Lettre ouverte aux fabricants de jouets chinois

Paris, le 12 décembre 2004,

Messieurs les fabricants de jouets chinois,

Ayant récemment goûté aux joies de la parentalité, je suis depuis peu confronté aux jouets de vos usines. Sachez que j’apprécie de pouvoir offrir des jouets très bon marché à mon petit garçon, mais que ces derniers (les jouets) souffrent de sévères défauts de conception. Aussi, dans le but d’améliorer l’expérience de jeu de nos chères têtes blondes, je me permet de vous prodiguer 2 ou 3 conseils pour fabriquer des jouets correspondants mieux aux comportements des consommateurs de ce marché que vous convoitez tant :

  • les occidentaux ne sont pas sourds. Il n’en donc pas utile de fabriquer des jouets dont le niveau sonore est si élevé. Cela use plus vite les piles et agacent mes voisins.
  • Il arrive aux occidentaux de dormir. Vos jouets n’ont donc pas besoin de fonctionner 24h/24h. Si vous pouviez les équiper d’un bouton marche / arrêt, cela pourrait leur éviter de se mettre à faire du bruit en plein milieu de la nuit (véridique !).
  • les enfants des occidentaux ne mangent pas de piles. Même si un jouet doit être équipé de mesures de protections, pensez-vous qu’il soit normal de devoir avoir un Bac+12 en génie mécanique et un équipement d’horloger (avec tournevis miniatures et tout) pour changer des piles ?

En espérant que ces quelques conseils vous seront utiles pour concevoir des jouets répondant mieux aux habitudes de jeu de vos clients finaux (ici, on apelle ça la conception centrée sur les utilisateurs) et forceront ainsi les producteurs européens à faire preuve d’un peu plus de créativité.

Cordialement,

Fred

Ne plus être partagé entre les besoins des utilisateurs et les impératifs économiques

Le magazine Digital Web nous propose encore une fois un très bon article sur la conception orientée utilisateurs : Finding The Sweet Spot, Bridging the Gap Between User and Business Goals. L’auteur nous y décrit les difficultés qu’il éprouve parfois à concilier les besoins des utilisateurs et les impératifs économiques (business goals comme ils disent outre-atlantique). Ce dernier nous explique qu’il a souvent recours à des techniques de conception comme les utilisateurs-type ou les tests-utilisateurs pour convaincre les commanditaires d’un site à mieux prendre en compte les besoins réellement exprimés par les utilisateurs. Pour résumé, je vais citer une phrase très juste : si vous devez faire un choix entre les besoins de vos utilisateurs et des impératifs économiques, alors vous êtes en train de faire le mauvais choix.

Etudes de population-cible et utilisateurs-types

Ce matin, la conception orientée utilisateurs est en fête puisque les deux plus grands gourous de l’utilisabilité nous livrent un article chacun :

  • Jakob Nielsen tout d’abord avec un article sur les études de population-cible (User Research en anglais) et leur utilité dans le cadre d’un projet de site web : Acting on User Research ;
  • Donald Norman ensuite avec un article de vulgarisation sur les utilisateurs-types : Personas – Empathetic Focus.

Les 22 commandements du concepteur de sites web

Hé oui, aujourd’hui je vous propose un article d’ambition biblique. Le site The Braidy Tester vient en effet de publier un article sur les 22 commandements du concepteur de sites web : Hallmarks of a Great Developer. Parmi ces 22 commandements du concepteur parfait, on retrouve entre autres :

  • Tu feras un plan avant de commencer à coder
  • Tu ne dévieras que quand c’est absolument nécessaire
  • Tu amélioreras les outils
  • Tu sauras quand demander de l’aide
  • Tu documenteras ton travail
  • Tu utiliseras les standards du web
  • Tu testeras toi même fréquemment ton travail
  • Tu mettras ton ego de côté
  • Tu ne cessera jamais d’apprendre et de t’améliorer

WOW ! J’ai trouvé ma nouvelle religion. A quand le prochain office religieux ?

De l’intérêt des méthodes itératives

Le site TC517 vient de publier un court article sur l’intérêt des méthodes itératives et des tests utilisateurs : Cost benefit of User Centered Design. L’auteur nous explique que plus une erreur est détectée tard et plus le coût de correction est élevé :

schéma UCD

Le schéma est un peu brouillon mais en tout cas, l’idée est là : avoir recours à des méthodes itératives (c’est à dire des livraisons multiples et successives du produit final au fur et à mesure de sa création) permet de détecter des erreurs et des corrections éventuelles en amont de la livraison finale. Et donc de réduire le coût de correction.