2010 sera-t-elle l’année de l’informatique nomade et polymorphe ?

Après presque 30 années de domination sans partage, j’ai comme l’impression que l’outil informatique traditionnel (écran + clavier + souris) est en train de sérieusement se ringardiser. Le couple Windows – Intel semble en effet avoir atteint son apogée et l’on se dirige tout droit vers un nouveau cycle d’innovation pour faire émerger de nouvelles catégories de terminaux et de nouveaux usages.

De l’internet mobile à l’internet nomade

Je pense ne pas me tromper en disant que la révolution mobile a fait long-feu en France et dans les pays occidentaux en général. Autant l’Asie a connu un formidable essor des services mobiles dans les années 2000 (principalement en Corée du Sud et au Japon), autant le WAP évoque un demi-échec (lire à ce sujet Ne confondez plus internet mobile et internet en situation de mobilité). Mais ne parlons plus du passé et tournons-nous vers l’avenir car l’avènement de l’iPhone et des netbooks a permit au marché de comprendre qu’il n’est pas forcément nécessaire d’avoir un écran de 19″ et un processeur à quadruple-coeur pour profiter de services en ligne dans de très bonnes conditions. L’idée étant de compenser du débit et de la puissance par de l’autonomie et de la praticité (il faut 30 secondes pour allumer son iPhone et relever ses mails).

De plus, je note une forte volonté des industriels de sortir de l’impasse du web gratuit où les producteurs et distributeurs de musique, films, séries TV, news… s’arrachent les cheveux pour trouver des modèles économiques viables sur un média où les utilisateurs sont habitués au tout gratuit. Les conditions de marché semblent donc réunies pour initier la révolution de l’outil informatique et sortir de la domination du PC (dans le sens « Personnal Computer« ).

Bien évidement il existera toujours et nous continuerons à utiliser des ordinateurs (fixes ou portables), mais ils devront partager leur part d’audience avec d’autres types de terminaux qui nous permettrons de consommer des contenus, d’exploiter des services et de prolonger nos interactions sociales dans d’autres contextes. Ces terminaux nous les connaissons déjà (smartphones, netbooks, touchbooks, terminaux grand public ambiants…) mais leur prolifération et la part d’usage que nous leur réservons va petit à petit augmenter et inverser la tendance.

allbook

Eric Schmidt, PDG de Google, a ainsi déclaré que l’avenir de l’internet était au mobile. Ce n’est pas également un hasard si Steve Jobs a annoncé en ouverture de sa dernière keynote qu’Apple était une société de terminaux mobiles. Non pas que ces patrons ne croient plus en l’informatique « traditionnelle », mais plutôt que les meilleures opportunités sont à chercher en dehors du cadre des ordinateurs tels que nous les connaissons (avec écran, clavier et souris). L’approche de services morcelés en widgets (ou applications chez Apple) semble en effet beaucoup plus facile à contrôler (d’un point de vue modèle économique).

Nous ne parlons pas seulement des terminaux qui tiennent dans la poche et que nous trimbalons partout avec nous, mais plutôt des terminaux à encombrement réduit et à grande autonomie qui peuvent servir partout mais dont l’essentiel des usages se fait en intérieur dans votre salon ou chambre (à l’image des consoles de jeux portables comme la Nintendo DS). L’avantage de ces terminaux est de supprimer toute dépendance aux fils (alimentation, réseau), nous parlons plus ainsi d’internet nomade plutôt que d’internet mobile.

Une course à la taille critique pour les systèmes d’exploitation

Il en va de même pour l’iPhone, terminal mobile de référence qui est également capable de rendre de très bon services d’appoint pour vous éviter d’avoir à démarrer votre ordinateur (regarder la météo ou le programme TV, vérifier ses emails ou Twitter, jouer 5 minutes…). L’iPhone et son modèle de distribution fermé fait ainsi beaucoup d’envieux. Nombreux sont ceux qui aimeraient bien réitérer cet exploit à l’image de Palm, Blackberry ou encore de cette alliance entre 24 opérateurs pour lancer une plateforme ouverte d’applications sur mobiles. Le but de la manoeuvre est de créer un marché-cible suffisamment grand pour créer un écosystèmes de développeurs et d’éditeurs d’applications.

OK très bien, mais il va falloir faire preuve de plus d’ambition pour convaincre le marché. D’autant plus que cette alliance ne prend en compte qu’une partie de l’équation (les terminaux mobiles). Je suis ainsi beaucoup plus attentif au tout récent partenariat entre Nokia et Intel pour fusionner leurs systèmes d’exploitation respectifs (Maemo et Moblin) en une plateforme unifiée du nom de MeeGo.

MeeGo
MeeGo, le système d'exploitation multi-terminaux

L’idée est de construire sur un noyau Linux une architecture logicielle suffisamment souple pour s’adapter à différents types de terminaux connectés :

MeeGo-Architecture
L'architecture logicielle de MeeGo

En proposant une plateforme logicielle unique pour un grand nombre de terminaux (smartphones, netbooks, TV et véhicules connectés…), Nokia/Intel s’assurent ainsi un soutien de nombreux développeurs et éditeurs souhaitant toucher un maximum de cibles et décliner leurs applications sur un maximum de terminaux en un minimum de temps. Nous allons donc très probablement assister à une course à la taille critique. Je ne pense pas qu’un système va écraser les autres mais plutôt une configuration où le marché est réparti entre 4 à 5 OS.

Des terminaux polymorphes pour contenter le plus grand nombre

À partir du moment où le « problème » du système d’exploitation (et du nombre d’applications disponibles) est résolu, rien n’empêche les industriels de segmenter le marché à l’infini et de proposer différents formats de terminaux pour cibler de façon plus fine les différentes niches de clients.

Des touchbooks pour petits et grands
Des touchbooks pour petits et grands

Le but de la manoeuvre est de proposer des machines parfaitement adaptées aux clients-cibles. Ça fonctionne donc pour les petits avec le iXL de Play Fish mais ça pourrait aussi fonctionner pour les séniors ou n’importe quelle autre niche.

Et puisque l’on parle de segmentation, impossible de ne pas évoquer le tout récent Windows Phone de Microsoft. Conscient du retard accumulé avec Windows mobile, les équipes de Microsoft ont pris la décision radicale de faire table rase du passée et de proposer un tout nouveau concept avec cette téléphone grand public propulsé par le système d’exploitation du Zune.

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Sage décision car le marché des smartphones sur-puissants à vocation BtoB commence à être sacrément bouché (Symbian, Android, BlackBerry, Palm). C’est donc un coup de maître de la part de Microsoft qui rompt définitivement l’héritage culturel de Windows et Office pour se montrer sur un nouvel angle (Xbox, Zune, Facebook). Ce nouveau positionnement grand public et plus abordable en terme de sophistication et de prix va permettre à Microsoft de réduire considérablement la pression concurrentielle en s’attaquant au middle-market (situé entre les téléphone basics et les smartphones).

Nouveaux usages = nouveaux revenus (ou pas)

Je n’ai pas eu la chance de participer au grand raout annuel de la mobilité à Barcelone (le Mobile World Congress), mais les comptes-rendus que je peux lire à droite et à gauche (cf. Mobile World Congress: some thoughts on day 1) me laissent penser qu’une nouvelle vague d’innovation est en train de déferler avec beaucoup d’investissements dans le software, une segmentation plus fine et une réflexion de fond sur les usages. Et même si les terminaux sont globalement plus intelligents, la sur-enchère technologique semble être compensée par des approches marché plus pertinente : Moins de puissance mais plus d’autonomie, de confort, d’adéquation…

L’innovation s’accélère, et les géants du monde informatique (Google, Apple, Microsoft) ne compte pas se laisser distancer. Pourquoi ? Tout simplement car cette vague de terminaux alternatifs va avoir une conséquence directe sur les revenus générés par la vache à lait du web : la recherche. Autant les ordinateurs sont parfaitement équipés pour faire une recherche dans de bonnes conditions (clavier complet pour saisir les mots-clés, large écran pour afficher les résultats, souris pour naviguer dans les résultats), autant sur un touchbbok ou un smartphone c’est complètement différent car les périphériques de saisie / d’affichage rendent la recherche plus délicate.

Nous sommes ainsi dans une dynamique de découverte plutôt que de recherche. Les géants comme Google, Apple et Microsoft investissent massivement pour ne pas perdre le contrôle de l’interface et se réserver des espaces de valorisation et de mise en avant du contenu. Les bannières et autres mots-clés sponsorisés vont donc être remplacés par des têtes de gondoles. Qui s’en plaindra ?

Un nouveau paradigme de l’outil informatique

Les 10 dernières années ont été consacrées au perfectionnement des services et contenus web consommés au travers d’un ordinateur. Les 10 prochaines années seront consacrées à la découverte de nouveaux services / contenus et à l’appropriation de nouveaux types de terminaux aux contraintes et spécificités très variées. Tout ceci vous semble peut-être un peu lointain, mais je vous donnes rendez-vous en 2020 pour faire le point sur ces usages nomades et surtout sur l’impact qu’ils vont avoir sur notre façon de concevoir, distribuer et consommer de nouveaux services et contenus. Peut-être engendreront-ils de nouvelles formes de dépendance ou de cyber-criminalité…

Je suis en tout cas fermement convaincu que nous entrons dans une nouvelle ère, celle de l’informatique nomade, tactile et sociale. Il va donc nous falloir complètement ré-inventer les expériences utilisateur (interfaces et contenus) pour mieux coller à ce paradigme du marché.

26 commentaires sur “2010 sera-t-elle l’année de l’informatique nomade et polymorphe ?

  1. Je ne suis pas certain que le produit soit l’avenir de l’économie et que la rematérialisation des échanges soit le sens de l’histoire (c’était, je crois, tout l’objet de l’invention du capitalisme). A part ça…

  2. Je suis un peu triste, en grand passéiste que je suis, de devoir renoncer à ma chaise et ne plus pouvoir faire autrement que marcher, courir, passer mon temps dans des transports en commun ou à la terrasse de café pour pouvoir profiter d’Internet – d’autant plus triste que les usages ici esquissés sont séduisants.

  3. @ Thomas > Mais qui a dit que l’informatique nomade doit nécessairement être consommée en situation de mobilité ? Rien ne t’empêche de lire des contenus sur un touchbook ou d’envoyer des messages sur un smartbook depuis ta chaise préférée ou ton canapé. Là où ce scénario est séduisant, c’est qu’il multiplie le nombre de terminaux par foyers (= opportunités de contact / vente).

    /Fred

  4. Je forçais le trait. Vous avez évidemment raison. Mais j’avoue attendre d’avoir entre les mains un Ipad pour mieux m’en rendre compte tant je reste attaché à la taille de l’écran.
    Je suis régulièrement bluffé par ce que propose mon Iphone, et je le suis d’autant plus que j’ai osé pendant longtemps prétendre que je ne ferais rien d’autre avec mon téléphone que téléphoner ; néanmoins, je suis aussi régulièrement frustré. Vous évoquiez la nécessaire adaptation des outils de recherche, que dire du moindre lien reçu, inexploitable sauf à zoomer / dézoomer sans fin, de la rédaction d’un texte dépassant 3 lignes, du visionnage d’une vidéo, etc.
    Tout est génial et frustrant, actuellement. Il va sans dire que je suis assis derrière un ordinateur pour faire ce témoignage de vieux con.

  5. Bonjour et merci pour cet article ! D’un point de vue utilisateur, je suis plutôt enthousiaste quant à la diversification des terminaux. D’un autre point de vue, je m’interroge quant à la difficulté d’adapter sa présence (pour une marque) aux différents supports.

    Alors qu’hier et un peu moins aujourd’hui, les concepteurs se prenaient la tête pour avoir un site compatible multi navigateur alors qu’il y a une certaine « normalisation », demain il faudra être compatible multi navigateur et multi terminaux finalement. Qu’en penses tu ?

  6. Bonjour,

    le modèle économique mis en place par Apple avec l’Appstore et Itunes, n’est-il pas une résurgence du modèle économique du minitel ?
    Je m’explique :
    A 1 terminal est associé 1 type de facturation pour l’utilisation de services.
    Le minitel n’était-il pas déjà un modèle de distribution fermé ?
    Mis à part qu’aujourd’hui on ne facture plus au temps de connexion mais au téléchargement d’une appli, d’un morceau de musique ou d’une vidéo.
    En lisant le présent article, ne peut-on pas se demander si l’on ne revient pas à des modèles de facturation dépendant du terminal qui déterminera la nature et le prix du service consommé ?

    FJ

    PS : Je suis peut-être encore plus passéïste que Thomas…

  7. Je pense que les PC resteront des PCs mais consommeront moins.
    Mais le telephone, c’est un complement, ca ne remplace pas un PC.
    On aura donc les deux en parallele.

  8. Bonsoir,
    je partage en partie cette analyse car internet ne va pas devenir nomade mais (enfin) cross-platform.
    Par exemple j’ai lu cette article sur mon téléphone ce midi et je le commente sur mon pc ce soir.

    C’était un phénomène de fond que l’iPhone a fait apparaitre au grand jour. Il ya 3 an dire qu’une grande marque doit développer un site web, une application pour un téléphone et faire un groupe Facebook, c’était passer pour un fou … aujourd’hui c’est l’évidence.

    Les tablettes (iPad & Co) ne sont qu’un pas de plus dans cette logique (de cross-platform).

    Par contre je suis entièrement d’accord avec le problème de la taille, tout le monde vénérait la loi Moore sans réfléchir. Elle n’interdit pas la réduction des terminaux (et donc un problème de place) ni une réduction du débit (la 3G est nettement moins rapide que la fibre optique).
    Le problème se pose surtout pour les contenus web, c’est bien de faire un site full flash mais c’est dommage ya pas de Flash sur iPhone/iPad … une super vidéo de 30Mo, en 3G c’est pas possible.

    @Sylvain: pour le problème de cross-platform il ya le paradigme MVC (Modèle-Vue-Contrôleur) qui sépare la présentation (html+css), le contrôleur (javascript) et les données (xml). Du coup il suffit de refaire la présentation pour les différents terminaux.

  9. Excellent article. Où l’on voit ce qu’on pressentait depuis le début : internet est protéiforme, adaptable, étirable dans tous les sens, et devient ce qu’on en fait.
    Certains apprécient de le consommer à domicile, au chaud devant leur PC. D’autres l’utilisent comme une messagerie. D’autres comme un outil de travail, ou de loisir, etc. Et le plus souvent nous mélangeons ces situations au fil de nos occupations.
    La notion de kiosque évoquée plus haut me semble aller à l’encontre du sens de l’histoire. Je pense que ce qu’Apple a obtenu avec l’Iphone (vendre ce qui était gratuit) est un effet d’aubaine qui va rapidement disparaitre. Au début des PCs aussi, on achetait des CD-Rom chez Micro-Applications…
    L’étonnant dans l’évolution actuelle, c’est qu’elle ne fait pas disparaitre l’existant : PC portables et ordinateur de bureau existent toujours, malgré la montée en puissance d’autres terminaux. Ce n’est donc pas une évolution, mais un déploiement d’usages.
    Et comme vous le dites si bien, une diversification de services et de contenus liés au support.

  10. @ Sylvain > Le modèle MVC a ses limites et les terminaux de type touchbook ou Chumby ne peuvent se contenter d’une CSS spécifique, il faut repenser l’interface et l’application.

    @ Laurent > Petite précision : Le web n’est pas gratuit car les contenus ne sont pas gratuits. Cette nouvelle génération de terminaux va permettre de mieux maitriser la chaine de distribution et de monétiser des contenus et services de qualité. Non seulement cela va tier la qualité vers le haut mais ça évitera en plus le phénomène de consommateur boulimique qui télécharge tout ce qu’il peut sur Bit Torrent mais ne fait que picorer sans réellement apprécier.

    /Fred

  11. Frédéric : bien sûr que les contenus ne sont pas produits gratuitement, mais le mode de consommation du web invite à la mise à disposition gratuite de ces contenus.
    Pour en avoir fait l’expérience dans le jeu online, le contenu fait venir l’internaute, mais c’est le service lié qui rentabilise le site. On ne pourra jamais maitriser la duplication d’un contenu numérique, mais le service associé oui, et c’est là que ce trouve la réelle valeur ajoutée du net par rapport aux circuits de distributions classiques.

    Exemples :
    – musique gratuite > abonnement, concert, produit dérivé payants,
    – logiciel gratuit > support payant,
    – livre gratuit > accès au « fan-club » payant,
    – musée virtuel gratuit > visite réelle payante,
    – etc.

    Vouloir revenir à des contenus payants (sauf pour les domaines très pointus) me semble être un point de vue féodal, basé sur l’échange argent / marchandise obsolète dans le monde numérique où tout contenu est reproductible à l’infini.
    Cela dit, Apple a joué un coup de maitre, mais ça sera l’exception qui confirme la règle.

  12. @ Frédéric: le modèle MVC est plus poussé que celà, si les informations sont contenu dans du HTML c’est déjà un non-respect de MVC (HTML est un langage de présentation). Un exemple de modèle MVC correct est une application avec un client lourd (un exécutable) et un client léger (une page web), les deux client se connectant à un même serveur MYSQL.

    @ Laurent: Chris Anderson dans « Free ! The Future of a Radical Price » parle justement de ce problème. Mais le découpage n’est pas aussi net, il faut une partie de contenu gratuit et une autre payante. Car si certaines entreprises peuvent offrir un service d’autres (ex: Magasines, studios de cinéma) n’ont que du contenu et doivent donc faire payer une partie de celui-ci.

  13. @sylvain: Si on n’a pas de valeur ajoutée on disparait où l’on vit sur de la pub. Si on a de la valeur ajouté, pour un magasine par exemple: enquete exclusive etc. c’est du contenu monétisable. cf mediapart.
    Où alors façon « devenir fan », s’afficher sur le mur cf rue89. il y a d’autre manière de mettre en valeur son travail.
    Pour la musique le DL gratuit, et faire payer les éditions spéciales de CD+DVD+goodies. Il faut miser sur la masse gratuite pour dégager un % de payant. Et surtout ne pas vouloir faire vivre des milliers de personnes sur un vieux schéma tel les maisons de disques universal/warner and co.

    Sinon très bon article oui, internet c’est différent usages, comme chaque terminal permet différentes choses. un gamer/monteur vidéo ne se passera pas d’un PC. celui qui utilisait son PC pour écouter des mp3 et lire ses mails n’en a plus l’usage c’est certain.

    Et pour revenir sur le modèle web, c’est le même que pour le modèle software. Ce n’est pas le software qui rapporte, c’est ce que l’on récupère de sa diffusion: des données, des stats, un service après vente, des dev spécifiques. Si on devait rentabilisé un logiciel de gestion juste sur la vente de celui-ci il faudrait le vendre vraiment, mais vraiment très cher..

  14. Je ne suis qu’utilisatrice et non conceptrice et encore moins informaticienne et en tant qu’utilisatrice je suis enthousiasmée par la mobilité Internet MAIS : les prestataires de service Internet ne suivent pas partout, même en Europe de l’ouest ! Alors tout cela n’est-il qu’un rêve de concepteur à côté de la réalité technique quotidienne ?
    Super tous ces nouveaux appareils MAIS : personnellement, je refuse d’être réduite à l’utilisation d’un écran tactile pateau que je ne peux que « touch(er) », où je ne peux même pas apposer la finesse d’un trait de crayon et surtout où la personnalité de mon écriture, mon identité, est anéantie dans un système uniforme où le consommateur est réduit au tarif uniformisé que lui impose le prix de son appareil de masse.
    Super des logiciels gratuits sur Internet : à quel prix conserve-t-on sa confidentialité ? Qui me dit que mes fichiers ne seront pas piratés, même par ces fournisseurs en ligne ?
    Et enfin, je ne pense pas à chaque minute, à chaque situation, à chaque attitude à être connectée à un réseau dit social qui me désocialise de ma réalité quotidienne à échelle humaine.
    Bref : encore une fois le marketing passe l’utilisateur au rouleau compresseur.
    Heureusement, quand on analyse les cinquante dernières années, on s’aperçoit que les planifications et les prévisions de la codification de notre société de 2010 ne se sont pas du tout réalisées comme les concepteurs d’alors les avaient prévues.
    Alors, j’espère !

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