Facebook se métamorphose en web OS

La nouvelle est tombée cette nuit : Facebook vient de racheter Parakey, une start-up encore en gestation. Pour la petite histoire, Parakey est une plateforme permettant de faire tourner des applications en ligne et en mode déconnecté. Donc pour résumer, c’est comme un système d’exploitation en ligne (web OS) et un environnement d’exécution offline (un peu comme Google Gears).

Pour bien comprendre l’énorme potentiel des systèmes d’exploitation en ligne, je vous propose cette série d’articles :

Dans la mesure où il existe plus d’une dizaine de solutions (EyeOS, Goowy, YouOS, DesktopTwo…) pourquoi avoir choisi Parakey alors que la solution n’est même pas encore finalisée ? Tout simplement parce que l’un des fondateurs de Parakey n’est autre que Blake Ross, un surdoué de l’informatique qui a entre autre chose travaillé sur le projet Firefox. Vous remarquerez que ce n’est pas un hasard si le futur Firefox 3 proposera également un mode offline (mais je laisse le soin à Tristant Nitot de nous confirmer cela).

Concevoir un système d’exploitation en ligne n’est pas chose aisée, le plus dur étant de gérer les accès au système d’exploitation (celui qui fait tourner le navigateur) et aux ressources (qui se trouvent sur le disque dur), Facebook a donc parié sur l’équipe de Parakey (composée de Blake Ross mais également de Joe Hewitt, qui a également travaillé Firefox) pour finaliser sa technologie et proposer un environnement stable.

Toujours est-il que cette nouvelle fait grand bruit et que Facebook se rapproche toujours plus de son objectif : devenir LE système d’exploitation en ligne de référence (voir à ce sujet mon précédent billet : Réseau social + Web OS = Facebook Plateform).

Pour en savoir plus, je vous propose une sélection de billets :

En un mot comme en cent, si vous n’avez pas encore créé votre compte sur Facebook, c’est le moment de la faire !

Gabbly + MyBlogLog + Gravatar = Weblin

Ce matin je vais vous présenter un concept tout à fait épatant / innovant / effrayant : Weblin.

Mais pour bien saisir le concept, je vous propose un petit retour en arrière sur quelques services :

  • Gabbly, un service de chat spontané qui permet d’afficher une fenêtre en surimpression pour pouvoir chater en live sur un site quelconque et sans aucune installation ;
  • MyBlogLog, un service qui sert à tracker les derniers visiteurs sur un site (récemment racheté par Yahoo!) ;
  • Gravatar, un service qui vous sert à centraliser la création et l’exploitation de votre avatar (une sorte d’avatar universel).

Bref, vous mélanger tout ça et ça vous donne Weblin, un service qui affiche en surimpression les avatars des derniers visiteurs qui peuvent alors entamer une conversation spontanée :

Le principe de Weblin

Un service tout à fait étonnant qui surfe sur la vague des outils d’indication de présence (où je suis et qu’est-ce que je fais en ce moment), sur le même registre qu’un Twitter.

En passant par MD-Expo…

C’est aujourd’hui qu’à eu lieu le salon du marketing direct (MD-Expo) au cours duquel j’ai pu intervenir sur un des mes sujets fétiches, les interfaces riches. Merci à la FEVAD de m’avoir accordé ce temps de parole, et voici le support de ma présentation : L’apport des interfaces riches pour le e-marketing (format PDF, 5,2 Mo).

Rien de bien neuf pour ceux qui me lisent régulièrement, mais une bonne entrée en matière pour les novices. Dans tout les cas de figure, c’est déjà une très bonne chose que de pouvoir évangéliser ces pratiques à un public assez large.

J’aurais également une seconde chance d’intervenir lors de ce salon jeudi prochain sur le thème des blogs : Comment maîtriser les règles de la communication sans filet ? Normalement cette conférence sera filmée donc vous n’avez même pas besoin de vous déplacer !

CPM-CPC-CPA, lequel choisir ?

Mon billet de la veille a généré beaucoup de réactions et des commentaires très intéressants (merci à toutes et à tous). Le sujet mérite donc quelques éclaircissements.

Google n’a rien inventé, le CPA existe depuis de nombreuses années. Par contre, Google propose un environnement industriel avec plusieurs outils maison qui permettent de maîtriser la campagne du début à la fin. En ce sens, l’offre PPA de Google va changer la donne.

Ces 3 modèles peuvent et vont coexister. La différence se situera au niveau de votre objectif :

  • le CPM est utile pour une marque qui veut augmenter sa visibilité ou sa notoriété ;
  • le CPC est intéressant pour un annonceur qui veut acquérir du trafic qualifié ;
  • le CPA est adapté à ceux qui ont un dispositif marchand performant et qui souhaitent limiter leurs investissements publicitaires.

Ce sont donc trois contextes différents pour des coûts différents, car le coût unitaire ne sera pas du tout le même en fonction du résultat attendu (affichage, clic ou transformation).

D’après ce que j’ai vu, Google laissera le choix aux annonceurs. Mais quid des éditeurs ? Des régies ? Des agences ? Idéalement, il faudrait laisser le choix à chacune des parties impliquées dans une campagne, mais avec un principe d’équité : rémunérer plus fortement la prise de risque.

Il m’est très difficile de me mettre dans la peau d’un annonceur vu que je suis éditeur de ce site, il me semblerait pourtant juste que la décision finale revienne à l’éditeur qui choisira un modèle ou un autre en fonction de sa taille, des ressources disponibles et de son ambition. Pour les annonceurs, ils devraient être en mesure de s’y retrouver quelque soit le modèle utilisé, il faut juste anticiper et bien calculer le coût d’acquisition.

Bref, tout ça pour dire que le marché se structure :

  • plus de richesse du côté des supports (d’autant plus avec tout ces blogs et réseaux sociaux) ;
  • plus d’outils pour les annonceurs ;
  • plus de valeur ajoutée pour les régies et agences (surtout dans leur accompagnement et leurs conseils).

Reste à savoir comment vont réagir Microsoft et Yahoo!… vont-ils suivre ?

Liens en vrac

Oui je sais, ce format de billet n’est pas le plus apprécié, mais comme je rentre de congés et que je viens de me farcir plus de 2.300 billets vous devrez vous en contenter :

Ouf ! La suite dès demain avec des billets moins télégraphiques.