6 ans de blog en 6 billets

Déjà 6 ans que ce blog est ouvert, 6 ans pendant lesquels j’ai pu rédiger plus de 2.000 billets et créer 6 autres blogs. Six années très intenses qui ont à jamais changé ma façon de travailler et peut-être même de réfléchir. Des années au cours desquelles l’internet a été profondément bouleversé. C’est quand je regarde mes statistiques que je me rends bien compte de l’ampleur de ce bouleversement : je suis retombé au même nombre de visiteurs uniques qu’en juin 2006 !

vu-mois

Ce phénomène s’explique (je pense) par un mode de consommation de l’information complètement différent : la majeure partie de mes lecteurs ne vient jamais sur ce site et se « contente » du flux RSS (dont les abonnements sont en progression constante).

Quels enseignements après 6 ans de blog ?

Je ne prétends pas avoir la science infuse ou être en mesure de dicter les règles d’or du bon blogueur, par contre je peux vous livrer les trois points-clés que je retiens de ces 6 années de blog :

  1. Ne pas tricher. Ne sous-estimez jamais la capacité de votre lectorat à démonter une argumentation bancale. Si vous n’êtes pas légitime sur un sujet ou si votre billet ne tient pas la route alors mieux vaut éviter de prendre la parole (d’autres le feront mieux que vous).
  2. Plus vous donnez et plus vous recevez. Il n’y a pas de limite à ce que la communauté peut vous rendre. Je ne vous parle pas de monétisation mais plutôt de rétribution d’estime, de social currency ou de karma (appelez-ça comme vous voulez). En tout cas je suis convaincu du bénéfice de partager un maximum de choses et je compte bien perséverer dans ce sens.
  3. Le contenu est roi. Il n’y a pas d’influence sans un contenu pertinent. Avec l’avènement de plateformes de microblog comme Twitter ou de réseaux sociaux à la Facebook, nous pourrions être tenté de croire que chacun peut avoir son quart d’heure de gloire, mais ce n’est pas si simple. Une forte audience / visibilité n’est pas gage d’influence ou de crédibilité, seuls les articles bien argumentés marquent durablement les esprits et trouvent leur place au haut des pages de résultats de Google.

Six billets qui ont marqué ce blog

Difficile pour moi de faire un choix aussi restreint parmi plus de 2.000 articles rédigés. Mais je me prête volontiers à ce petit jeu pour vous livrer les 6 billets qui ont le plus marqués l’histoire de ce blog.

Le billet qui a généré le plus de trafic : Qu’est-ce que l’Entreprise 2.0 ? Rédigé en juillet 2007, cet article est encore à ce jour le plus consulté tous les mois. Je serais bien incapable de vous dire le nombre de fois où cette page a été vu, mais c’est de loin celui qui a généré le plus de trafic. Pour la petite histoire, il est le résultat de plusieurs mois de réflexion, discussions et de collecte d’informations. Rédigé en deux jours (avec la version anglaise) pendant une période de creuse, je crois ne pas avoir perdu mon temps sur ce coup là !

Le billet dont je suis le plus fier : Vers la règle du clic unique. Un billet publié en 2006 sur lequel je me suis arraché les cheveux (littéralement). Passé quasiment inaperçu à sa publication, je reste très attaché au point de vue que j’y développe et reste persuadé qu’il est encore d’actualité.

Le billet qui a généré la plus grosse polémique : Web 2.0, une première définition ? Le moins que l’on puisse dire c’est que ce Web 2.0 a nourri des débats passionnés (un peu trop des fois). Je ne crois pas être le premier à m’être lancé dans une définition du web 2.0 mais ce premier « gros » article a suscité quelques échanges de noms d’oiseaux dans les commentaires (des réactions très vives que je n’ai pas trouvé ailleurs). Même si aujourd’hui je trouve que ce billet est un peu « pauvre » (je préfère nettement cet article que j’ai rédigé pour le JDnet : La révolution par les usages ou celle-ci : Le web 2.0 selon Fred Cavazza), je suis tout de même très content d’avoir pu participer de façon active à la vulgarisation du concept de web 2.0. Le plus amusant dans cette histoire, c’est que maintenant que le terme est passé de mode (on parle beaucoup plus volontiers de « médias sociaux »), il n’existe toujours pas de définition courte qui mette tout le monde d’accord. Je retiendrais celle-ci : le web en mode lecture/écriture (« The Read/Write Web« ).

Le billet qui est toujours actif : Ces petits objets qui révolutionnent votre quotidien. Publié en 2006, ce billet mentionne un combiné toilettes + lave-mains. Je reçois régulièrement des emails (tous les mois) de personnes cherchant à trouver les coordonnées d’un importateur. (Précision : ce combiné n’est pas distribué en France mais il en existe d’autres).

Le billet qui a été le plus critiqué : Native Client, la technologie RIA de Google qui risque de faire long feu. Publié en fin d’année dernière dans de mauvaises conditions (j’avais décidé de faire une pause d’un mois pour cause de surmenage), je ne pouvais pas passer à côté de cette nouveauté. Un sujet très casse-gueule qui demandait des explications techniques très pointues pour lesquelles je n’ai pas su trouver les bonnes formulations. Conséquence : une très vive réaction de la communauté des développeurs et un débat qui est passé complètement à côté du coeur du sujet de l’article. Rétrospectivement je trouve que mes explications étaient approximatives, le billet est maintenant corrigé et je suis très satisfait du résultat. Est-ce que je garde de l’amertume de cet épisode douloureux ? Non pas du tout : d’une part car c’est à ça que servent les commentaires (échanger des points de vue, contre-argumenter…) et parce que le billet en question a gagné en qualité (explications, argumentation).

Le billet que je n’ai jamais eu le courage d’écrire : Pourquoi Twitter ne remplacera pas les blogs. Je lis ça et là qu’à l’heure du real-time web les blogs ne sont plus pertinents et que les microblogs comme Twitter sont l’avenir de l’information participative et des discussions. Heu… c’est aller un peu vite en besogne car il y a une très grosse différence entre rapidité de diffusion de l’information et pertinence. De plus la limitation de la longueur des tweets (140 caractères) est un sacré frein à la qualité de l’argumentation. Certains disent encore que Twitter remplace les flux RSS. Encore une belle erreur de jugement : les flux RSS sont un outil de diffusion extrêmement puissant mais qui nécessite le recours à un outil de lecture adapté (oubliez Netvibes et adoptez plutôt Google reader). Bon… je sens que je suis bien parti là… peut-être trouverais-je le courage de m’y mettre prochainement…

En route pour une septième saison

Je suis toujours aussi motivé pour poursuivre mon travail de rédaction sur ce blog : Il me demande beaucoup de temps et d’énergie mais il m’apporte tellement ! J’ai trouvé un bon équilibre au niveau de ma ligne éditoriale (des articles de fond sur ce blog et des articles plus courts mais ciblés sur mes blogs de niche) et de mon rythme de publication (entre 8 et 10 billets par semaine).

Merci à celles et ceux qui commentent régulièrement sur ce blog de même qu’à ceux avec qui j’échange par email.

Immersion et contenus vidéo chez Patagonia

Patagonia, vous connaissez ? Mais si enfin, cette marque de vêtements outdoor spécialiste des grands espaces et du développement durable. Comment faire pour bien retranscrire cet univers de marque ? Facile, en lançant un mini-site dédié avec une interface imerssive et du contenu multimédia. Donc dans les faits ça donne The Tin Shed, un mini-site expérientiel où différents aventuriers des temps modernes partagent leur expérience et leur mode de vie (il parait qu’il faut dire « life style« , ça sonne mieux).

Le visiteur est donc accueilli dans une espèce de débarras chilien où chaque accessoire possède sa propre histoire :

tinshed1

Il est possible de passer d’une pièce à l’autre à l’aide des flèches sur les côtés de l’écran (très bel effet de transition). En cliquant sur un accessoire, le visiteur est alors emmené sur un panneau où lui sont proposés différents contenus (texte, photos, vidéos) sous forme de témoignages :

tinshed3

tinshed4

Le tout est très fluide, rapide à charger et parfaitement mis en scène au travers d’une présentation en mosaïques.

tinshed5

Nous pourrions qualifier ce site d’inspirationnel car il sollicite la fibre aventurière des clients / prospects de la marque, du très bon branding.

Confluence 3.0 se lance sur les traces de JotSpot

Après SocialText, BlueKiwi et Jive, c’est au tour de d’Atlassian d’injecter du social dans sa plateforme de collaboration en ligne : Atlassian Announces Confluence 3.0 & Plugin Exchange. La suite Confluence nous revient donc dans une troisième version avec le ‘minimum social » déjà présent sur les offres concurrentes : profils à la LinkedIn, activity stream à la Friendfeed, status updates à la Twitter… Rien de très nouveau mais une remise à niveau par rapport à la concurrence.

confluence_dashboard

Là où Confluence se démarque, c’est dans la mise en ligne d’une place de marché de plug-ins : Plugin Exchange. L’idée est de permettre à des éditeurs externes de proposer des services au travers de plugins qui se greffent à la plateforme. Ces plugins sont disponibles sur cette fameuse place de marché où ils sont notés et commentés (une sorte de App Store à la sauce Wiki d’entreprise).

confluence_pluginexchange

Tout ça ne vous rappelle rien ? L’AppExchange de SalesForce ? Oui effectivement, mais encore ? JotSpot ? Oui tout à fait. Car c’est bien sur le modèle d’intranet wikifié que Confluence est en train de conforter son positionnement. Le principe est simple : la plateforme se présente comme un wiki d’entreprise sur lequel il est possible de greffer différentes applications génériques ou verticales afin de structurer les échanges et la collaboration. C’est ce que proposait JotSpot avant d’être racheté par Google et complètement dénaturé pour être transformé en Google Sites (un produit bâtard qui ne convainc personne).

Tout aussi intéressant, Confluence propose des connecteurs pour une intégration simplifiée à un serveur SharePoint et des documents Office (un grand classique de l’informatique d’entreprise). Cette troisième version propose également une interface entièrement modulable à la souris.

Donc au final nous avons une suite collaborative en ligne tout à fait intéressante au vue de ce que propose la concurrence.

Ok et alors ? Cette nouvelle version m’aurait enthousiasmée il y a encore 2 semaines, mais depuis l’annonce de Google Wave, je me dis que le modèle de collaboration tel que le proposent SocialText, blueKiwi, Jive ou Confluence mérite d’être challengé et surtout comparer à des logiques bien plus disruptives. Bref, je ne peux m’empêcher de penser que tout comme il y a un avant/après Facebook-Twitter-Freindfeed (le trio dont s’inspirent les 4 acteurs cités plus haut), il va y avoir un avant/après Google Wave. Reste à savoir comment le modèle de collaboration de Google Wave va pouvoir s’intégrer au sein de l’écosystème d’outils déjà présent en entreprise (Exchange, Sharepoint…).

Mes trois sites coup de coeur (juin 2009)

Je continue dans ma série de sites “coup de coeur” avec trois applications en ligne superbement mises en valeur par leur site web.

On commence avec DailyBurn, une application en ligne de fitness tracking :

dailyburn

La grille de lecture est limpide, les visuels attractifs et l’harmonie des couleurs très… harmonieuse. En plus ils ont le bon goût de proposer une visite guidée intégrée à la page d’accueil.

Il y a ensuite Tea Round App, une application pour iPhone qui sert à définir des tours de préparation pour le thé (WTF?) :

tearound

Autant je suis très dubitatif quand à l’intérêt réel de cette application, autant je suis immédiatement tombé amoureux de cette ambiance boisée très chaleureuse, des petits coups de crayon, du jeu typographique (en bas de page). Cerise sur le gâteau, la visite guidée en 4 étapes qui utilise un slider façon iPhone (« Step 1« …).

Il y a enfin Ballpark, une application en ligne de facturation :

ballpark

Rien de révolutionnaire dans le choix des couleurs mais une construction de la page en strates tout à fait convaincante avec une parfaite lisibilité et un fort contraste permettant de bien guider l’attention sur le bouton d’action. Vous apprécierez au passage les titres qui sont un modèle de concision et d’incitation. Et ne ratez surtout pas la superbe page de comparaison des offres ainsi que le magnifique formulaire de création de compte.

La suite le mois prochain…

BillMyParents lance un partenariat avec Habbo et OutSpark pour simplifier le commence d’objets virtuels

Les univers virtuels et plateformes sociales de jeux à destination des plus jeunes sont sur un créneau très porteur : les jeunes n’ont en effet aucun problème avec l’outil informatique, il adorent les jeux et ont beaucoup de temps libre. Ils ont également de l’argent de poche à dépenser, un revenu très facile à capter dans la mesure où ils n’ont (pour la grande majorité) pas eu à travailler pour le gagner. Ils n’ont donc aucune réticence à le dépenser en sonnerie de téléphone portable, applications mobiles…

C’est donc une cible en or pour les éditeurs de plateformes sociales virtuelles, mais il y a un gros problème : comment organiser le transfert d’argent ? Partant du principe que les moins de 15 ans ne possède pas de compte en banque, ils n’ont pas non plus de carte de crédit ou de compte PayPal. Il reste alors deux possibilités : payer avec son mobile (N° ou SMS surtaxé) ou payer un abonnement. La première solution n’est pas très intéressante car les opérateurs de systèmes de paiement mobiles captent de grosses commissions. La deuxième est compliquée à mettre en œuvre. Reste également les cartes pré-payées vendues dans le commerce mais elles demandent une grosse logistique.

Heureusement arrive BillMyParents, un service de facturation déléguée lancé par SocialWise qui fonctionne comme une wish list : les jeunes ajoutent des objets à leur panier et leurs parents reçoivent des demandes de règlement. Chaque nouvel « achat » est accompagné d’une note pour le justifier et les refus sont également accompagnés d’un petit mot du parent. C’est donc un système redoutable et surtout parfaitement adapté au v-commerce : BillMyParents Launches Unique Online Payment System for Teens and Parents.

L'interface de BillMyParents
L'interface de BillMyParents

C’est d’ailleurs pour cela que BillMyParents a monté des partenariats avec de nombreuses plateformes sociales et virtuelles comme Habbo, Outspark, Artix ou encore RockYou. L’achat d’items virtuels est ainsi d’autant plus simple pour les enfants et mieux contrôlé par leurs parents. Ils ne souhaitent pas s’arrêter là puisqu’ils prévoient déjà une carte de débit dédiée à ce type d’achat.

(via Virtual Goods News)