Les applications mobiles sont-elles obsolètes ?

Nous vivons dans un monde mobile, ça, vous le saviez déjà, du moins j’espère que vous en aviez conscience (sinon, achetez mon livre pour vous en convaincre). J’ai déjà eu de nombreuses occasions de vous expliquer que les applications mobiles ne sont qu’un moyen d’être présent sur les smartphones, et pas forcément le plus intéressant, car :

Bref, tout ça pour dire que les applications mobiles sont un levier de fidélisation très puissant pour les marques, mais qui doit être manié avec précaution. À la question « Devons-nous proposer une application mobile ?« , je paraphraserais Benedict Evans : « Do people want to put your icon on their home screen?« . Le problème est qu’une fois cette question posée, les annonceurs n’ont généralement pas le recul et l’humilité nécessaire pour étudier des solutions alternatives : ils se jettent tête baissée dans la mêlée en espérant que tout va bien se passer. Sauf que généralement, ça ne se passe pas bien du tout, car les mobinautes ont d’autres priorités que de télécharger, installer et paramétrer votre application : App users regularly use 7-8 apps on mobile devices, social networking apps most popular.

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Pour bien comprendre toute la difficulté de l’exercice, mettez-vous dans la peau d’un consommateur lambda :

  1. Il est en train de se promener dans une rue commerçante et tombe sur un fringue sympa ;
  2. Il prend en photo la fringue (pour s’en souvenir et/ou pour la montrer à ses proches) et lance une recherche sur son smartphone ;
  3. Il tombe sur le site web de la marque ou du distributeur (avec une mise en page non optimisée et un énorme bandeau qui l’invite à télécharger l’application officielle) ;
  4. Il est redirigé vers l’app store où il peut lancer le téléchargement (et exploser son forfait mensuel) ;
  5. L’icône de l’application est installée là où il y a de la place (donc pas du tout sur l’écran principal) ;
  6. Quand il lance l’application, elle a 50% de chance de crasher, et de toute façon on lui demande de s’identifier ou de créer un compte (un lien qui le ramène sur le site web non optimisé avec un formulaire de 10km de long).

En terme d’expérience, c’est une catastrophe, et ce n’est pas mieux pour les éditeurs de contenus :

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S’il n’y a qu’une information que vous devez retenir, c’est celle-là : la mobilité n’est qu’une question de contexte, si vous n’êtes pas capable de satisfaire le besoin d’un mobinaute en 5 secondes, alors vous n’existez pas. Le problème des applications mobiles est qu’elles ne délivrent que les contenus et services que les annonceurs veulent bien fournir, et qu’il faut une très forte motivation pour les exploiter, car les distractions sont nombreuses (App Usage Report Q1 2015: How Mobile Users Interact With Their Apps). À partie de ce constat, il est plus qu’urgent d’étudier des solutions alternatives (Exceeding Mobile Expectations: You Need More Than An App).

La première alternative viable est de proposer un site web adapté aux terminaux mobiles, à défaut de proposer un site web dédié aux terminaux mobiles. La deuxième alternative est de s’intéresser de près aux assistants personnels. Siri, Google Now et Cortana sont en effet des points d’entrée tout à fait viables pour accéder à vos contenus et services.

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Le plus intéressant avec les assistants personnels proposés par les smartphones, est qu’ils fournissent des réponses, qu’ils s’efforcent de répondre directement au besoin à travers une interface naturelle : How to Use Siri, Google Now and Cortana Voice Commands. C’est historiquement Apple qui a lancé le premier son assistant personnel, mais nos trois protagonistes proposent maintenant des fonctionnalités plus ou moins similaires : Here’s the real difference between Google Now, Siri, and Cortana. Siri semble avoir une longueur d’avance sur les langues étrangères (Siri crushes Cortana, Google Now when it comes to foreign languages), mais Google Now offre définitivement l’expérience la plus riche avec de très nombreuses commandes vocales (110+ Google Now Voice Commands You Can Use) et surtout le très astucieux principe de « cards » qui s’intègre parfaitement dans la nouvelle version du système d’exploitation : Google Turns On Google Now Cards For 70 New Apps.

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Je pense ne pas me tromper en disant que Google Now est le principal argument en faveur d’Android, car ce système est terriblement efficace, d’autant plus qu’il peut être étendu à d’autres supports (Why cards are the future of the web). Plutôt que de dépenser de l’énergie et de l’argent à faire développer, faire référencer et promouvoir une application mobile, les éditeurs de contenus, fournisseurs de services et annonceurs devraient en priorité concentrer leurs efforts sur les assistants personnels, car ils proposent une expérience bien plus rapide et naturelle. Je suis même persuadé qu’à terme, ils pourraient remplacer les app stores.

Certes, vous pourriez me répondre que Siri est assez limitée, surtout dans sa version française, et je vous rappellerais que l’iPhone représente moins de 20% des parts de marché des smartphones. Ne cherchez pas du côté d’Apple, mais plutôt de l’omniprésent Google qui oeuvre pour faciliter encore plus la présence des annonceurs sur les smartphones : Google now lets you order food delivery right from its search results pages et Google Now’s Open API Plans Could Spell Trouble for Siri And Cortana.

Pour le moment, le « marché  » des assistants personnels se limite aux trois principaux fournisseurs d’OS mobiles, mais d’autres sont sur les rangs, notamment Amazon (avec Alexa que l’on peut solliciter sur les smartphones de la marque ou grâce au Echo) et Yahoo qui devrait lancer un service similaire dans les prochains mois (Yahoo wants to compete with Siri, Google Now, and Cortana).

Autre point d’entrée tout à fait intéressant : les applications de messagerie. WeChat, Line et Kakao Talk en Asie nous ont montré que les applications mobiles sociales sont les nouveaux portails. Ces dernières autorisent en effet tout un tas de services (transfert d’argent, réservation de taxis ou chambres d’hôtel, achat…). Suivant ce modèle, Facebook a décidé d’ouvrir son application aux développeurs tiers (Facebook officially unveils Messenger as a platform with new API), un positionnement qui va très certainement bénéficier aux applications de messagerie de « second rang » comme Viber ou Tango. Pour le moment cette ouverture est toute relative (il n’est pas encore possible de greffer vos contenus et services), mais le potentiel est gigantesque.

Conclusion : si les applications mobiles ont grandement participé au succès des smartphones, mais elles ne sont aujourd’hui plus pertinentes pour les annonceurs. Si elles restent la référence pour les jeux ou les applications sociales, elles ne sont plus réellement viables pour un annonceur souhaitant apporter dans de bonnes conditions une information ou un service à des mobinautes devenus extrêmement exigeants et volatiles. Il convient d’aborder la mobilité dans sa globalité, voire d’élargir la réflexion à l’ensemble des terminaux alternatifs (Why Mobile First may already be outdated).

Panorama de la e-Santé

Avec internet, nous sommes en train de vivre une troisième révolution industrielle. Cette révolution touche tous les secteurs de l’économie (Personne n’est à l’abri) et engendre de profondes mutations dans les usages et les attentes des internautes. J’ai déjà eu de nombreuses occasions de décrire ces transformations, mais pas forcément dans le domaine de la santé. Je profite d’une intervention récente donnée auprès d’un grand groupe pharmaceutique pour vous livrer un décryptage de l’impact de l’internet sur le secteur de la santé.

De la médecine 1.0 à la médecine 3.0

Quand on parle de santé, on fait forcément référence à la médecine. Vous pourriez me dire qu’il y a plusieurs types de médecine (douce, préventive, alternative…), mais pour des raisons de simplification, je préfère entamer cet article avec une analogie sur la médecine.

Tout comme le web évolue par paliers (1.0 = documents, 2.0 = relations, 3.0 = agents intelligents), il est également possible d’identifier des paliers d’évolution pour la médecine (tel que le fait ZeBlogSanté) :

  • La médecine 1.0 est celle des savoirs médicaux détenus par les professionnels de santé
  • La médecine 2.0 désigne celle des savoirs médicaux partagés au sein de communautés (praticiens, patients…)
  • La médecine 3.0 est celle des savoirs médicaux enrichis des données fournies par des capteurs et objets communicants.

 

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Ces trois stades d’évolution sont très schématiques, mais ils ont le mérite de simplifier la compréhension des enjeux et des bouleversements à chaque changement de palier. Pour vous la faire courte, nous sommes en train de passer du deuxième au troisième. Le patient d’aujourd’hui dispose en effet d’une masse considérable d’informations sur les pathologies et les traitements, il a également accès à de vastes communautés en ligne où il peut partager son expérience et demander du soutien, il peut enfin s’équiper avec de nombreux appareils et terminaux qui vont l’aider à collecter et partager des données personnelles (Quantified Self).

Au-delà de l’éventail très large de sources d’informations et d’outils disponibles, il est cependant illusoire de penser que le patient peut s’épanouir de façon autonome au sein de cet écosystème de contenus et services. C’est ce que souligne fort justement le Dr Loic Etienne dans son manifeste de la médecine 3.0 : « La relation patient-médecin doit rester au centre de la médecine, ce couple est le protecteur autant de l’un que de l’autre. Il y aurait un péril à ce que le patient se retrouve seul au centre d’un échiquier, cerné par les médecins, les pouvoirs publics et les assureurs« .

Un avis partagé par Pascal Lardier qui s’occupe du salon Health 2.0 (Les outils 2.0 sont cruciaux mais ne remplaceront jamais le médecin). Ceci étant dit, cette vision du couple patient-médecin est un luxe que notre système de protection sociale nous offre. J’imagine que la vision des professionnels de la santé aux US est très différente…

Quels usages pour la e-Santé ?

Il existe d’innombrables domaines d’application de la e-Santé ou de la Médecine 2.0 / 3.0, ou de tout autre terme s’en rapprochant. J’ai beaucoup appris sur ce sujet en parcourant le blog Buzz-eSante de Rémy Teston qui regorge d’exemples.

Nous pouvons ainsi répartir les différents domaines d’application en quatre grandes catégories :

  • La prévention, avec des portails d’information et communautés centrées sur le bien-être, la qualité de vie, l’activité physique et toutes les thématiques liées à la prévention de la maladie.
  • L’auto-diagnostique, avec des sites, services et applications mobiles permettant aux internautes de s’informer plus précisément sur une pathologie et d’en détecter les premiers symptômes. Il y aurait énormément de choses à dire sur la responsabilisation des patients et les bien-faits de l’auto-vigilance, mais ce sujet est malheureusement pollué par le débat de la sur-information des patients qui n’ont pas forcément le recul ou la formation pour correctement interpréter toutes ces données.
  • La télé-consultation, avec des services et applications mobiles permettant aux patients de recueillir un premier niveau de diagnostic sur un symptôme ou une pathologie. Il est bien ici question de pré-consulation, qui ne se substitut en rien à une consultation physique débouchant sur un avis médical. L’idée est plus de désengorger les services en évitant les consultations inutiles.
  • La télé-surveillance, avec des outils permettant d’industrialiser ou d’automatiser le suivi d’un traitement et d’optimiser ainsi le temps des praticiens.

Comme vous pouvez le constater, il est beaucoup question d’améliorer le rendement de la médecine à l’aide des NTIC. Si cette finalité peut faire grincer des dents (un médecin a-t-il des obligations de productivité ?), la réalité des déserts médicaux en France nous pousse à revoir la façon dont un patient lambda peut accéder aux soins ou aux prestations de santé. Le sujet n’est pas tabou, bien au contraire !

À ces quatre domaines d’application, il est possible d’associer un certain nombre de sites, services, applications et outils. La liste qui suit n’est pas exhaustive, mais elle vous donnera une bonne idée des différents acteurs présents sur le créneau :

Vous noterez que cette dernière catégorie est en nette perte de vitesse du fait d’un faible taux d’appropriation par les internautes et les professionnels. Plus généralement, même si les exemples cités plus haut sont d’authentiques mines d’or, la santé est un sujet tellement sensible que l’internaute n’est pas tout à fait autonome dans son appropriation de ces sources et services. La caution du médecin ou de l’assureur est ainsi essentielle pour garantir le succès de l’une ou l’autre de ces initiatives.

Ceci étant dit, qui est le plus légitime pour s’exprimer et apporter des contenus et services : les associations de praticiens ? L’Assurance Maladie ? Les mutuelles ? Vaste débat auquel je n’ai pas la prétention d’apporter une réponse. Ayant travaillé à la Caisse Nationale D’assurance Maladie, je suis convaincu que la  solution ultime n’est pas détenue par une seule entité / source / fournisseur. Il est ainsi essentiel de laisser l’innovation s’exprimer auprès du plus grand nombre d’acteurs. Ceci me fait une parfaite transition avec le point suivant.

Le rôle-clé des terminaux mobiles

Comme de nombreux autres secteurs d’activité, la santé n’est pas épargnée par la révolution mobile. Smartphones, tablettes et autres objets communicants sont en train de bouleverser les usages grâce à la versatilité de ces terminaux et à l’informatique dans les nuages. Il existe même une infographie à ce sujet : Mobile Healthcare Faces The Future. Top Alternative Medicine Company in Pakistan.

Un certain nombre d’applications mobiles grand public  sont d’hors et déjà disponibles :

  • Bases de connaissance en ligne comme WebMD ;
  • Outils d’auto-diagnostique comme DocNow;DocNow
  • Outils de télé-surveillance comme SkinVision ou IBGStarSkinVision

Outre ces différentes applications, c’est bien la possibilité de capturer des données médicales et les stocker dans les nuages qui fait la valeur de ces dispositifs mobiles : Le patient s’empare de son dossier médical sur son mobile.

Les professionnels ne sont pas en reste (Redefining Medicine With Apps and iPads), car il existe également de nombreuses applications mobiles BtoB :

Comme vous pouvez le constater, les choses bougent très vite dans ce secteur, il existe même des blogs sur le sujet dont iMedicalApp.

Données personnelles et big data

Ce qui est valable pour la mobilité l’est également pour les données avec des acteurs qui se positionnent sur l’utilisation des big data dans le domaine médicale : IBM place l’analyse de données au cœur de son logiciel pour soins préventifs. Microsoft, Qualcomm, IBM… sont ainsi en embuscade pour proposer des solutions intégrées à des gouvernements en mal de rationalisation de leur budget (Health 2.0: Here Come The BigCos!).

Il existe des exemples tout à fait intéressants d’utilisation des données à grande échelle comme Asthmapolis qui utilise des puces GPS placés dans les inhalateurs pour cartographier les zones allergènes et prévenir les asthmatiques sur leur smartphones afin qu’ils les évitent.

Asthmapolis

Un programme qui illustre parfaitement l’intérêt d’utiliser les NTIC pour améliorer la vie des utilisateurs. Mais ceci ne s’applique pas qu’aux diabétiques, ce principe de collecte des données personnelles pourrait être appliqué dans la vie courante avec des terminaux dédiés comme ce très mignon Autom qui est présenté comme un coach : Meet Autom, The Quantified Self Robot That Is Your Next Diet Coach.

Autom-Robot

Si ce robot peut vous sembler être un gadget pour hypocondriaques, nous pourrions tout à fait envisager son utilisation pour la télé-surveillance de personnes âgées (contrôler qu’elles s’alimentent 3 fois par jour ou qu’elles prennent leurs comprimés) ou à des fins de constitution de bases statistiques. En fait, ce sont surtout les compagnies d’assurance qui auraient le plus à y gagner, peut-être qu’un jour elles financeront le déploiement de coachs personnels robotisés dans les foyers, à mi-chemin entre Karotz et Nao.

La journée-type d’un patient 2.0

J’insiste sur le fait que tout ce qui a été présenté plus haut ne relève pas forcément de la science fiction. Gardez ainsi bien en tête que l’accès au soin quasi-gratuit est une spécificité que le monde entier nous envie (et que nous payons très cher d’ailleurs). Dans les autres pays, la situation est très différente et nous pouvons tout à fait envisager ces différentes innovations comme des leviers de compétitivité proposés par des compagnies d’assurance à leurs clients :

  • Des programmes de coaching bien-être à distance pour améliorer votre alimentation ou votre forme physique ;
  • Des minutes de pré-consultation à distance pour vous éviter de vous déplacer chez le médecin ;
  • Des solutions mobiles pour faciliter la circulation d’informations médicales ainsi que leur archivage ;
  • Des offres de télé-surveillance pour les personnes âgées (les enfants financent l’installation de capteurs pour avoir un oeil sur leurs parents) ;
  • Des services d’accompagnement pour trouver un médecin spécialiste ou faciliter vos démarches (à l’image de CarePlanners, sur le même modèle que les Wedding Planers)….

La e-Santé est un vaste sujet et je n’ai fait qu’en décrire la partie la plus visible. Pour avoir un autre regard, je vous recommande également la présentation donnée par JM Billaut, qui pose une question intéressante : qui seront les Google, Facebook et Amazon de la Santé ? Il y a de très belles places à prendre, et surtout d’énormes enjeux et défis à relever.

Du web social à l’internet social

Voilà plus de 10 ans que l’on nous parle de l’internet mobile. Même si le web en mobilité a fait long-feu en Europe et aux Etats-Unis comparativement aux marchés asiatiques (principalement Corée du sud et Japon), les mobinautes se sont bien rattrapés depuis avec l’avènement de l’iPhone (De la place des smartphones dans notre quotidien). Je pense ne pas me tromper en disant que l’adoption de smartphones a été dopée par les usages ludiques (musique, jeux) et sociaux (accès permanent à vos contacts). Même si aujourd’hui il vous semble tout à fait naturel de publier des commentaires, messages et photos depuis votre smartphone, il n’en a pas toujours été ainsi, car les plateformes sociales de première génération (Friendster, MySpace, Skyblog) ne proposaient pas d’accès mobile.

Nous sommes maintenant en 2011 et les choses ont beaucoup changé : Les réseaux sociaux (Facebook), plateformes de blog (WordPress, Tumblr) et autres sites de partage (YouTube) proposent tous un accès en mobilité. Car l’important n’est plus d’agréger la plus grosse audience sur son site, mais sur sa plateforme.  Les plateformes sociales de dernière génération se consomment ainsi indifféremment au travers d’un navigateur, d’une application, de services tiers… Des services comme Twitter et Google+ ont d’ailleurs été conçus dans ce contexte multi-accès avec une version web et une version mobile dès le premier jour.

Nous assistons maintenant à une course à l’armement entre les plateformes sociales pour proposer le plus grand nombre d’accès. Twitter a été à une époque le service avec des accès les plus diversifiés, mais c’est maintenant Facebook qui propose le plus large choix. Non seulement Facebook est disponible pour de nombreux smartphones, mais nous pouvons constater que la course à l’universalité des accès va bien au-delà des terminaux mobiles.

Pour illustrer ceci, je vous propose de faire la liste des accès à Facebook :

  • Sur les ordinateurs avec la version web (www.facebook.com) et les nombreuses applications de social desktop (Seesmic, Tweetdeck…)

    Accédez à Facebook avec des applications comme Seesmic
  • Sur les smartphones avec les applications natives (notamment pour iPhone) et la version mobile (m.facebook.com)

    Accédez à Facebook avec votre smartphone
  • Sur des smartphones qui intègrent directement Facebook dans leur OS (en l’occurrence le HTC Cha-cha)

    Un smartphone dédié à Facebook
  • Sur des téléphones mobiles normaux (des « Feature phones« ) avec des applications java (disponible sur Facebook.com/mobile cf. Facebook for Every Phone)

    Accédez à Facebook depuis votre téléphone et une application Java
  • Sur des téléphones d’entrée de gamme ou sur les marchés en voie de développement comme l’Afrique (Fast and Free Facebook Mobile Access with 0.facebook.com)

    La version minimaliste de Facebook pour les téléphones d'entrée de gamme
  • Sur votre touchbook avec des applications de social magazine comme Flipboard ou Zite

    Facebook sur votre iPad avec Flipboard

  • Sur votre télé avec des applications dédiées comme les Samsung Apps for SmartTV

    Facebook sur votre télé avec les Samsung Apps

  • Sur d’autres types de terminaux comme les smartframes (et notamment le Pulse de Kodak)

    Facebook sur votre cadre photo connecté avec Pulse

Comme vous pouvez le constater, les modes d’accès à Facebook sot très diversifiés en terme d’interfaces ou de terminaux supportés. Et la liste ne s’arrête potentiellement pas là, car les APIs proposées par Facebook permettent à n’importe qu’elle application de se connecter à la plateforme. Avec ces APIs, les constructeurs trouvent un argument massue pour ajouter une dimension sociale (et donc de la valeur) à leurs terminaux.

Je ne connais pas les chiffres, mais je serais curieux de connaitre la proportion d’accès à Facebook au travers d’applications plutôt qu’au travers de navigateurs. Tout ceci me fait donc dire que nous allons petit à petit quitter l’ère du web social (des réseaux sociaux accessibles depuis votre navigateur) pour rentrer dans celle de l’internet social (des plateformes sociales accessibles depuis une infinité d’applications et de terminaux).

Le plus important pour vous n’est donc pas de savoir si le mieux est de lancer une application iPhone ou un site en HTML5, mais plutôt de sortir un jeu d’APIs suffisamment souples pour donner ouvrir l’accès au plus grand nombre d’applications et terminaux tout en se conformant à votre modèle économique (notamment pour les boutiques en ligne).

Dans tous les cas de figure, je suis persuadé que l’internet mobile est une notion obsolète, les terminaux mobiles ne sont qu’une étape dans la diversification de l’accès aux contenus et services en ligne, car de nombreux terminaux alternatifs vont venir diversifier les modes d’accès.

Compte-rendu de la conférence des designers interactifs

Beaucoup de monde à la conférence d’hier soir : 110 participants à la 3ème conférence de designers interactifs. Un grand merci et Benoît et à toute l’équipe de m’avoir laissé l’opportunité de m’exprimer à cette conférence aux côtés d’Anuhi Lou.

La salle de la conférence

Je suis ravi d’avoir pu parler et échanger sur un thème qui me tient à coeur et surtout devant une audience ayant des attentes et un niveau d’exigence élevés. Il faut dire qu’avec l’association des Designers Interactifs nous ne sommes pas dans une démarche d’évangélisation mais plutôt de vision prospective (en langage politique ils appellent ça l’excellence).

Pour celles et ceux qui n’ont pas pu se tasser dans la salle, voici le support de ma présentation : Les futurs défis des designers interactifs (format PDF, 2,5 Mo).

Vivement la prochaine édition (il parait qu’il va y avoir une surprise en mai…).

Un outil de conception d’applications mobiles « riches » chez Adobe

Adobe vient d’annoncer la sortie de sa suite Creative Suite 3. Mais la nouvelle qui nous intéresse est l’intégration d’un outil de conception d’interfaces pour applications mobiles : Adobe Device Central.

Ce qui est particulièrement intéressant, c’est la richesse de cet atelier de conception qui inclut des émulateurs :

L'émulateur d'Adobe Device Central

Cet outil est également livré avec une base de connaissance qui permet de comparer les caractéristiques des différents terminaux disponibles sur le marché (taille d’écran, mémoire, processeur…) :

La base de connaissance d'Adobe Device Central

Bref, une application très intéressante pour qui veut se lancer dans les RMA. Oui môsieur, les Rich Mobile Application (je suis en train de préparer un billet sur ce sujet). (via The Universal Desktop)