Après avoir longtemps existé de façon officieuse en entreprise (sur imitative des collaborateurs), Netvibes vient d’annoncer un partenariat historique avec Sage pour rentrer par la grande porte dans le monde de l’entreprise : Partnership with Sage brings Netvibes to even more Enterprises. Pour être plus précis, Netvibes va devenir la solution officielle de portail pour la future version de ERP X3 (un produit à destination du mid-market). Cet accord va donc permettre aux clients de Sage de profiter des offres Premium Dashboards et Netvibes for Enterprise.
Cette nouvelle monture devrait sortir au premier trimestre 2010 et être propulsée par Wasabi, la nouvelle version majeure de Netvibes : Le nouveau Netvibes, édition Wasabi. Un choix tout à fait intéressant car il répond à deux besoins : le tableau de bord personnalisable pour les employés et le lecteur de flux (qui a été grandement amélioré dans la nouvelle version : New Netvibes Will Be World’s Biggest Real-Time Feed Reader).
Le système de personnalisation de l’interface permettra donc aux collaborateurs de choisir les informations et applications qui leur conviennent le mieux (en s’appuyant pour cela sur le standard Universal Widget API), à défaut il sera possible de leur proposer différents choix par défaut.
Concernant la lecture de flux RSS, là encore il y a du nouveau puisque la nouvelle version propose différents modes d’affichage (liste, mosaïque…) mais également le support des protocoles d’échange de données en temps réel Pubsubhubbub et RSS Cloud.
Bref, ce ne sont que des bonnes nouvelles et le début d’une expérimentation à grande échelle du principe de personal dashboard qui va pouvoir être testé auprès de dizaines de milliers d’utilisateurs dans un contexte professionnel. Bien évidement il existe d’autres éditeurs de solutions de ce type mais peu ont le même parcours que Netvibes (cocorico !).
D’ailleurs à ce sujet je suis à la recherche de retours d’expérience sur l’implémentation à grande échelle de ce type de fonctionnalité…
Depuis l’annonce préliminaire de juillet dernier j’attendais avec impatience la sortie de Chrome OS, le système d’exploitation de Google (cf. Chrome OS, la pierre angulaire de l’empire Google). C’est maintenant chose faite avec une présentation publique en fin de semaine dernière dont vous trouverez une retranscription complète ici : Live From Google’s Chrome OS Event.
Chrome = Chrome OS
Pour faire simple disons que ce système d’exploitation n’est ni plus ni moins que le navigateur que nous connaissons déjà (Chrome). Comprenez par là qu’avec Chrome OS vous pourrez faire tout ce que vous avez envie de faire… du moment que ça se passe dans le navigateur (Chrome), en d’autres termes : applications et stockage en ligne obligatoires.
Dans leur façon de présenter les choses, ils ont retiré tout ce qui n’était pas nécessaire pour ne garder que l’essentiel (le navigateur). Donc dans l’absolu, Chrome OS est plus un navigateur augmenté qu’un système d’exploitation diminué. Le principal bénéfice avancé est que Chrome OS sera hyper-rapide à démarrer et ultra-sécurisé (du moins autant que Chrome). Le principal inconvénient est de… ne pas réellement proposer la même chose qu’un autre système d’exploitation.
Comparaison OS / Chrome OS
L’interface de Chrome OS ressemble donc forcément beaucoup à Chrome :
L'interface de Chrome OS
Les seules différences notables viennent des indicateurs de charge en haut à droite et de l’onglet d’applications en haut à gauche :
L'onglet applications de Chrome OS
Vous noterez la possibilité de « figer » des onglets pour vos applications favorites (Gmail, Google Docs…) :
Zoom sur le système d'onglets de Chrome OS
Pour en savoir plus, je vous recommande cette vidéo sur la philosophie de l’interface :
Sinon dans les grandes lignes Chrome OS ne pourra pas être téléchargé et installé (il faudra utiliser un matériel spécifique dont nous n’avons pas encore les spécifications si ce n’est que ces machines devront être obligatoirement équipées de disques SSD), la version définitive ne sortira qu’en fin d’année prochaine mais le code source est d’ores et déjà disponible en open source.
Pour une revue plus complète des détails, je vous propose de lire ces articles :
Ce dernier article m’interpelle particulièrement car il est mentionné en fin d’article que tout ce que proposera Chrome OS sera également disponible dans Chrome (donc pour Windows, Mac OS…). Une information non-négligeable mais dont je n’ai trouvé confirmation nulle part ailleurs.
Chrome OS n’est qu’une pièce du puzzle
Si nous résumons bien : Google Chrome repose entièrement sur Chrome donc hérite de ses fonctionnalités, il ne tournera que sur du matériel adapté (visiblement au format netbook et sans disque dur) qui imposera le stockage en ligne (ils disent « data-on-the-cloud » parce que ça fait plus chic) et les applications en ligne (de préférence celles de Google). Chrome OS est donc la pierre angulaire de nombreux produits et services de Google que nous pouvons résumer avec l’équation suivante :
À cette liste devraient pouvoir s’ajouter les technologies en cours de finalisation (comme le protocole SPDY qui est censé améliorer les performances de HTTP ou encore O3D). En fait la liste est très loin d’être complète… du moment que cela ne rentre pas en concurrence avec Android, l’autre système d’exploitation de Google mais pour les terminaux mobiles. Peut-être est-ce cette proximité dans la gamme de produits de Google que les membres de l’équipes se sont sentis obligés de préciser que les futurs machines « compatibles » Chrome OS seraient au format netbook mais avec un écran légèrement plus grand (au moins 11″).
La répartition du marché selon Google
Donc si l’on décortique le schéma ci-dessus : les géants se battent pour les extrêmes (sur le segment des laptops et téléphones mobiles) alors que Google cible plutôt les offres intermédiaires (netbooks et tablets). Ce schéma prend tout son sens quand on apprend que Sergey Brin aurait évoqué à demi-mot la probable fusion d’Android et de Chrome Os dans un avenir proche : Brin evoque une fusion d’Android et Chrome OS.
Malgré ces précisions les premières réactions sont tout naturellement tournées vers l’impact de ce lancement (prochain) sur le marché des netbooks :
Mais attention à ne pas tirer de conclusions hâtives : Chrome OS n’est pas réellement concurrent de Windows mais plutôt de Windows sur netbook.
Pas réellement un concurrent de Windows (ni de Mac OS)
Je rejoins tout à fait l’avis de Ars Technica sur le fait que les équipes de Google ont opté pour un positionnement radicalement différent de Windows (ou de Mac OS) : oubliez votre desktop, l’avenir de l’informatique est dans les nuages. Pour résumer une longue histoire disons qu’après 20 ans de règne sans partage, Microsoft a érigé des barrières à l’entrée tellement hautes autour de son Windows que plus personne ne peut prétendre l’en déloger. Il y a bien évidemment Apple mais son Mac OS n’a pas réellement cette ambition et se contente bien de son positionnement de niche (pour des raisons trop longues à lister dans cet article). Comprenez par là que Windows est et restera le système d’exploitation de référence pour les ordinateurs de type « desktop » et ce jusqu’à la disparition de ce segment de marché (probablement dans une dizaine d’années).
La disparition des desktops ? Oui tout à fait, les ordinateurs tels que nous les connaissons sont condamnés à disparaitre : trop cher à produire (surtout avec la raréfaction des matières premières à prévoir), trop gourmands en ressources, pas réellement adaptés à la réalité de ce que vont devenir les usages de l’informatique dans les années à venir. Le pari de Google est donc de se positionner en avance de phase et de miser sur la prochaine génération d’outils informatique : les netbooks XL. L’idée étant de ne pas faire supporter au client le cout de composants et logiciels permettant de supporter des tâches « lourdes » mais dont le grand public ne se sert quasiment jamais (Photoshop, montage vidéo, conception 3D…).
Regardez l’effervescence autour des médias sociaux (publication et partage de contenus, sociabilisation…) et des services « on-the-cloud » (données, musique…) et vous aurez une idée de ce à quoi ressemblera l’informatique grand public dans 10 ans. Bien évidemment il y aura toujours des « gros » ordinateurs pour faire tourner les applications professionnelles mais l’essentiel de ce que l’on pourra faire sera calculé sur des serveurs et délivré sur un machine « légère ». Alors vous pourriez bien me dire « peut-être mais moi je ne me séparerais jamais de ma musique que j’ai encodé avec mes petits doigts depuis ma médiathèque de 450 CD« , et je vous répondrais « ha mais moi non plus !« . Par contre ça sera complètement différent pour le commun des mortels (les djeunz de nos jours) qui n’ont jamais possédé de CD (ou encodé eux-mêmes des MP3).
Donc si je récapitule : la configuration de marché actuelle (majorité de desktops, minorité de netbooks) va s’inverser (majorité de netbooks, minorité de desktops). Il reste le cas particulier des jeux vidéos, principal vecteur de prescription des grosses configurations, mais quand on regarde la qualité des jeux auxquels il est possible de jouer en ligne (Dofus, Poptropica… et tout ce que nous réserve les Rich Internet Games), le raz-de-marée des casual / social games, la chute du prix des consoles… on se dit que cette configuration de marché là peut également changer (en évoluant notamment vers le cloud gaming).
Bref, l’avenir de l’informatique grand public est à chercher du côté des netbooks (pas des desktops) et Windows est plutôt mal parti de ce côté là, même avec Seven. Reste encore à Google à trouver l’équilibre entre prix, puissance et autonomie. Le facteur prix est forcément limité car la future tablet d’Apple va rafler le haut du marché (=> moins de 500 $). Le facteur autonomie est impérativement à privilégier pour se démarquer des laptops low-cost (=> plus de 8 h). Reste la puissance qui peut être modulée, et elle le sera à la baisse car il faudra impérativement doter ces machines compatibles Chrome OS d’une connexion permanente (Wi-Fi, 3G…) pour que l’alternative data-on-the-cloud soit à peu près crédible.
En tout cas le moins que l’on puisse dire est que ce positionnement radical divise la communauté :
Bref, il ne sera pas si simple de s’imposer sur ce créneau à fort potentiel. Et ce n’est rien de le dire car nous n’en sommes qu’aux prémices d’un changement radical dans notre façon d’exploiter l’outil informatique et les services en ligne. Changement tellement grand qu’il nécessitera plusieurs galops d’essais, et Google vient juste d’en faire un tout petit. Il reste donc un énorme travail à accomplir, et surtout un marché à faire évoluer.
Après plusieurs mois d’attente, Facebook, Twitter et d’autres services sont enfin disponibles sur vos consoles favorites : Twitter and Facebook Launch on the Xbox 360 et PS3 3.10 Update Adds Facebook Features, Fixes Up Friends List. Le principe est simple : prolonger votre expérience sociale au travers d’une interface adaptée. Vous avez donc maintenant la possibilité de vous connecter (à l’aide de vos login / mot de passe) pour lire les tweets de vos amis et publier les vôtres :
Twitter sur votre Xbox 360
Idem pour Facebook où il est possible de consulter le updates de vos amis, de publier vos updates et surtout de lier votre compte Facebook à votre Xbox Gamertag : Xbox Connects with Facebook.
Facebook sur votre Xbox360
Là ça devient intéressant car ce « portage » de Facebook sur Xbox permet de mélanger vos deux social graph (casual et gamer). Ceci ouvre donc de nombreuses possibilités, surtout lorsque l’on connait le succès des casual games sur les réseaux sociaux et Facebook en particulier. D’autres « portages » sont-ils à prévoir ? Certainement. Est-ce une révolution ? Non car cela existait déjà des ponts comme Twoof qui permet de relier vos profil Doof et Twitter.
Bon dans les faits c’est plus compliqué (cf. First Look: Zune, Twitter, Facebook And Last.fm On Xbox) car la manipulation sans souris ni clavier est complexe, il est ainsi largement conseillé de vous équiper d’une manette spéciale :
Manette avec clavier obligatoire pour pouvoir tweeter efficacement
Là vous accédez carrément à votre profil Facebook au travers du browser intégré dans la PS3. Vous avez également la possibilité de publier automatiquement des status update (acquisition de trophées…) et des captures d’écran / vidéos de vos exploits. Là encore de nombreuses opportunités sont à imaginer.
Bon maintenant que tout ça est effectif, reste de nombreuses questions à se poser :
Comment vont cohabiter les nombreux social games de Facebook avec les casual games et « petits » titres proposés en téléchargement sur les marketplaces de ces deux consoles ?
Comment vont cohabiter la nouvelle génération de hardcore social games de Facebook (Burning Realms, Kick-Off, Battle Punk…) avec les « gros » titres des consoles ?
Quand tout ceci sera-t-il disponible sur DS et Wii (au travers des Mii Channels) ?
Y aura-t-il un portage sur l’AppleTV (qui prévoit d’intégrer prochainement des jeux : Apple TV gearing up for games?) et pourqoi pas votre Freebox ?
Bref, de nombreuses questions à se poser et surtout un très bel avenir à anticiper (à mi-chemin entre social gaming et social TV). Lire à ce sujet cet article sur la convergence des services entre web et TV : La télévision est-elle l’avenir de l’internet ? En partie.
Vous connaissez la télévision ? Mais si enfin, ce gros boitier moche qui trône au beau milieu de votre salon, celui-là même qui n’a quasiment pas évolué en 20 ans (si ce n’est quelques centimètres d’épaisseur en moins). Et bien figurez-vous qu’après des décennies de bons et loyaux services, la télévision s’apprête enfin à connaitre sa révolution. Non je ne veux pas parler de la haute définition (il s’agit « juste » de quelques pixels en plus) mais plutôt de la révolution des services accessibles au travers de cette télévision. Des services que l’on retrouvent ailleurs (ordinateurs, mobiles…) mais qui prennent un sens différent dans le contexte de l’écran de télévision.
Télévision + Internet = $
Souvenez-vous, il y a plus de 3 ans j’avais rédigé un article sur les intérêts croisés de la télévision et de l’internet : Internet = l’avenir de la télévision (et inversement). Il y était question des ambitions de conquêtes des grandes chaînes TV sur le net et des grands acteurs du net sur la TV. Ce sujet est toujours d’actualité mais la situation a largement eu le temps de mûrir :
NBC, FOX, ABC et Disney sont maintenant alliés pour diffuser leurs contenus sur le web au travers de Hulu (principalement des séries TV mais il est aussi question d’une offre payante : Hulu May Start Charging for Content in 2010) ;
Paramount, Lionsgate et MGM se sont également unis pour diffuser leurs films sur EpixHD ;
De nombreux constructeurs sont ainsi lancés dans une course à l’armement (Samsung, Philips, Sony…), mais également des industriels comme Intel (qui vient de lancer un processeur dédié à ce marché : Intel tries anew to built its smarts into TVs), des éditeurs comme Opera (et son navigateur Opera for TV) ainsi que des éditeurs de services comme Yahoo! avec sa Yahoo! Connected TV :
Les widgets de Yahoo! sur votre TV
Avec autant de gros acteurs sur le créneau, il faut croire que le marché à du potentiel. Mais ce n’est pas tout, car il sera bientôt possible d’intégrer bien plus de choses que des widgets dans votre télévision.
Notez que cela fonctionne aussi avec des contenus TV diffusés sur le net et regardés sur votre télévision à l’aide de boitiers comme la future Boxee Box (cf. The Boxee Box will rock your sox!). Vous seriez tenté de me dire « pourquoi ne pas tout simplement être devant sa télé à l’heure où le programme est diffusé ? » et je vous répondrais « non, l’époque de l’asservissement des spectateurs par les grilles de programme est révolue !« . Car les téléspectateurs sont également des internautes comblés, comblés par la praticité de l’internet et par sa dimension sociale que l’on ne retrouve absolument pas dans la télé à papa. Ces terminaux (et une connexion haut débit) permettront ainsi de réconcilier ces deux mondes : l’interactivité et la sociabilisation de l’internet avec les contenus de la télé (cf. The future of television: Social TV).
Pourquoi la TV est-elle l’avenir de l’internet ?
Tout simplement parce qu’il reste très peu de leviers de croissance sur le web. Comprenez par là que l’audience de l’internet est en croissante constante depuis ces dernières années mais que cette croissance va très bientôt se tasser à mesure que les foyers vont s’équiper. À partir de là, comment va-t-on faire pour gagner des parts d’audience ? Tout simplement en augmentant le temps d’exposition en multipliant les occasions de connexions. Et pour cela, rien de tel que la diversification des terminaux. Vous passez de moins en moins de temps devant les programmes de la télévision pour aller sur le net ? Qu’à cela ne tienne, ils sont en train de travailler dur pour injecter le web dans votre TV pour faire en sorte que vous ne bougiez pas vos fesses du canapé. Car c’est bien là qu’est l’enjeu : vous maintenir devant l’écran (et les coupures pubs).
Autant le mobile est l’avenir de l’internet car il permet de prolonger le temps d’exposition à des services en ligne pour les utilisateurs en situation de mobilité (ça fonctionne aussi avec les netbooks), autant la télévision est également l’avenir de l’internet car il permet de prolonger le temps d’exposition à des services en ligne pour les utilisateurs en situation de repos. Hé oui, car un autre enjeu de cette évolution est de pouvoir toucher les internautes dans un contexte différent (en mode « détente ») où les sites des concurrents ne sont plus réellement à un clic de souris vu que ces internautes n’ont pas de souris à portée de main (juste une télécommande améliorée).
Elle est donc là l’astuce : repackager les services en ligne dans un contexte où les internautes seront plus perméables aux messages publicitaires (moins méfiants). Devant votre ordinateur vous êtes alerte, concentré, prêt à fermer les pop-up ou à ouvrir un nouvel onglet si un site est trop long à charger. Dans votre canapé ça sera différent : vous serez détendu (plus de temps, plus de patience) et vous n’aurez pas du tout le même équipement (un navigateur équipé d’un bloqueur de bannière).
Faut-il se réjouir ou redouter ce scénario ? Il est encore trop tôt pour le dire. Ce dont je suis certain c’est que les publicitaires ne sont pas stupides et qu’ils seront faire preuve de subtilité pour ne pas nuire à cette nouvelle expérience de consommation de services en ligne au travers de votre télévision. D’autant plus que la concurrence sera rude (lire à ce sujet cet autre rapport de Forrester sur l’IP TV : European IPTV Forecast, 2009 To 2014) et que de nouveaux entrants vont également venir briguer la place en face du canapé (notamment les fournisseurs de cloud-gaming comme OnLive).
Croissance des parts de marché de l'IPTV
Moralité : Grâce au web, vous passez plus de temps devant votre TV (et devant votre mobile) (et sur votre netbook).
Bon, autant le dire tout de suite sans faire durer le suspens : le défilement horizontal est une aberration d’un point de vue ergonomique, mais elle peut s’avérer utile d’un point de vue artistique. Autrement dit : ça peut aider si vous éditez un site expérimental à vocation artistique.
Illustration avec le portfolio du designer suédois Eric Johansson :
Ici le défilement se fait à l’aide d’une… barre de défilement horizontale (vous vous en doutiez) et le rendu graphique est plutôt sympa. Ceci n’est pas gênant dans la mesure où il n’y a que très peu de contenu sur ce site et que l’auteur souhaite se démarquer.
J’imagine que l’idée était de reproduire la dynamique des lectures des journaux avec un défilement latérale des pages… c’est raté. Je préfère encore largement les applications de catalogues électroniques (avec les pages qui tournent) comme FluidBook.
Là c’est tout de suite beaucoup plus dommageable parce qu’il y a du contenu et parce que l’encrage de la barre de navigation par dessus le contenu qui défile provoque une drôle de sensation. Bref, rien de tel pour déstabiliser vos lecteurs…
Là nous sommes dans le grand n’importe quoi avec une navigation très compliquée à manipuler et à repérer (il faut cliquer sur les petites flèches). Non seulement cela perturbe l’internaute mais en plus ça n’apporte rien à l’image de marque ou au positionnement des produits (les marques de luxe doivent-elles se démarquer à ce point ?).
Au final, je ne voit qu’un intérêt artistique à ce système de défilement, et encore. Le meilleur exemple que je puisse vous donner est celui du site MoCo Loco où il est possible de basculer d’un défilement horizontal à vertical et qui propose une navigation par clavier :
J’espère vous avoir convaincu de ne pas utiliser cette technique.
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