MAX Europe 2007, Jour 1

Le jour J est enfin arrivé et la journée a été très chargée… petit compte-rendu des différentes sessions.

Press Session

Démarrage sur les chapeaux de roues avec une session « spéciale presse » organisée par le Marketing Manager Europe (Robert RAILA).

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Petit débrief rapide sur ce qui a été annoncé il y a quelques semaines à Chicago et sur ce qui va se passer cette semaine :

  • De nouveaux modèles économiques (SaaS à la SalesForce) ont entrénés une reflexion de fond et de nouvelles expérimentations (Photoshop Express, Connect, Buzzword, Share) ;
  • Les leaders de demain seront ceux qui sauront optimiser leurs outils, leurs processus ET leurs interfaces ;
  • De gros efforts ont été fait pour monter une dynamique communautaire (Adobe Developer Connection) ainsi qu’une place de marché d’applications AIR (AIR Marketplace) ;
  • L’actualité du moment tourne autour du Media Player (des partenariats viennent d’être signés avec CBS et Yahoo! Video) et de Flash Lite 3.

Keynote

Beaucoup de belles choses annoncées et présentées lors de cette keynote qui réunissait tout les participants (près de 1.500 personnes) :

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C’est Kevin Lynch qui a ouvert le bal avec une présentation plutôt généraliste sur le positionnement d’Adobe :Focus sur des expériences utilisateurs plus riche, mise en œuvre d’une dynamique communautaire très forte.

Shantanu Narayen est ensuite venu nous rappeler 5 règles essentielles :

  1. Content is King – avec l’avènement du contenu généré par les utilisateurs ;
  2. Make it Personal – où il devient crucial d’être en mesure de personnaliser les interfaces ;
  3. Less is (still) More – où il est également très important de ne pas saturer les interfaces et de soigner la simplicité d’usage ;
  4. Movement has Meaning – les effêts de transition et les cinématiques font partie intégrante de l’interface, elles aident à comprendre son fonctionnement (comme sur le Adobe Media Player) ;
  5. Create an Experience not an UI – l’interface participate activement à l’expérience (d’où la logique de branded application).

Suivent alors une flopée de démonstration d’applications AIR toutes plus impressionnantes que les autres : Google Analytics Desktop, eBay Desktop, Pronto (un client mail très réussi), Nickelodeon Puzzle, Digimix (pour faire des mix audio), Anthropologie (qui mélange boutique riche, catalogue interactif et RDA marchande)…

Cette session très dense se termine avec Justin Everett-Church qui nous présente le Flash Player 10. Rien de très neuf mais il va visiblement y avoir plus d’informations à ce sujet demain après-midi.

Ouf, tonnerre d’applaudissements et la foule qui se repend petit à petit dans les couloirs du convention center :

 

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(à suivre)

5 commentaires sur “MAX Europe 2007, Jour 1

  1. Bienvenue dans le design Thinking
    Allez a Barcelone pour decouvrir ces fondamentaux historiques dans une conference marchande est un poil troublant. Pourquoi avoir besoin de marques pour voir les bonnes pratiques ou découvrir l’histoire du Design. Charles Eames, Alvar Alto, Mihes van der Rohe, Muriel Cooper, John Maeda, Bill Atkinson, Suzan Kare, pardonnez les !

    Content is King – j’ai entendu cela il y a 12 ans à l’epoque du CD du Louvre, avant la bulle de 2000. aujourd’hui c’est plutot le contexte qui est le king.
    Make it Personal – Le retour de Swatch ou déclarer la guerre au web Ford T. peut être changer les couleurs?
    Less is (still) More – Mihes, je suis perdu – riche ou simple , gras ou pauvre, je ne sais plus
    Movement has Meaning – je vends flash et after effect, alors il faut que cela gesticule
    Create an Experience not an UI – l’experience sans UI, ils sont forts.
    Je plaisante, à l’heure de la particaption, un peu de recul sur la puissance marchande ne peut pas faire de mal, que restera t’il de cela dans 5 ans ?
    Le but n’est-il pas de créer du sens ?

  2. Houlala Batspad du calme ! Pourquoi tant de méfiance vis à vis d’un éditeur qui a tant fait pour le web ?

    Bien évidemment qu’ils sont avant tout là pour vendre leur produit et animer la communauté mais il y a vraiment du sens dans ce qu’ils racontent.

    Pour s’en convaincre je t’invite à visiter le site dédié à l’expérience utilisateur chez Adobe qui va bientôt ouvrir. Sinon tu peux aussi aller baver devant les très belles réalisations du Flex Showcase.

    /Fred

  3. Bonjour Fred
    L’histoire d’Adobe nous montre qu’il n’ont pas eu jusqu’a aujourd’hui un impact réel sur le web. La boite de techos qui a changé le Web s’appelle Macromedia, une société tech focus. Ses developpeurs et ses technologies étaient parmis les meilleurs et c’est pourquoi Adobe l’a acheté.
    Adobe, un société client focus, a entre 88 et 2000 inventé encore plus qu’Apple un Design d’application de haut niveau avec un excellent de Look & Feel (ce qu’on appelle maintenant l’expérience) avec des designers comme Phillipe Caillou. et je suis d’accord avec toi il ont reinventé une qualité typo grace à postcript, et par effet boomemrang, le design graphique grace à tous les self manufacturers qui ont utilisé leurs produits.

    Les dernieres versions de la creative suite CS, CS2 étaient très mal developpé et indigne d’Adobe. la CS3 les remets à leur propre standard et j’en suis content pour eux.

    Air, pas de nouveauté ici, mais des tranformations et un package. Rien de se qui est montré n’est nouveau, c’est une organisation technicienne et marchande proprietaire. Ici la Lune, société parisienne avec son Made in Lune fait la meme chose depuis plus de 4 ans (cms flash off-online, ref google, interface « riche » bref un frame work complet developpé sous eclipse). (http://www.icilalune.fr)
    Autre point de vues: Les interfaces riches, Flash, mais surtout Director en a permis des centaines. c’est simplement aujourd’hui nommé pour en faire un enjeu face à d’autre choix techno (ajax, silverlight, etc…).

    Le combat Adobe – Microsoft est un combat qui n’est pas le bon.
    – Il est important d’avoir des technos ouvertes pour permettre une innovation ouverte
    – la technique n’est qu’un moyen, l’important c’est le service rendu.
    – Flash à une interface (experience) qui transpire son developpement et l’esprit tech macromedia. Il est important de la repenser entierement (le vieux director est plus utilisable et logique malgré sa longue histoire complexe)et de la mettre au standard Adobe.
    – Pour répondre à la complexité, il faut non de la technique mais du sens. Car il n’y a pas de besoin, donc l’utile (la technique) n’est pas un enjeu.
    – Nous changeons de monde et les alternatives sont nombreuse, c’est donc à nous de chosir ce que nous voulons pour notre future. la question des outils est politique.

    La « french force » du Web 2.0 montre bien, ce que l’on peut faire et comment on peut innover avec des outils ouverts

    Merci pour ton report qui permet ces échanges

    Amicalement

    jean louis Frechin (Batspad)

  4. Effectivement Batspad, je t’approuve sur certains points :
    – Adobe à contribué au web (PDF…) mais Macromedia a contribué plus encore (Flash)
    – L’environnement de développement Flash devient de plus en plus complexe et pourrait même faire concurrence au Flex Builder ! Mais les choses sont en train de changer notamment grâce à deux futurs produits (« Thermo » et « Bordeaux » dont je parlerais dans mon prochain compte-rendu)
    – AIR n’invente rien car le principe date de l’époque de Java et de sa machine virtuelle « universelle »

    Néanmoins :
    – AIR va très certainement réussir là où Java a échoué (un environnement simple et efficace pour faire du client riche)
    – Adobe est conscient de l’intérêt de jouer le jeu de l’open source (et c’est ce qu’ils font avec Tamarin)

    Bref, je ne sais plus trop ce que je voulais dire mais en tout cas le web ne serait pas ce qu’il est aujourdh’ui sans Macromedia (et Adobe).

    /Fred

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