Compte-rendu du Festival de la Publicité : Jour 2

Réveil matinal (et glacial) en ce deuxième jour de mon périple à Méribel où la montagne avait revêtu sa plus belle apparence : temps froid et sec, ciel parfaitement bleu.

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Avec un temps pareil, le business center est complètement déserté et nous sommes à peine une dizaine (sur plusieurs centaines de festivaliers) à nous partager l’espace et la connexion Wifi :

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J’en profite pour m’installer sur ce fauteuil très original du stand Orange qui intègre une petite tablette pour mon portable.

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Ainsi parfaitement installé je me lance dans une longue séance de Google Reader (près de 850 billets publiés en un peu plus de 24 H… il va vraiment falloir que je fasse le tri dans mes flux…).

Le marketing collaboratif : quelle relations entretenir avec un Empowered Consumer ?

Une table ronde à laquelle participait François Laurent (du blog Marketing is Dead), Thierry Maillet (auteur du livre « Génération participation« ) et Jean-Paul Baradel (le patron del a CRM chez Danone) :

  • La notion de marketing collaboratif n’est pas une révolution puisqu’elle a émergée dans les années 60 aux États-Unis avec les premières expérimentations de démocratie participative ;
  • La collaboration favorise l’élévation des consommateurs dans une recherche du « savoir acheter » ;
  • La participation est une exigence, une nécessité en cette époque caractérisée par l’hyper-choix (85.000 produits référencés en moyenne dans les hypermarchés pour seulement 750 produits consommés par an dans les foyers) ;
  • Les consommateurs ont développés des capacités et se sont appropriés des outils leur permettant de contrecarrer la communication descendante des grandes marques ;
  • Certains bénéfices produits sont devenus trop complexes pour se contenter d’un spot TV de 30 secondes (ex. les yaourts Essensis et la boisson Actimel) ;
  • Les entreprises récentes ont compris qu’elles devaient descendre de leur piédestal et se rapprocher des consommateurs, illustration avec les logos tout en majuscule des marques historiques (RENAULT, BNP, AIR FRANCE) et les logos en minuscules des nouvelles stars (Google, Amazon, eBay).

Une discussion intéressante, mais je regrette de ne pas avoir pu parler de deux exemples emblématiques : Dell Ideastorm et Crowdspirit.

Moment de détente lors du déjeuner autour d’une bonne choucroute (tout est normal) et de discussions animées sur les modèles gratuits de l’industrie musicale (cf. le dernier album de Radiohead) et cinématographique (le prochain volet de Jackass sera visiblement proposé en téléchargement libre) qui risquent de contaminer l’industrie du livre.

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Réseaux sociaux et univers virtuels : Mythe ou réalité

Grosse déception puisqu’ils nous avaient attribués une toute petite salle pour ma conférence (il a fallu rajouter des chaises en cours de présentation). Quelle dommage qu’il n’y ait pas eu de possibilité de filmer mon intervention (c’était pourtant prévu).

Du coup, nous essayons de réfléchir avec l’équipe du Public Système à une seconde présentation à Paris au cours du mois de Janvier.

Voilà, c’est déjà la fin de mon séjour. Je repars un peu frustré de n’avoir assisté qu’à une partie de ce festival. J’en retiens une ambiance très décontractée et une profession qui se pose tout de même beaucoup de question.

Le web 2.0 et ses outils de consumer empowerment fait visiblement très peur aux annonceurs qui ne jurent plus que par l’engagement de la marque et le dialogue avec les clients finaux. Tant mieux !
J’espère ne pas avoir embrouillé mes interlocuteurs avec mes histoires de plateformes sociales de nouvelle génération, de casual games et de web 3.0…

Compte-rendu du Festival de la Publicité : Jour 1

Ça y est, me voici enfin à Méribel. La neige est abondante et le soleil superbe, ça va être dur de se concentrer…

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Enjeux et perspectives du marketing relationnel en 2008

Une table ronde organisée par La Poste avec des représentant d’ING Direct, du CIC, de FullSix et de G2. Pourquoi et comment les marques peuvent et doivent innover dans leur stratégie relationnelle :

  • Les marques vont être confrontées à plusieurs défis : la maîtrise des différents canaux, l’authenticité de leur discours (sincérité du message), la parfaite connaissance du cycle d’achat des clients, l’identification des bons clients (scoring), la mesure de la satisfaction ;
  • La multiplication des dispositifs et des canaux peut être néfaste si elle se fait au détriment du message (beaucoup de moyens engagés dans l’exécution et pas assez dans la réflexion) ;
  • Nous sommes dans une époque où les clients sont confrontés à un hyper-choix de produits, il faut donc les chouchouter et les conforter dans leur choix ;
  • L’engagement de la marque est clé dans la relation : sur la réactivité, sur les nouveaux services, sur la satisfaction… mais il faut néanmoins aller plus loin pour continuer à croitre et recruter de nouveaux clients (d’où une dérive publicitaire avec une surenchère dans les promesses qui perturbe les prospects et parasite leur décision) ;
  • La création artistique ne fait pas la différence dans une campagne, elle offre de la constance dans l’identité de marque (c’est une condition nécessaire mais pas suffisante, seule la proposition  – offre / prix – peut accélérer de façon significative le recrutement) ;
  • On ne peut pas opposer efficacité (ROI) et créativité (identité de marque), ces deux notions sont indépendantes voir complémentaires ;
  • Gros big bang à prévoir avec la numérisation complète de la radio et de la télévision (numérique terrestre), cette transformation va permettre aux annonceurs / agences / régies de développer des capacités d’analyse beaucoup plus fines et en quasi temps-réel de l’efficacité des campagnes (équivalente au search).

Les futurs défis à relever :

  • Domestiquer la complexité des nouveaux usages en ligne (réseaux sociaux…) ;
  • Trouver les bons leviers pour émerger / exister sur le web dans des ordres de coûts qui restent raisonnables ;
  • Maîtriser la connaissance des segments (caractéristiques, comportements…) en fonction des canaux.

Une table ronde intéressante mais si nous étions dans un registre « enfonçage de portes ouvertes ».

The Future of Advertising

Salle bondée pour l’intervention de Sir John Hegarty de l’agence BBH. Un discours parfois approximatif sur l’avenir de la publicité et des stratégies de marque :

  • Les médias numériques favorisent l’émergence de conversations interactives et en temps-réel, le tout mesurable et archivable ;
  • Les marques chinoises et indiennes travaillent dur pour essayer de reproduire le succès de marques occidentales en émulant leur stratégie ;
  • La popularité est la devise de notre époque pour les marques, elle est intimement liée au pouvoir de séduction et elle n’est pas régie par la logique ;
  • La réputation des marques n’est pas faite par ceux qui achètent, mais par ceux qui la façonnent en reconnaissant le statut identitaire qu’elles procurent (« je suis ce que je consomme« ) ;
  • Les marques les plus fortes évitent le dialogue, elles imposent leur vision (ex. Apple) ;
  • Nous sortons de l’ère de l’interruption (coupures pub, pop-up, interstitiels…) et entrons dans l’ère de l’engagement et du partage d’expérience.

Mouais… je reste sur ma faim par ce discours très creux qui encore une fois se contente d’enfoncer des portes ouvertes.

L’après-midi est clôturée par un tournoi de bowling sur lequel je ne m’attarderais pas (rapport à mon score minable).

Remise des prix du marketing relationnel

Grande soirée de remise de prix qui récompensaient les meilleures réalisations françaises et européennes. Bien que cette soirée concernait les campagnes intégrées (ou multi-canal, c’est comme vous préférez), il était manifeste que le web jouait un rôle plus que prépondérant dans ces différentes campagnes. Pour les résultats, c’est ici : Festival de la Pub de Méribel, les résultats du Marketing.

J’ai particulièrement apprécié les Masters de la Création où des agences présentaient des créations originales et fictives de mailing, une sorte du R&D tournant autour du papier et de l’enveloppe. Des créations très originales.

Nous avons ensuite eu droit à une initiation à la motoneige. Beaucoup de bruit et de testostérone (« regardez un peu mon gros engin« ), mais je me suis bien amusé quand même !

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Le tout suivit d’un grand dîner dans la plus pure tradition savoyarde (fondue pour tout le monde).

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Ensuite c’était retour à l’hôtel et écroulage sur mon lit pour une bonne nuit de sommeil.

Amazon contraint de faire payer les frais de livraison

Le Syndicat du Livre Français vient de remporter la bataille juridique qui l’opposait à des boutiques en ligne dont Amazon et Alapage. Motif du litige : la gratuité des frais de port. Donc pour faire simple : Ce syndicat vient de condamner les clients qui le font vivre à payer des frais de livraison.

C’est un article de loi datant de 1981 (il y a donc 26 ans) qui a eu raison de la bonne volonté de ces cyber-marchands. Bonne volonté dont le patron d’Amazon avait fait son crédo (voir à ce sujet un billet rédigé il y a près de 3 ans : La fin de la publicité).

Je ne sais pas trop quoi dire sur cette décision absurde. Je suis triste… très triste d’être contraint par la loi de payer des frais de livraison. Une fois de plus, la France ne s’illustre pas : Amazon Ordered to End Free Delivery on Books in France.

Plus d’infos ici : Que pensez-vous de la remise en cause de la gratuité des frais de livraison pour les livres achetés en ligne ?

Qu’à cela ne tienne, je resterai fidèle à Amazon… et à la librairie de mon quartier. L’un m’apporte du confort et de l’exhaustivité aux meilleurs prix, l’autre m’apporte du conseil expert et de la proximité. Comme quoi, ces deux comportements d’achats ne sont pas antinomiques.

En route pour le Festival de la Publicité de Méribel

Je serais à partir de demain à Méribel pour le Festival de la Publicité. La station est gavée de neige mais je ne devrais pas avoir trop de mal à rejoindre le centre de conférence.

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J’interviendrais vendredi après-midi lors d’un atelier organisé par Le Public Système : « Réseaux sociaux et univers virtuels : mythe ou réalité ? » (à 15 H en salle Dahus).

J’essayerai de faire des comptes-rendus des différentes conférences auxquelles j’assisterai, ça va dépendre de la connexion wi-fi que l’organisation mettra à notre disposition…

Compte-rendu du Yulbiz N°4

Changement de décor pour cette quatrième édition de Yulbiz-Paris, le Pub O’Malley a donc accueilli une quarantaine d’enthousiastes :

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Beaucoup de questionnements autour de Facebook, des prochaines innovations de Google, du retour probable de Yahoo! sur le devant de la scène… Bref, nous avons parlé de tout mais personne n’a pensé à remplir mon petit carnet ! En fait si, j’ai deux réponses mais ce n’est pas assez pour en faire un compte-rendu détaillé.

Je tiens à saluer l’exceptionnelle diversité géographique des participants : français, belges, québécois, suisses, américains… il faut dire que Le Web 3 attire beaucoup de monde, et certains s’étaient visiblement trompés de soirée !

Il faut dire que les discussions étaient nombreuses et passionnantes, j’ai notamment eu l’occasion d’échanger avec les fondateurs de nombreuses start-up (Inpowr, Radionomy, NooProject…).

Pour celles et ceux qui n’ont pas pu être présent, je vous recommande les comptes-rendus suivants :

Prochaine édition : normalement mi-janvier.