Mes 10 prédictions pour l’année 2008

Le début d’année est traditionnellement la période propice aux prédictions. Donc sans plus attendre, je me lance dans ce périlleux exercice.

1/ Interopérabilité forcée entre les réseaux sociaux

Depuis l’avènement de la Facebook Platform, pas une semaine ne passe sans qu’un réseau social annonce le lancement de sa propre plateforme d’hébergement d’applications et services tiers (MySpace, LinkedIn, Hi5, Bebo, Friendster). Tout ceci est-il bien sérieux ? Surtout depuis le lancement d’OpenSocial (le framework de Google qui permet d’uniformiser les applications reposant sur des réseaux sociaux).

Alors que les premières expérimentations d’applications multi-plateformes semblent concluantes (voir à ce sujet ILike connects across OpenSocial, Facebook, iTunes), on en vient à se demander si cette bataille de formats n’est pas anachronique. Car au final les éditeurs de services de même que les utilisateurs se moquent bien de savoir quelle est la meilleure plateforme. Si les différents réseaux ne trouvent pas rapidement un terrain d’entente, c’est le marché qui va trouver la solution à leur place.

J’anticipe donc une interopérabilité au forceps entre ces différents réseaux qui reposera sur des astuces et autres failles de sécurité (lire à ce sujet l’affaire du ScobleGate). Est-ce une mauvaise chose ? Bien sur que non, ça permettra de gagner du temps. Rappelez-vous que Google Maps à l’origine n’était pas du tout ouvert (bien au contraire), ce n’est que lorsque des services comme Housing Maps ont vu le jour que les équipes de Google ont compris l’intérêt d’ouvrir leur plateforme.

2/ Des jeux disponibles sur iTunes

Avouez que c’est quand même un peu dommage de ne pas pouvoir installer de jeux sur son iPhone (ou son iPod Touch). Il y a bien un répertoire de jeux en ligne (Web Apps Games) mais c’est un peu triste, d’autant plus que Safari Mobile ne sait pas lire le Flash.

Rajoutez à cela la pauvreté de l’offre de sonneries et vous comprendrez pourquoi les jeux seront le prochain gisement de marge sur iTunes. Nous parlons bien ici de casual games pour lesquels plusieurs modèles économiques sont envisageables : les jeux achetés auxquels vous pourrez jouer indéfiniment, les jeux loués pour une période donnée (ou ceux qui seront mis en test), les jeux auxquels vous jouerez à l’unité (en payant quelques centimes la partie). Il serait même possible d’imaginer l’intégration de jeux ou de nombre de parties dans le forfait des opérateurs (au même titre que le nombre de minutes ou de SMS).

Quand on y réfléchi bien, si les utilisateurs et les éditeurs y sont favorables, pourquoi Apple se priverait-il d’ouvrir une marketplace de jeux dans iTunes ? Et pourquoi pas des partenariats avec les géants des jeux pour téléphones mobiles ?

3/ Hybridation des univers virtuels et des réseaux sociaux pour les jeunes

Pas la peine d’en rajouter car je me suis déjà exprimé sur ce sujet ici : L’invasion des nouvelles plateformes sociales. Il n’empêche que cette prédiction reste largement valable pour 2008.

4/ Hybridation entre jeux vidéos et réseaux sociaux

L’industrie du jeu vidéo est une industrie mature… très mature… tellement mature qu’elle est déjà en train de préparer sa mue. Nous ne parlons pas ici d’une révolution qui va tout balayer en 2008 mais plutôt d’un nouveau modèle qui nous vient d’Asie et qui risque de mettre à mal les grands éditeurs.

Le principe est simple : le jeu est gratuit et librement téléchargeable, par contre les extras sont payants. Par « extras« , je parle de costumes ou d’accessoires supplémentaires, non pas de niveaux additionnels. Rajoutez à cela une dimension jeux en ligne à la sauce réseau social et vous obtenez des jeux comme Kart Rider, Maple Story, Drift City ou encore Gunz. Le modèle économique est donc fondé non pas sur de la vente de licence mais sur du micro-commerce.

Bien évidement la réalisation n’est pas aussi soignée qu’un Bioshock ou qu’un Crysis, par contre ils compensent la sophistication technique et graphique par un gameplay sans faille. Ces jeux sont en plus régulièrement enrichis et mis à jour, l’addiction est totale.

Comme ils sont très bien organisés, le marché est dominé par quelques acteurs de taille (Nexon, Ijji…) qui proposent de nombreux jeux pour toutes les audiences et qui vont jusqu’à commercialiser des cartes prépayées échangeables contre de la monnaie virtuelle (ex. la Nexon Game Card). C’est plus pratique quand on a pas encore son argent de poche.

Autant prévenir tout de suite : inutile de rêver, vous ne pouvez pas lutter, ils sont tout simplement trop bien organisés et structurés. Encore une fois, je ne suis pas en train d’annoncer la mort de l’industrie du jeu vidéo mais plutôt une nouvelle itération qui saura exploiter ce qui se fait de mieux en termes de technologie (à quand les Rich Internet Games et les Rich Desktop Games ?) et pratiques sociales (un seul avatar qui pourra être « porté » sur différents réseaux sociaux / jeux en ligne avec même des déclinaisons mobiles).

Vous n’êtes pas convaincu ? Allez donc jeter un œil à ce que proposent des briques technologiques comme Unity 3D.

5/ Bientôt les UGG (User Generated Games)

Souvenez-vous : la musique et son exploitation « sociale » (partage, recommandation…) a été le levier de différenciation de MySpace (et le moteur de son succès). La vidéo en a été de même pour YouTube, idem pour les applications de Facebook. Les jeux seront le nouveau levier de croissance pour les réseaux sociaux. Mais pas n’importe quel jeux, ceux qui parviendront à exploiter l’effet réseau et à tirer partie des utilisateurs : soit en leur permettant de créer des jeux (éditeur de niveaux…) soit en les impliquant dans la personnalisation et la prolifération.

Je vous recommande donc de surveiller de près des portails comme Pogo, Cafe ou Miniclip, de même que des plateformes de création comme Kongregate ou YoyoGames (il y en a aussi ici : 20+ Tools For Creating Your Own Games). Peut-être un premier pas vers le Game 3.0 ?

6/ Le P2P trouve d’autres domaines d’application

Après le partage de fichier (Napster, BitTorrent…) et le partage de vidéo (Joost), les protocoles P2P seraient-ils en passe de supplanter le HTTP ? Non, ça serait faire une conclusion hâtive. Toujours est-il que la bande passante disponible ne croit pas aussi vite que les besoins des utilisateurs, il va donc falloir trouver d’autres modes de propagation de l’information et surtout d’exploitation des tuyaux.

Et c’est là où le P2P entre en scène, ou plutôt sors de l’ombre et est adopté comme solution alternative par les éditeurs et constructeurs. Car il faut bien avouer que la technologie est au point, mais qu’elle restait pour le moment largement marginalisée (utilisation illégale ou universitaire).

Outre les solutions de M2M, j’anticipe un usage étendu du P2P à des domaines comme les univers virtuels : Outback Online était un bon terrain d’expérimentation mais ce projet a capoté (y a-t-il un repreneur dans la salle ?) ; ou encore les agendas partagés comme MySharedProfil (un système communautaire de gestion de contacts en mode P2P, de carte SIM à carte SIM) dont vous pouvez voir une démo ici : MySharedProfil, Rich Contact Management.

Il existe très certainement de nombreux autres domaines d’application dont je n’ai pas connaissance aussi n’hésitez pas à les mentionner dans un commentaire.

7/ Apparition d’indicateurs spécifiques aux réseaux sociaux et univers virtuels

Avec des investissements publicitaires toujours en hausse dans les réseaux sociaux et univers virtuels, les annonceurs, régies et agences vont réclamer des outils de mesure et d’aide à la décision plus précis et surtout plus pertinents (surtout au regard des montants investis). Hors il n’existe à ce jour aucun indicateur fiable de l’influence exercée par la présence d’une marque ou de l’engagement d’un utilisateur ciblé au sein d’un réseau social ou d’un univers virtuel. Pour être exacte : si, il existe une multitude d’indicateurs et d’outils « maison » (à l’image de VTracker) mais il ne sont pas partagés par les différents acteurs de la chaîne de valeur.

J’anticipe donc la définition au niveau de la profession d’indicateurs (metrics) servant à mesurer et évaluer :

  • L’activité d’un membre au sein d’un réseau social ou d’un avatar dans un univers virtuel (provenance, destination, actions menées / abandonnées…) ;
  • L’engagement d’un membre / avatar vis-à-vis d’une campagne (exposition, transformation, récurrence…) ;
  • La pertinence du choix d’un réseau social / univers virtuel (segments représentés, niveaux et type d’activités…) ;
  • Le potentiel d’un leader d’opinion au sein des réseaux sociaux (popularité, influence, légitimité…).

Cette série d’indicateurs permettront aux annonceurs / régies / agences def guider leurs choix et de construire leur community / virtual planning (attribution de lignes de budget sur différents réseaux sociaux et univers virtuels). C’est en quelque sorte une étape obligatoire pour la maturation de ces nouveaux micro-médias, car lorsque qu’un service dépasse les 50 millions de membres, ça devient sérieux. A quand un groupe de travail officiel au sein de l’IAB ?

8/ Des territoires d’expression sur-mesure pour les plus grandes marques

Aviez-vous remarqué que les marques les plus puissantes pouvaient se permettre de « posséder » leur propre réseau social ou univers virtuel ? Exemples de réseaux sociaux dédiés : Hybrid Synergy Drive de Toyota ou Mosh de Nokia. Exemples d’univers virtuels dédiés : MTV qui exploite plusieurs plateformes sur Virtual MTV, Coca-Cola avec MyCoke, Disney avec Virtual Magic Kingdom,TF1 avec sa Star’ac World, Le futur Lego Universe… Comme vous pouvez le constater, les exemples ne manquent pas.

Sans aller dans ces extrêmes (car il faut un budget confortable pour se payer ça), nous allons assister en 2008 à la mise à disposition des annonceurs de plateformes en marque grise permettant de faire des choses similaires dans des ordres de coûts tout à fait raisonnables. Sur ce créneau des acteurs comme Ning, There ou encore MetaPlace semblent bien placés.

9/ Accélération de l’innovation dans le e-Commerce

Rich Commerce, social shopping, mashup marchands, v-commerce, boutiques éphémères, crowdshopping… les nouveaux concepts de commerce en ligne ne manquent pas. Et pourtant… nous ne faisons que découvrir le potentiel de ces nouvelles pratiques.

Je ne vous prédis rien de complètement nouveau pour l’année prochaine mais plutôt une évolution de ces pratiques, et pourquoi pas un mélange de tout ça en même temps : interfaces riches et/ou 3D, agrégation de catalogues externes, exploitation sociale (recommandation et approvisionnement), co-création… se sera en quelque sorte de l’innovation par l’assemblage (un des principes fondateurs du web 2.0 et donc du e-commerce 2.0).

Mais nous aurons l’occasion d’en reparler, normalement la semaine prochaine…

10/ Une seconde chance pour le web sémantique

Je ne pouvais pas faire l’impasse sur ce sujet. 2008 sera-t-il l’année du web sémantique ? Non pas réellement dans la mesure où la sémantique a toujours fait partie du web (plus ou moins). Par contre 2008 verra sans doute l’arrivée à maturation de langages sémantiques qui trouveront des domaines d’application bien précis comme APML pour les réseaux sociaux (cf. Should Facebook Implement APML?), XBRL pour les documents de reporting financier (cf. Microsoft Advances XBRL Data Standard in the US) ou encore hListing pour le commerce en ligne (cf. Kelkoo and the hListing microformat).

Est-ce que « seconde chance » est le bon terme ? Je ne sais pas, en tout cas j’espère sincèrement que la sémantisation du web va s’accélérer car la tâche est énorme. Je m’autorise donc ce petit excès d’optimisme.

—–

Et voilà, dix prédictions qui font dix. Beaucoup de thèmes récurrents (interfaces riches, réseaux sociaux) mais de nouveaux centres d’intérêts (univers virtuels, jeux vidéo) qu’il va falloir surveiller de près durant cette année.

Rendez-vous début 2009 pour faire le point.

48 réflexions sur “Mes 10 prédictions pour l’année 2008

  1. Les jeux sur iPhone/iPod c’est obligé, surtout après l’accord plus ou moins secret passé en 2007 entre Nintendo et Apple. Y’a fort à parier que des jeux DS soient recyclés dessus.

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  2. Les applications riches seulement pour le e-commerce ?

    A mon avis les Flex/AIR, Silverlight et autres JavaFX vont commencer à faire parler d’eux et si le « grand public » les apprécient il pourrait y avoir une refonte des facteurs de valorisation d’un site (côté interfaces et côté fonctionnalités).

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  3. Les jeux sur iTunes pourquoi pas, surtout avec le touch et l’iphone qui apportent un nouveau Gameplay MAIS je vois cependant deux problèmes de taille :

    – l’évolution (et donc la durée de vie) des modèles de la marque à la pomme sont un frein pour les éditeurs dont certains ont déjà fort à faire les jeux mobiles (Gameloft par exemple) et ajoutent de la complexité pour l’utilisateur ;

    – les éditeurs devront dealer avec Apple et préfèreront sans aucun doute se retourner vers les pateformes X-Box Live, Playstation Store ou Wii en ligne qui les accueilleront les bras grands ouverts sans leur « faire les poches » (pour reprendre le terne de l’ancien patron de Disney au sujet d’Apple). (on parle aussi en ce moment d’une possibilité de télécharger des jeux DS à partir de la Wii sur un carte type de SD).

    Je pense que le jeux sur iPod est une chimère (sans compter que l’accord passé avec EA peine à se concrétiser et trouver des echos favorables), cela dit ça expliquerait en partie pourquoi l’iphone et le touch ne lisent pas le Flash.

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  4. <p>@ Branislav > Et toi, où sont tes prédictions ?</p>
    <p>@ Eric E > En fait ce n’est pas tant la commercialisation de jeux qui est important mais plutôt que le modèle économique qui ira avec.</p>
    <p>/Fred</p>

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  5. Les miennes(dans le désordres):

    1) Forte augmentation de mobile pour surfer et utiliser des applications online.
    2) La suite office de microsoft va voir le nombre d’utilisateur décroitre suite à des applications office online.
    3) Vulgarisation d’outil pour synchroniser ses documents entre ses différents péripherique(poste travail, poste perso, mobile, application online)

    Donc vous l’aurez compris, l’année risque d’être vraiment online !

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  6. Dans ta 8ème prédiction, tu parles de plate-forme en marque grise. Je connaissais en marque blanche seulement. Cest un terme marketing ? Tu entends quoi par là exactement ? Désolée pour mon inculture;)

    Et j’ai juste un avis sur le commentaire d’Oncle tom : je ne pense pas et en tout cas je n’espère pas qu’Apple se contente de recycler des jeux DS de Nintendo. Apple est plutôt une marque qui innove, non ?

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  7. Très bonne analyse !

    Concernant le point 1, j’ajouterais que l’interopérabilité des réseaux sociaux, si elle paraît inéluctable, pourrait bien redistribuer à nouveau les cartes…
    La valeur d’un réseau social ne sera plus basée sur le nombre ou la qualité de ses membres mais c’est le service apporté par la plateforme qui sera un élément discriminant.
    Posséder des millions de membres ne sera plus suffisant, il faudra amener ses membres à construire une valeur durable.
    Jusqu’à aujourd’hui, les sites de réseaux sociaux qui ont fonctionné sont les plus viraux mais probablement les moins intéressants durablement. Une fois que « faire marcher l’effet réseau » sera gratuit, c’est le fond qui comptera. Et ça me paraît être une très bonne chose :)

    Concernant le point 8, si les réseaux sociaux des grandes marques sont un très bon outil marketing et qu’il vont continuer à se développer, je pense que c’est plutôt vers le shopping social qu’il faut apporter son attention.
    Les plateformes des marques accueillent bien sûr ces services de shopping social mais leur manque de neutralité restera un frein. Je verrais plutôt des acteurs neutres réussir un shopping social de masse… Il est bien entendu que les beaux discours marketing ne portent plus … Comme les indicateurs de qualité des membres des réseaux sociaux, des labels de shopping social vont-ils se généraliser ?

    Enfin, sur le même terrain, il me semble que l’implication des entreprises dans le dialogue avec les internautes dépassera la relation B2C qui domine aujourd’hui. La généralisation de la transparence dépassera les produits et concernera bientôt la vie des entreprises et notamment leurs politiques internes et RH. Dans leur relation avec les marques, les internautes ont besoin d’en savoir plus sur la réalité des entreprises et pas uniquement pour acheter leurs produits. Si un fort déséquilibre de communication existe, 2008 pourrait bien être une année charnière.

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  8. Intéressant. Par contre tu ne vois rien côté Internet mobile ni e-paper ? Je sais que ça sent la morgue des prédictions ;) mais la mise en place d’une véritable économie sortie des la glaise par Amazon et la sortie des l’iPhone, les offres illimitées pas mal du tout sorties fin 2007 en France, on ne semble pas dans les bulles 2.0 mais dans de vais projets industriels 1.0 !

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  9. Comme l’année dernière, quand je pensais que le Web mobile re-décollerait, j’me limite à une seule prédiction pour cette année :

    Je pense que l’on va assister à de nombreux – mouvements de masse – dont les taux de croissance de Facebook et Twitter en 2007 donne un avant-gout.

    Il me semble flagrant que l’adoption et l’utilisation de nouveaux services ou réseaux Web sont motivés par un – phénomène de mode – amplifié par le regain d’intêret par les media traditionnels (radio/tv/presse) pour les événements/nouveautés du Web depuis début 2007.

    Souvenez vous du buzz média autour de MySpace, Second Life, l’iPhone, Facebook. Quel sera le prochain ?

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  10. Tu oublies une chose très importante que je mettrais en premier:

    Le lutin féerique et la fée corsetée vont enfin sortir de leur forêt et trouver l’arbre à sous…. Comprenne qui pourra.

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  11. Impressionnant cette liste de « prédictions » ;)
    J’ajouterai aussi l’accélération du web mobile. Avec l’an 0 de l’internet mobile depuis le 29 novembre 2007 (vous voyez de qui/quoi je parle), le consonaute (autrement dit l’internaute consommateur) pourra à tout moment consulter, consommer, gérer, interférer dans sa vie – numérique – de tous les jours.
    Et toutes vos prédictions seront pour la plupart exploitable sur votre mobile (enfin si on dira toujours téléphone mobile).
    Bruno

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  12. Pour les jeux sur son iphone et le modèle économique décrit, cela ressemble beaucoup à ce que propose NTT Docomo depuis plusieurs années notamment au Japon. Cela a très bien marché là-bas mais lorsqu’ils ont essayé d’exporter le modèle en Europe (avec Bouygues en France) cela n’a pas pris… Est-ce que cela prendra mieux maintenant que l’utilisabilité des mobiles s’est améliorée, attendons de voir.
    Sinon merci pour ces prédictions. Je crois beaucoup à l’avènement des RIA et RDA en entreprise, on en parle de plus en plus.

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