Les plateformes numériques digèrent le monde

En 2011, Marc Andreessen publiait son fameux article Why Software is eating the World. Il y décrivait l’importance qu’avaient pris les logiciels dans notre quotidien, ceci à travers les outils numériques. Nous sommes en 2019 et le numérique est omniprésent : il n’y a pas un seul aspect de notre vie quotidienne qui ne soit pas en rapport avec un logiciel. L’assertion formulée en 2011 est donc d’autant plus vraie dans le contexte de l’accélération numérique, surtout avec 4 milliards de smartphones en circulation. Si les logiciels ont dévoré le monde, très clairement ce sont les plateformes numériques qui en ont le plus profité et sont aujourd’hui des agents économiques de première importance.

La plateformisation de notre quotidien est maintenant achevée

L’avènement des plateformes numériques est un sujet que j’aborde depuis de nombreuses années sur ce blog : Comment les plateformes de contenus et services ont redéfini le web et Quand les plateformes numériques passent de l’intermédiation à l’intégration, que reste-t-il aux acteurs traditionnels ? Par « plateforme », j’entends les supports numériques permettant de faciliter la rencontre entre l’offre et la demande. Ebay est très certainement l’exemple historique le plus parlant : si les petites annonces existaient depuis des décennies, la numérisation de ce principe a permit de réduire à quasiment zéro les coûts de mise en relation et de transaction, le tout à l’échelle mondiale (ce qui explique le succès de Ebay et PayPal, le service de paiement qui lui était associé).

Aujourd’hui, les plateformes sont présentes dans tous les aspects de notre quotidien : pour faciliter la circulation du contenu, pour fluidifier l’accès aux services destinés aux particuliers ou aux professionnels, pour simplifier l’accès à l’éducation ou la formation, à la santé… Les plateformes numériques sont les nouveaux circuits de distribution de masse. La preuve avec Uber qui devient le nouveau sponsor officiel de la Ligue 1 de Football à la place de Conforama : Uber Eats nouveau sponsor du championnat dès 2020.

Autre signe des temps, les Internet Trends de Mary Meeker, un document de référence pour comprendre l’évolution et les tendances du numérique (cf. mon analyse de la précédente version : L’accélération numérique est une réalité, et elle profite surtout aux GAFA). La dernière version des Internet Trends fait ainsi la part belle aux GAFA, mais plus généralement à la On-Demand Economy qui représente 56 MM$ aux États-Unis, un segment de l’économie qui a doublé en seulement deux ans et qui emploie près de 7 M de personnes.

Il n’est ainsi pas étonnant de constater que tous les acteurs leaders du numérique exploitent une ou plusieurs plateformes, même des éditeurs comme Adobe (qui possède Behance) ou Activision / Electronic Arts (qui éditent des plateformes de jeux massivement multijoueurs comme Call of Duty ou FIFA).

Les plateformes sont plus puissantes que jamais et s’imposent comme les nouveaux acteurs économiques de référence, présents dans tous les secteurs d’activité : The 150 Apps that Power the Gig Economy.

Vous noterez que si le schéma précédent concerne le marché US, les plateformes numériques ne sont pas un épiphénomène issu de la Silicon Valley, leur hégémonie touche tous les marchés dont la France où elles font vivre des centaines de milliers de personnes, notamment pour faire de la qualification de données afin d’entrainer des intelligences artificielles : Travailleurs du clic, il y aurait 260 000 micro-travailleurs en France.

Quelque part, les plateformes sont la forme la plus aboutie du capitalisme, c’est à dire des marchés qui s’auto-organisent en s’appuyant sur les outils numériques pour fluidifier la rencontre entre l’offre et la demande. Dit comme ça, il y a un petit côté « esclavagisme numérique », mais ne nous enlisons pas dans des considérations politico-philosophiques : des plateformes comme Uber ou Deliveroo offre du travail à ceux qui n’y avaient pas accès, notamment tous les jeunes issus de l’immigration qui habitent dans des banlieues défavorisées. Les plateformes ont réussi à créer de l’emploi là où de nombreux gouvernements de gauche, de droite ou du centre ont échoué. Certes, nous ne parlons pas ici d’emploi à vie avec une couverture sociale en béton, mais d’une redistribution du travail, c’est déjà ça (et ça fonctionne mieux que les 35h).

Dénigrer les plateformes, c’est remettre en cause le principe de décomposition du travail en tâches élémentaires réalisées à la chaine par des petites mains. En ce sens, les plateformes numériques sont à la fois les usines (un lieu où se concentre la main d’oeuvre) et les supermarchés du XXIe siècle (un lieu où se rencontrent l’offre et la demande). Certes, la réalité du quotidien n’est pas très glorieuse (Make Money as a TaskRabbit Tasker: Here’s How It Works), mais le quotidien des ouvriers dans les usines du XXe siècle n’était pas non plus très glamour : un dur labeur pour une faible paye.

Encore une fois : je ne critique pas, j’explique simplement que les plateformes numériques ne sont pas les esclavagistes modernes comme certains penseurs / philosophes le laissent entendre, ce sont des organisations dont l’objectif est de fournir des biens ou services à des clients ou usagers, en s’appuyant sur des ressources dont elles assurent la coordination (cf. la définition de Wikipedia). Au siècle dernier, le moyen le plus efficace d’y arriver était de réunir des salariés dans des unités de production / distribution et de les rémunérer dans le cadre d’un contrat de travail. Au XXIe siècle, la façon la plus efficace d’y parvenir est de s’appuyer sur des outils numériques (notamment les smartphones) pour orchestrer la rencontre entre l’offre et la demande, la production ou la délivrance du service, ainsi que la rémunération à l’acte auprès de professionnels indépendants. Un modèle critiquable, car il n’offre pas la même sécurité qu’un CDI, mais qui fonctionne, à la fois pour un retour rapide à l’emploi, mais aussi pour développer de nouvelles compétences, compléter ses revenus ou mieux gérer l’équilibre entre vie personnelle et professionnelle.

Ce à quoi nous assistons, c’est un authentique paradigme dans notre modèle de société avec la fin l’ère industrielle et des économies d’échelle et le début de l’ère du micro-entrepreunariat (lire à ce sujet le livre de Nocilas Colin : Hedge). Selon ce nouveau paradigme, la puissance des plateformes réside dans leur capacité à très rapidement structurer de vastes écosystèmes avec d’innombrables intervenants autour d’offres et de processus permettant de fluidifier la mise en relation, la transaction et la délivrance. L’industrie lourde a été révolutionnée par l’organisation scientifique du travail (Fordisme), l’industrie des services a été révolutionnée par l’organisation algorithmique des marchés (Uber, Deliveroo…).

Ce qui est valable pour le transport (se faire véhiculer ou trouver un moyen de locomotion ponctuel) ou les services à la personne (se faire couper les cheveux ou prendre un RDV chez un médecin) l’est également pour les loisirs (trouver et consommer un article, un film ou une chanson). Le fait qu’Apple décide de morceler iTunes est une belle preuve de l’efficacité du modèle des plateformes (Apple breaks up iTunes, creates separate Podcasts, TV, and Music apps for macOS) ainsi que de celui de l’abonnement (Apple unveils its $9.99 per month news subscription service, Apple announces Apple TV Plus video subscription service et Apple Arcade is a new game subscription for iOS, Mac, and Apple TV).

Allons-nous nous diriger vers un quotidien où l’on ne possèdera plus rien et l’on se contentera de louer l’accès à des biens ou de commander des services de façon opportuniste quand nous en auront besoin ? Très certainement. En tout cas, le fait que cette réorganisation des marchés repose sur des algorithmes conçus et maitrisés par des sociétés américaines inquiète l’Union Européenne qui cherche à limiter le pouvoir des géants du numérique : European Parliament passes online platform rules placing new limits on Amazon and Google.

D’innombrables plateformes américaines, européennes et françaises qui s’inspirent du modèle chinois

Il suffit de suivre à minimum l’actualité de ses dernières semaines pour constater à quel point les plateformes sont omniprésentes dans l’économie numérique et traditionnelle :

Chose importante : si les plus grands succès sont étrangers (principalement américains), il y a de très belles réussites françaises dans le transport (Après l’acquisition de Ouibus, BlaBlaCar lance les onze premières lignes de son nouveau réseau BlaBlaBus, Drivy racheté 300 millions de dollars par son concurrent américain Getaround), la santé (Doctolib is now a unicorn with new $170 million round), la musique (Avec 53 millions de titres, Deezer a le plus gros catalogue musical au monde), le BtoB (Mirakl raises $70 million to manage the marketplace of your e-commerce website, Malt lève 25 millions d’euros pour accélérer son développement à l’international)…

Le succès de ces plateformes repose sur la généralisation des smartphones qui permettent aux utilisateurs d’être connectés en permanence et de pouvoir invoquer n’importe quel service en quelques secondes. Si les plateformes historiques sont nées sur les ordinateurs (Ebay, Amazon, iTunes…), les succès récents sont toutes des applications mobiles (ex : Uber, Deliveroo…) qui petit à petit se sont étoffées pour devenir des véritables portails de services à l’image de WeChat, Meituan ou Didi en Chine (The World’s Greatest Delivery Empire, Didi opens platform to rival firms as super-app battle heats up).

Un modèle qui fait des émules (ex : Pinduoduo) et commence à s’exporter en Asie du Sud-Est (Grab), en Inde avec Paytm ou Jio (India’s most popular services are becoming super apps) ainsi qu’en Amérique du Sud (Rappi). Ces plateformes mobiles ont su s’imposer auprès des consommateurs en décomposant leur quotidien en une série de contenus, services et offres simplifiées pour les faire rentrer dans une seule application. C’est également ce qui est en train de se passer avec Uber qui dépense sans compter pour se diversifier à outrance et prendre de vitesse les autres prétendants potentiels. Ceci explique la valorisation complètement disproportionnée de Uber en regard de ses pertes financières (les investisseurs font un pari sur la valeur future).

Ce qui est certain, c’est que pour avoir une idée de l’évolution du marché et des usages, il faut se tourner vers la Chine où la bataille se joue quasi-exclusivement au niveau des smartphones. Autant au XXe siècle, pour contrôler le pouvoir, il fallait contrôler les médias (ex : Silvio Berlusconi et son groupe de communication Mediaset) ; autant au XXIe siècle, ce sont les smartphones qu’il faut contrôler. D’où l’affrontement en cours entre les USA et la Chine.

Le smartphone est le point de convergence de tous les efforts, car c’est le premier écran, mais il n’éclipse pas pour autant les usages sur les ordinateurs, du moins en Occident.

Une plateformisation de l’économie et de notre société

Elles ont mis 20 ans à s’imposer, sur ordinateur ou smartphone, mais aujourd’hui, personne ne peut contester la domination des plateformes numériques sur les différents aspects de notre quotidien :

  • communication (Gmail, WhatsApp…) ;
  • contenus (Facebook, YouTube…) ;
  • services courants (Uber, Deliveroo, AirBnB, BlaBlCar, Drivy…) ;
  • loisirs et divertissements (Netflix, Spotify, prochainement Stadia…) ;
  • paiement (PayPal, Lydia, prochainement Libra de Facebook..) ;
  • santé (Doctolib, Parcours Plus Santé…) ;
  • éducation (Kartable, OpenClassRoom…)…

Même l’administration est en train de se plateformiser avec le portail Services-Public, celui sur l’État Plateforme et bien sûr le très ambitieux projet de l’e-Estonie (L’Estonie, modèle d’un Etat tout-numérique et From sustainable e-governance to agile transformation).

Étant « résident » e-Estonien, je suis particulièrement attaché à ce projet et j’espère sincèrement qu’un jour prochain, il y a aura des passerelles avec l’administration française. L’idée étant de pouvoir accélérer le basculement des services administratifs vers des équivalents numériques et pouvoir faire gagner du temps aux citoyens, comme c’est déjà le cas en Chine (Tencent’s WeChat allows residents in China’s most populous province to skip government queues).

Il est important de comprendre et de prendre conscience que la transformation digitale va plus loin que la numérisation des services existants : elle est le fondement de la quatrième révolution industrielle et engendre un basculement de civilisation. Au XXe siècle, il existait une forme de contrat social : travailler 40h/semaine dans une entreprise permettait de stabiliser les revenus du foyer (possibilité d’épargner ou de souscrire un crédit à la consommation), d’avoir une couverture sociale, d’accéder à la propriété (crédit immobilier) et de faire des projets (ex : voyages). Les conditions économiques et l’environnement concurrentiel sont aujourd’hui très différents, ce qui remet en cause ce contrat social. Les plateformes numériques prennent petit à petit le dessus sur les grandes entreprises historiques du XXe siècle, substituant des emplois en CDI par des contrats pour des travailleurs indépendants. Les banques étant très frileuses, ces derniers n’ont plus accès au crédit à la consommation ou immobilier, mais qu’à cela ne tienne, ils peuvent se rabattre sur des modèles de paiement à l’utilisation (se substituant à la possession) et sur des offres de co-living (offrant une alternative à la propriété). Entendons-nous bien : je ne suis pas en train de dire que c’est une bonne chose, simplement que le modèle de société du XXe siècle est maintenant caduc (les conditions économiques / sociales ne sont plus réunies) et que nous devons en trouver un nouveau.

Je peux tout à fait comprendre les réticences de ceux qui ont la chance d’avoir un CDI (et la mutuelle santé qui va avec) par rapport à cette nouvelle forme d’emploi (cf. cet article très critique de The Atlantic : The Servant Economy), mais les choses sont en train de changer, il faut simplement laisser le temps au législateur de s’adapter : Le Parlement européen vote de nouvelles lois pour protéger les emplois atypiques.

Souvenez-vous qu’il a fallu attendre le début du XIXe siècle pour qu’apparaisse la notion de contrat de travail. Aussi, il est important de laisser le temps aux gouvernements des différents pays industrialisés de bien comprendre la révolution en cours (celle du numérique) ainsi que ses implications afin d’entamer un travail de fond pour réformer le droit du travail. Anecdote intéressante : si le CDI n’est apparu qu’au XIXe siècle, c’est que le législateur se méfiait de la notion de durée indéterminée, car il avait peur d’un retour à la vassalité ou à l’esclavage, quelle ironie !

Vers des plateformes numériques semi-publiques ?

Cette évolution des contrats de travail pourrait tout à fait s’accompagner d’un encadrement des plateformes, voir de la création de plateformes numériques publiques ou de SEM (Sociétés d’Économie Mixte) pour réguler des services néo-régaliens. Dans la mesure où un service comme Doctissimo est aujourd’hui exploité par l’AP-HP ou que la municipalité de Nice ferme des lignes de bus au profit de coupons Uber distribués aux habitants lésés, on se dit qu’il ne serait pas aberrant d’envisager que l’État rentre au capital de ces plateformes (ou de leur filiale française) au même titre que dans celui d’autres société privées (ex : opérateurs téléphoniques…).

À minima, l’État devrait s’immiscer de façon beaucoup plus explicite dans la gouvernance de plateformes qui proposent des services d’intérêt public (ex : transport, santé, alimentation…), notamment pour encadrer les prix (rémunération minimum pour les fournisseurs, facturation maximum pour les utilisateurs) ou pour contrôler les algorithmes (notamment ceux qui gèrent l’attribution des tâches). Ce principe d’encadrement des plateformes est d’ailleurs fort bien développé dans cet article : What’s next for marketplace startups? Reinventing the $10 trillion service economy.

De même, le Gouvernement pourrait tout à fait imposer un « background check » aux plateformes pour qu’elles ne fassent pas travailler des personnes avec des antécédents criminels / violents (nous parlons ici de métiers de services) ou des comportements à risque (ex : conduite sans permis ou en état d’ivresse). Pour ce faire, les plateformes pourraient s’appuyer sur… d’autres plateformes comme Checkr, la boucle serait alors bouclée !

N’est-ce pas contradictoire de vouloir davantage d’encadrement et de contrôle de ces marchés auto-régulés ? Si quelque part, mais cela permettrait d’éviter des abus notamment dans la libre fluctuation des tarifs en cas de quasi-monopole. C’est également une contradiction qui se justifie si l’on veut capitaliser sur un nouveau contrat social robuste et pourquoi pas mettre en place l’ascenseur social du XXIe siècle numérique. Dans la mesure où je suis né et j’ai grandi dans le 93 (la banlieue Est de Paris), je suis particulièrement sensible à ces nouvelles opportunités offertes par le numérique aux jeunes issus de la diversité. Et cela me tient à coeur d’aborder ce sujet de façon positive (constructive).

Nouvel environnement concurrentiel, nouveaux acteurs, nouveau modèle de consommation, nouveau contrat social… Oui, c’est bien d’une nouvelle société dont nous sommes en train de parler. Une nouvelle société numérique dont nous pouvons encore définir les contours et pour laquelle nous devrions définir quelques règles (Il est urgent de réfléchir aux fondamentaux d’une nouvelle société numérique) avant de nous les faire imposer par des conglomérats américains ou chinois.

4 commentaires sur “Les plateformes numériques digèrent le monde

  1. Le travail à la pièce était la norme au XIXe siècle. Le salariat et le contrat de travail sont des conquêtes sociales des travailleurs et des syndicalistes, c’est un grave contresens qui a fait croire que le salariat était une forme d’exploitation, au contraire il était la conclusion d’un rapport de force dans le cadre de la lutte des classes.

    Les plateformes ont brisé le cadre du salariat parce que la mondialisation a brisé le cadre du contrôle du commerce, des échanges, etc.

    Et malgré l’enthousiasme des ultra-libéraux, le salariat reste la norme pour la grande majorité des gens.

    1. Oui tout à fait, le salariat reste la norme et le cadre juridique/administratif le plus intéressant… pour celles et ceux qui y ont accès. Nous sommes en 2020, l’environnement économique / social est très instable, les entreprises rechignent à signer des CDI, d’autant plus pour les jeunes issus de la diversité dans les banlieues. À partir de ce constat, que fait-on : on ferme Uber, Deliveroo & cie et on croise les doigts pour que tous ces indépendants retrouve un travail en CDI ?

  2. C’est bizarre y a aucune société Française…
    C’est bizarre de penser que Uber/Deliveroo c’est l’avenir du 93…
    Si Uber était plus chère que des Taxi « normaux » est-ce qu’elle aurait tout de même vu le jour… est-ce que l’appli aurait suffit à faire basculer le marché en étant plus chère ? Idem pour les autres plateforme.
    Si Gmail avait été payant… Si Airnb ne permettait pas de faire du black…Si AliExpress ne profitait pas des prix bas de la poste entre la chine et l’europe…
    BrefBref.. Voilà la réalité… Le Prix avant la Techno, et internet permet d’avoir des prix plus bas….
    C’est tout…

  3. Je cherchais à vrai dire votre aperçu annuel des réseaux sociaux, mais cet article vaut également plus que la peine d’être lu en entier. Je me demande ce que vous pensez des site de patronage, il y a au moins le créateur du réseau social fédéré Mastodon qui a obtenu un salaire qui lui permet de continuer son projet comme ça – http://patreon.com/mastodon

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