La dimension temporelle prend un rôle central dans les applications sociales

Aviez-vous remarqué à quel point nous sommes devenus obsédés par le temps ? Et j’ai bien peur que ce ne soit qu’un début. Le temps est en effêt selon certain LA valeur -phare du début du 21ème siècle : nous payons pour gagner du temps ou pour en économiser.

La dimension temporelle est également au centre de nombreux services, à commencer par les services de présence sociale comme Twitter (« ce que je fais en ce moment« ), Jaiku (« où je suis et ce que fais« ) et dans une certaine mesure Facebook avec le « status updates« .

Il en va de même pour les services de lifelog comme Life2Front (dont j’avais déjà parlé dans un précédent billet), MyLifeBits ou encore SlifeLabs (« sur quelle application ai-je travaillé« ).

Il existe également des services de chronologies collaboratives à l’image de xTimeLine (qui reprend le principe des wikis et dont on parle ici : xtimeline is Wikipedia for History Buffs).

On la retrouve enfin dans des réseaux sociaux comme le tout récent Skaaz qui repose sur des avatars :

skaaz

 

De même que sur SocialStream, le projet de réseaux social 2.0 sponsorisé par Google, dont vous pouvez voir un aperçu en vidéo ici :

http://video.google.com/googleplayer.swf?docId=-6610704975433050156&hl=fr

Bref, le temps va devenir une notion omniprésente dans nos vies (numérique) et la dimension temporelle va devenir un critère de différenciation fort pour les éditeurs. Au fait, vous ai-je parlé du Time Machine d’Apple ?

12 commentaires sur “La dimension temporelle prend un rôle central dans les applications sociales

  1. Pour approfondir la réflexion sur « le temps qui passe » et la nostalgie/frustation de ce que l’on oublié , je vous invite à lire :

    – les articles de Christophe Deschamp traitant de la « Mémoire numérique » (et son concept de Personal Knownledge Management, appelé PKG) sur son blog Outils-Froids.
    http://sujets-chauds-swicki.eurekster.com/personal+knowledge+management/

    – la proposition d’un « Droit à l’oubli » de Denis Ettighoffer
    http://ettighoffer.com/fr/idees/idees8.html

    – et ma réflexion sur la pertinence d’une « mémoire numérique perpétuelle » où je cite à la fin une suggestion de classification de nos données et « traces » numériques en fonction de leur intêret dans le temps, qui donne une piste sur la façon de traiter ces informations.
    http://labs.miaouw.net/categories/metaphysiques-quotidiennes/reflexions/

    Ma citation préférée: « Que reste t’il de ce l’on a pensé et non dit ? »
    Titre d’une oeuvre de Richard Baquié, sculpteur contemporain marseillais, qui consacra de nombreuses scultures aux événements anodins de notre vie…

    Personnellement, ayant découvert l’informatique à 10 ans en 1985, je suis stupéfié par les progrès qui permettent maintenant de ne plus perdre des données numériques. Notamment depuis que les disques-durs sont devenus le premier média de stockage, et bien plus fiable que les disquettes, CD, ou DVD qui encaissent mal l’usure du temps et des usages.

  2. Je n’ai pas compris cette notion de temps dont tu parles.

    En effet il n’y a pas de durée, de portée temporelle ou de simultanéité.

  3. @ Simon > iStalker, tout à fait – tout à fait. On est dans le même état d’esprit où la dimension temporelle sert de support à une application sociale.

    @Ropib > La notion de temps est un avantage concurrentiel par rapport à d’autres services : la liste d’amis ne suffit plus, il faut maintenant savoir ce qu’ils font, ce qu’ils ont fait ou vont faire (et où et avec qui).

    /Fred

  4. Sur ce thème, je vous conseille
    le livre passionnant de prospective Futur 2.0 aux éditions FYP.
    Le temps y est abordé sous u
    l’aspect connexion. En résumé, selon Daniel Kaplan : « beaucoup d’idées seront à repenser : la différence entre réalité et représentation, la différence entre naturel et artificiel. »

    La déconnexion telle que nous la connaissons actuellement, deviendra un enjeu majeur et développera des comportements spécifiques liés au flou, au déguisement et à la volonté de travestir la réalité.

    D’autre part, cela provoquera des changements profonds sur notre activité médiatique.
    Selon un autre chercheur cette omniconnexion des objets, des lieux, aura pour conséquence de produire un nombre d’information exponentiel. Ainsi chacun de nos actes produira ce qu’appelle Frédéric kaplan « des traces ».

    Chaque personne pourra ainsi accéder à ses propres traces et découvrir et méditer chaque jour sur son existence sous une perpective inédite et originale. La volonté de les partager et donc de les publier deviendra une suite logique du processus.

    Les traces deviendront un contenu médiatique à part entière et une activité quotidienne.

    Bref…

  5. « La volonté de les partager et donc de les publier deviendra une suite logique du processus. »

    C’est l’inverse qui va se passer ; c’est la possibilité de partager et ré-explorer / découvrir nos traces sous un nouveau jour, avec l’interaction que çà aura sur notre entourage, qui va donner l’envie d’en générer de plus en plus…

  6. Je suis évidemment d’accord avec le fait que la possibilité de re-découvrir nos trâces va permettre de créér un nouveau processus médiatique avec l’interaction que l’on peut imaginer…
    Le sujet est passionnant

  7. Skaaz j’ai testé mais j’ai vraiment été déçu. Ca part d’une bonne idée, mais tout est payant, et le répondeur n’est pas très au point…

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