go, l’interface va être le prochain terrain de bataille des grands acteurs mobiles, et attendez un peu que les rumeurs du Google Phone se confirme…

Il y a fort à parier que le rythme des innovations va encore s’accélérer avec l’apparition de widgets mobiles et autres Rich Mobile Applications.

Vers la télévision 2.0

Le salon et la sacro-sainte télévision va également bénéficier des interfaces innovantes de l’Apple TV et du Windows Home Server. Ces deux nouveaux entrants iront concurrencer l’ancêtre Tivo, et peut-être bien que Free va nous sortir une Freebox V6 révolutionnaire…

De nouvelles interfaces 3D

Même les interfaces des mondes 3D vont devoir s’améliorer pour pouvoir recruter toujours plus de membres. Second Life (encore lui ?) apporte déjà des choses très intéressantes avec ces menus en forme de camembert (pour une discussion d’experts à ce sujet ça se passe ici : The Pros and Cons of Pie). Il faudra également surveiller les futurs évolution de Google Earth (qui pourrait bien fusionner avec Orkut pour former le premier réseau social en 3D, mais c’est une autre histoire).

Bref, tout ça pour dire que les interfaces que nous avons connût vont progressivement être remplacés par des choses plus sexy et surtout plus simples, qui s’en plaindra ?