Orange à la conquête du web 2.0

Avec une telle position dominante sur l’accès à internet et la mobilité, Orange ne pouvait pas se permettre de se laisser distancer sur les services en ligne (Wanadoo reste une marque encore très présente dans la tête des clients). Il a fallu un certain temps aux équipes pour s’organiser (en témoignent des services peu inspirés comme BubbleTop ou My BE) mais il semblerait qu’Orange ait maintenant atteint une vitesse de croisière confortable avec en moyenne un nouveau service en ligne tous les deux mois (voir plus quand ils sont en forme).

orange_home

Non ceci n’est pas un billet sponsorisé mais plutôt ma modeste contribution pour donner un peu de visibilité à des équipes qui font de gros efforts pour revenir dans la course. Je parle bien de combler un retard, car tous les projets cités plus bas s’inspirent de services existants. Mais c’est tout de même une très bonne chose d’avoir un acteur français avec autant de moyens et d’ambitions.

Mais commençons par le commencement avec une petite clarification sur les différentes entités d’Orange dont sont issus les projets et quelques liens centrés sur l’innovation :

  • Orange Labs qui est en charge de faire de la R&D et de développer des prototypes dans le cadre d’expérimentations (à ne pas confondre avec Lab’Orange) ;
  • L’Explocentre qui est l’incubateur du groupe et qui se charge de monter des projets et d’en tester la viabilité (ils éditent notamment le site BetaExplore) ;
  • Le Technocentre qui intervient dans la phase de finalisation des projets en vue d’un lancement grand public ;
  • Orange Vallée, une filiale qui expérimente, teste et incube également ;
  • Orange Innovation TV, un portail de l’innovation avec différentes chaînes thématiques.

Voilà pour un tour d’horizon rapide de qui fait quoi. Intéressons-nous maintenant aux différents projets avec plus d’une dizaine de services plus ou moins avancés :

  • Djinngo (anciennement Bubbletop) un service de page personnelle accessible sur le web et le mobile avec une fonction de blog intégrée ;

djinngo

  • MaZoneVidéo, un service de partage de vidéos ;mazonevideo
  • Pikeo, un service de partage de photos ;pikeo
  • Katoa, un service de scrapbooking en ligne ;katoa
  • SoundTribes, une communauté musicale qui milite pour la promotion de jeunes talents ;soundtribes
  • WhoseGame, un portail de casual games ;whosegame
  • WorMee, un service de partage de playlists qui est jumelé avec RadioMee ;wormee
  • ComeInMyWorld, un univers virtuel à mi-chemin entre Second Life et Meetic ;cimw
  • HomeLook, un service de surveillance personnelle (pour votre maison) ;homelook
  • 24-24Actu, un moteur de recherche d’actualités multi-support (texte, images, vidéos…) ;
  • Friendize, une plateforme communautaire centrée sur la diffusion d’informations au sein d’espaces privatifs ;
  • Welles, une plateforme de contenus dont on ne connait pas grand chose pour le moment.

Mais ce n’est pas tout puisqu’ils travaillent également sur du hardware :

  • Hello, un ordinateur ultra-simplifié pour les séniors ;

helloorange

  • Tabbee, une tablette PC qui rentre en concurrence avec la TechCrunch Tablet ;orange_tabbee
  • Keanu, une télécommande gestuelle pour manipuler du contenu depuis (en face de) votre télévision.

Ouf ! Voilà donc une belle brochette de projets. Alors oui, vous pourriez me dire qu’ils existent déjà ailleurs (et qu’il ne leur manque plus qu’un service de microblog) mais au risque de me répéter, je pense qu’il n’y a pas 36 façons d’innover : Il faut observer, apprendre, expérimenter et se lancer. D’après ce que j’ai pu voir, les équipes d’Orange sont donc en train de se structurer pour aborder l’innovation de façon industrielle.

Oui c’est moins glamour que le petit génie qui bricole dans sa chambre d’étudiant, mais estimez-vous que nous avons trop d’innovateurs en France pour nous permettre de bouder tous ces efforts ? Bref, pour une fois qu’un industriel français innove à grande échelle dans les services en ligne, ça serait injuste de ne pas en parler. Et en plus ça me change de toujours parler de Google, Facebook et Twitter !

(Merci à Caroline pour m’avoir aidé à préparer ce billet)

Vers un nouveau modèle d’affaire avec l’Entreprise à profit modéré

Credit crunch, crise immobilière-bancaire, récession… à en croire les grands médias, le monde est à genoux. Rassurez-vous il se relèvera (comme il l’a toujours fait) mais cette reconstruction prochaine s’accompagnera d’une forte remise en question du modèle capitaliste comme nous l’avons connu (et qui visiblement a été prit à défaut). Utopie ? Pas tant que ça dans la mesure où les choses commencent à changer.

L3C, le modèle hybride entre « non profit » et « for profit« 

Connaissez-vous la L3C (low-profit limited liability company) ? Il s’agit d’une forme juridique hybride pour les sociétés US qui fait le pont entre le modèle « for profit » (les sociétés commerciales) et le modèle « non-profit » (les associations et fondations). Pourquoi faire le pont entre ces deux modèle ? Pour poser les bases d’un nouveau modèle d’affaires et pour assouplir le modèle « non profit« . Rappelons qu’aux États-Unis ce fameux modèle « non profit » est fortement règlementé car il donne droit à d’importantes réductions fiscales.

Concrètement, une entreprise L3C a bien évidement le droit de faire des bénéfices (comme les sociétés commerciales) mais ce n’est pas sa priorité car elle doit avant tout remplir une mission « sociale » (comme une association ou une fondation). Le capital d’une L3C est composé à 50% de fonds privés et à 50% de fonds associatifs / caritatifs (mécènes). Elle doit également se conformer à un certain nombre de contraintes pour obtenir l’immunité fiscale de l’IRS (le fisc américain). Immunité fiscale ? Oui car les L3C ne payent pas d’impôts, les bénéfices (ou pertes) sont fiscalement assumés par les actionnaires. Ce dispositif est tout récent et encore très limité puisque la loi date d’avril 2008 pour l’état du Vermont et de janvier 2009 pour l’état du Michigan.

En France le contexte est très différent puisque le modèle associatif est beaucoup plus souple (mais fiscalement moins avantageux). Une première tentative d’importation du concept a été réalisée pour donner le concept d’entreprise à capital altruiste. Pour faire simple disons que le principe consiste à donner une part du capital d’une entreprise à une cause humanitaire, environnementale… Nous sommes donc bien loin du modèle L3C, mais il faut bien avouer que cette démarche est délicate : comment réagiraient les donateurs d’une association (ex. La Fondation Abbé Pierre) qui se mettrait à jouer les business angel ?

Pas si simple donc, et pourtant… il y aurait tellement à faire ! Regardez le mal que se donnent des grands groupes comme Total, EDF, Suez ou Renault pour surfer sur la vague Développement Durable. Avec un modèle L3C correctement ficelé (du point de vue fiscal), ils disposeraient d’un levier très puissant pour remplir leurs objectifs « sociaux » tout en optimisant leur fiscalité (joindre l’utile à l’agréable).

1Habitat, la première L3C française ?

C’est là que rentre en scène 1Habitat, une start-up française qui édite et diffuse en ligne des petites annonces immobilières. Pourquoi parler de cette start-up ? Premièrement parce que j’y ai (modestement) contribué et deuxièmement parce qu’elle tente d’adapter le modèle L3C en posant les bases de l’Entreprise à profit modéré.

1Habitat, la première start-up à profit modéré
1Habitat, la première start-up à profit modéré

1Habitat est donc une entreprise hybride qui possède les avantages financiers d’une société commerciale en visant les avantages sociaux d’une structure associative. La mission que 1Habitat s’est fixé est de relever 3 défis :

  1. Rendre plus accessibles les annonces immobilières (d’un point de vue éditorial) ;
  2. Adresser les questions environnementales en valorisant les biens immobiliers éco-compatibles et en limitant les rejets de CO2 ;
  3. Faire preuve de solidarité envers les mal logés.

Donc dans les faits, 1Habitat utilise un alphabet de 150 pictogrammes pour décrire les biens immobiliers afin de faciliter la saisie / lecture et d’atténuer les emphases commerciales (« Coup de coeur« , « atypique« …). De plus, ça facilite grandement la traduction. La plateforme incite fortement les utilisateurs à publier un maximum de photos afin de limiter le nombre de visites (et donc de CO2 rejetés dans l’atmosphère). 1Habitat s’engage également à compenser ses émissions de CO2 et à reverser au moins 5% de son C.A. (et 20% de son bénéfice) à une association luttant contre le mal-logement.

Mieux, cette start-up va plus loin au travers d’engagements économiques, sociaux et environnementaux :

  • Plafonnement des salaires (le plus haut salaire ne peut excéder 9 fois le plus bas salaire) ;
  • Recherche d’un équilibre économique « dynamique » en attirant les investisseurs socialement responsables ;
  • Faire du maintien de l’emploi des collaborateurs un axe stratégique ;
  • Lancer un programme de sensibilisation aux dangers de la pollution de l’air intérieur.

Tout ceci est l’oeuvre de Stéphane Ricol, un entrepreneur acharné qui a décidé de s’investir dans un projet économiquement viable mais socialement et environnementalement engagé. D’où l’Entreprise à profit modéré.

Un débat public pour officialiser l’entreprise hybride

J’imagine que 1Habitat n’est pas un cas isolé et qu’il existe de nombreux entrepreneurs frustrés par la législation française qui fonctionne encore sur un mode très binaire (gagner de l’argent ou ne pas en gagner). Dommage, car il existe pourtant des réflexions intéressantes dans le secteur informatique / conseil comme le wecena, le mécénat de compétences informatiques en intercontrat.

Bref, tout ça pour dire qu’un chantier de réflexion publique s’impose pour créer un nouveau statut juridique permettant à d’autres projets de ce type de voir le jour. Pour cela, il faudrait pouvoir assouplir à la fois la règlementation relative aux dépenses de mécénat (afin de financer les Entreprises à profit modéré) et les charges salariales (afin de les rendre compétitives et financièrement autonomes).

Je me doute bien que ce chantier s’annonce long et complexe, mais depuis que j’entends parler de « repenser le modèle capitaliste », cette notion d’Entreprise à profit modéré pourrait potentiellement être la première mesure concrète à voir le jour. Et qui sait… peut-être qu’un jour nous irons beaucoup plus loin avec des salaires versés en Open Money ou des tickets pour restos bio ;-)

Livre dont vous êtes le héros + Web 2.0 = Protagonize

Je souhaiterais vous parler ce matin de mon coup de coeur de la semaine (avec un an de retard) : Protagonize, un site d’écriture collaborative de livres en ligne. Il existe déjà de nombreuses initiatives de livres collaboratifs basés sur un wiki (notamment We Are Smarter Then Me), des films collaboratifs (avec la plateforme CoWriteScript) et même des documentaires collaboratifs (dont le très sérieux LostZombies) mais cette plateforme mérite une attention particulière.

La page d'accueil de Protagonize
La page d'accueil de Protagonize

La plateforme est assez classique dans ses fondamentaux : des catégories, commentaires, notes, tags, favoris, tops et profils des membres. Par contre l’innovation vient de la structure des livres. Il y a des livres à structure linéaire (plusieurs chapitres qui s’enchainent comme Abstinence) qui sont rédigés par un seul auteur qui s’inspire des commentaires des membres :

Un livre à structure linéaire de Protagonize
Un livre à structure linéaire de Protagonize

Et il y a les livres à embranchements multiples (comme les Livres dont vous êtes le héro) auxquels tout le monde peut contribuer comme The East Wallinford Chronicle) :

Un livre à ambranchements multiples dans Protagonize
Un livre à embranchements multiples dans Protagonize

La plateforme est très bien conçue avec beaucoup de pédagogie et d’explications, les possibilités sont nombreuses, le design est particulièrement bien soigné avec un très beau traitement typographique. Bref je suis conquis par ce nouveau concept dont vous trouverez plus d’infos ici : Protagonize, A Collaborative Fiction-Writing Community et  Test Vidéo : Protagonize, le site 2.0 dont vous êtes le héros !.

Je rêve d’un concept similaire importé en France… encore faudrait-il réglé les problèmes potentiels de droits d’auteur et pourquoi d’exploitation commerciale collective (avec redistribution en fonction du degré de participation à l’oeuvre).

Mes 9 prédictions pour 2009

Suite à un précédent billet qui faisait le point sur mes prédictions 2008, je me lance une nouvelle fois dans le périlleux exercice des prédictions.

1/ Montée en puissance des plateformes sociales BtoB

Ça a commencé avec la consécration de Yammer au Techcrunch50, ça se poursuit avec le lancement de Bluehouse par IBM, ça se confirme avec la nouvelle version de blueKiwi : le salarié est un animal social et il a besoin d’outils adaptés pour assouvir ses besoins (de sociabilisation). Au delà des outils qu’il est possible de mettre à disposition des collaborateurs (au sein d’une entreprise ou d’un groupe), c’est dans les liens sociaux inter-entreprises que le gros du potentiel réside. Un Facebook pour les entreprises ? Non, soyons sérieux, plutôt quelque chose à mi-chemin entre LinkedIn et AppExchange avec une bonne dose d’open source (ou du moins pas entre les mains d’un seul acteur) et une couche de micro-partage. Imaginez ainsi le potentiel que représenterait la rencontre entre médias sociaux et entreprise 2.0.

2/ Explosion des réseaux sociaux locaux

2008 aura été témoin de l’explosion de deux lames de fond : la domination des réseaux sociaux et le retour en force des services mobiles. Croisez les deux et vous obtenez des réseaux sociaux locaux comme DodgeBallBrightKiteLoopt Moximity et des services français comme DisMoiOù et Webcity. Plus de proximité, plus de facilité pour faire du ciblage comportemental (géographique ?), plus de points de contact avec les utilisateurs… les arguments sont nombreux pour s’intéresser de près à cette alternative aux réseaux traditionnels. Et les services connexes comme Peuplade ou Ma résidence en bénéficieraient grandement (ou inversement).

3/ Démocratisation des applications sociales

Vous connaissiez déjà Kidzui et Pikluk pour les enfants (cf. Les applications sociales à l’assaut des enfants et des parents) ? Vous utilisiez déjà Twhirl et AlertThingy ?  Alors vous passerez bientôt à SocialU car vous ne supportez pas l’idée de ne pouvoir maîtriser votre social stream, le flux de vos activités sociales. Et oui, parce que ça commence à faire beaucoup de services à alimenter / surveiller. Bref, autant le dire franchement : la fenêtre de votre navigateur est trop petite pour pouvoir gérer cette multitudes de réseaux sociaux, systèmes de publication / partage… Il vous faut quelque chose de plus robuste, quelque chose de plus sécurisé, quelque chose de plus… industriel. Et c’est là où les applications sociales entrent en scène et vont venir s’incruster durablement sur votre desktop.

4/ Retour en force des experts

Avec la montée en puissance du social shopping (des recommandations par millions) et la croissance soutenue du e-commerce (des boutiques en ligne par milliers), l’offre n’a jamais été aussi riche… et le choix aussi complexe. Ceci s’en ressent surtout dans les produits technologiques où faire un achat réfléchi requiert un investissement à temps plein (identification des offres, études des alternatives, comparaison, pondération…). Heureusement les experts sont là : blogueurs plus vraiment amateurs, vendeurs passionnés ou acheteurs débordant d’empathie, les experts sont partout (si l’on se donne la peine de les chercher). Ici il n’est plus question du consensus des internautes anonymes mais plutôt de l’avis d’un individu socialement impliqué. Leurs conseils valent de l’or car ils ont une connaissance encyclopédique et l’expérience du terrain (en fouinant dans les magasins ou en s’appuyant sur un réseau d’informateurs). Jetez donc un œil à un blog de niche comme Blogeee pour vous rendre compte du niveau.

Les experts seraient-ils l’incarnation de l’influenceur ? Probablement, car ici ce n’est pas l’audience qui compte mais l’implication (le nombre d’heures passées à compiler des news, des données brutes et à débattre dans les forums). Bref, les marques ont bien compris leur intérêt et elles les chouchoutent même dans des séances de speed testing. Mais entendons-nous bien : il s’agit là d’experts qui avancent à visage découverts et entendent vivre pleinement de leur passion. Ne vous offusquez donc pas de voir de la publicité ou des liens sponsorisés, c’est le revers de la médaille. Mais qui s’en plaindra si le conseil est bon ? Certainement pas moi (ni vous) car un achat réalisé en toute sérénité ça n’a pas de prix (sans mauvais jeux de mots).

5/ Invasion des casual games

Plus aucun doute : après la musique, les vidéos et les widgets, les casual games sont le prochain levier d’audience. Des géants du web comme Amazon (qui investi dans Kongregate et Reflexive) ou Google (qui vient de lancer son offre d’In-Game Advertising) en passant par des régies comme Hi Media (GameOnly) ou des acteurs plus traditionnels comme Ubisoft (MissDécouverte) ou Sega (PlaySega), les casual games sont au centre de nombreuses attentions. Pourquoi le jeu ? Parce que tout le monde aime jouer, parce que ça sociabilise et parce que c’est facilement monétisable. Surveillez de très près également les social games qui envahissent les réseaux sociaux et même les mobiles (cf. Zynga Launches the Ultimate Time Waster: Live Poker for the iPhone).

6/ Multiplication des MMOs franchisés

Si les casual games sont là pour divertir les foules, les MMOs (jeux en ligne massivement multi-joueurs) sont là pour combler les exigences des hardcore gamers. Ça a commencé il y a presque 10 ans avec Ultima Online, ça c’est confirmé avec Wolrd of Warcraft, l’avenir du jeu vidéo est en ligne. Fort de ce constat de nombreuses licences prestigieuses sont en train de rattraper leur retard et de débarquer en force sur le créneau : Warhammer, Conan, Lord of the Rings, Star Wars, Star Trek, Stargate, DC Universe… tous seront au rendez-vous en 2009, et peut-être même Harry Potter. Il ne reste plus à ces éditeurs qu’à mieux comprendre le potentiel du free-to-play et l’explosion sera encore plus puissante.

7/ Montée en puissance des objets trans-réels

Pour le moment seuls les industriels du jouet se sont lancés dans une exploitation à grande échelle des objets trans-réels (objets physiques qui possèdent également un double virtuel à l’image des Funkeys). Lancée par Webkinz, la mode des univers virtuels faisant usage d’objets trans-réels semble être contagieuse car des géants comme Mattel (avec Barbie Girls), Hasbro (avec Littlest Pet Shop) ou Disney (avec Pixie Hollow et bientôt World of Cars) semblent vouloir s’imposer en force. Si ça fonctionne pour les jouets, pourquoi cela ne fonctionnerait-il pas pour les objets de la vie courante comme les fringues (vos t-shirt personnalisés avec un mobile tag) ?

8/ Émergence d’applications mobiles 2.0

J’ai déjà abordé le cas des réseaux sociaux locaux, mais les applications mobiles sociales de seconde génération (post SMS et version mobile des réseaux sociaux issus du web) sont déjà là : micro-messenging géolocalisé comme les très ambitieux Friend View de Nokia ou oneConnect de Yahoo!, MMTRG comme Wifi Army ou Parallel Kingdom (qui vient de lancer sa version iPhone), P2P-Leveraged Mobile Live Streaming… les domaines d’application du mobile 2.0 sont nombreux, d’autant plus que les smartphones représentent maintenant près de 20% du marché.

9/ Retour sur le devant de la scène de Microsoft

Le moins que l’on puisse dire, c’est que Microsoft ne parvient pas à passionner la blogsophère comme savent le faire Google ou Facebook. Il faut dire que sa posture de suiveur réactif l’a poussé à sortir des services sans grande valeur ajoutée comme Live Search Maps ou Expo Live. Oui mais voilà, Microsoft carbure au diesel : long à démarrer mais terriblement endurant. Les équipes de Redmond ont mis du temps à sauter dans le train des médias sociaux mais elles rattrapent petit à petit leur retard avec des services comme Live Home ou Live Photos. Mieux, elles arrivent à surprendre avec des initiatives particulièrement inspirées comme Photosynth ou WorldWide Telescope.

Pour de nombreuses personnes, Microsoft est un géant endormi. Rien que l’évocation du nom « Microsoft » fait ressurgir de douloureux souvenirs liés aux nombreuses frustrations engendrées par 20 années de suprématie de Windows et Office. Mais pour d’autres, Microsoft c’est aussi la Xbox et sa nouvelle « Experience« , Guitar Hero, les nuits passées sur Xbox Live, le Zune (qui n’a jamais traversé l’atlantique)… Microsoft c’est également des projets très ambitieux comme le tout nouveau Microsoft Store, Windows Azure ou Live Mesh. Microsoft c’est enfin des innovations technologiques tout à fait convaincantes comme Surface, Sphere ou encore TouchWall.

Bref, le nouveau Microsoft est bientôt là, il ne se contentera plus d’être un fast follower et il a toujours 50 milliards de $ en caisse. Rendez-vous compte : 50 milliards de $ c’est assez pour racheter Yahoo!, Facebook ET General Motors (cherchez l’intrus) !

 

Voilà, ça fait 9 prédictions pour l’année 2009. N’hésitez pas à rajouter les vôtres dans les commentaires.

En tout cas 2009 sera une année passionnante, j’en suis certain. J’espère que vous partagerez avec moi cet enthousiasme et que j’aurai la motivation pour continuer à bloguer toutes ces transformations qui sont en cours.

LeWeb’08, un concentré de médias sociaux à Paris

Paris est à l’honneur les 9 et 10 décembre prochains avec la cinquième édition des conférences LeWeb de notre Loïc Lemeur (inter)national : LeWeb’08.

Le thème de cette année est l’amour (« Love » comme disent les américains) mais ne vous y trompez pas, il s’agit plus de l’amour de son prochain (ou de soi-même) car il y sera question du web social. Les médias sociaux seront donc à l’honneur cette année avec un programme tout à fait intéressant et des intervenants prestigieux : LeWeb’08 Program.

Même si le programme ne vous motive pas, cette conférence est assurément un évènement incontournable pour le networking. Outre les stars de la blogosphère US, vous pourrez ainsi y croiser des stars du web francophone et européen grâce au programme réservé aux blogueurs officiels (dont votre serviteur fait partie). J’espère donc y retrouvez de vieilles connaissances comme les amis Claude et Bertrand ainsi que des personnes de talent que je ne croise pas assez comme Frédéric et Cédric (et la liste est longue).

Et même si ni le programme ni les personnes que vous pouvez croiser dans les couloirs ne vous intéressent, alors il vous reste toujours la Start-up Competition dont la liste vient d’être dévoilée : LeWeb’08 Startup Competition: Companies Selected and Judges Announced.

Je reteindrais de cette liste quelques concepts très prometteurs :

  • Des social software orientés « Entreprise 2.0 » comme KonoLive et Producteev ;
  • Des services plus orientés « médias » comme Radionomy ou Kaltura ;
  • Des services tournés vers le microblogging et le micro-partage comme ShoutEm et Zipipop).

Bien évidement cette liste n’est pas exhaustive car la plupart des services en compétition sont en beta ou en langue étrangère que je ne comprends pas.

Voilà, j’espère bien croiser certains d’entrevous là-bas. En tout cas il faut que l’on s’organise…