Live Mesh = Software + Service + Synchronisation + …

Microsoft a présenté hier un nouveau service : Live Mesh. N’allez surtout pas croire qu’il s’agit d’un banal service de synchronisation de vos fichiers car c’est en fait bien plus que cela.

Pour faire simple, Live Mesh est une plateforme qui sert à relier entre eux des terminaux, services et données. Donc vous pouvez logiquement vous dire que cette plateforme regroupe des services comme SkyDrive, FolderShare ou encore Live Spaces. Oui… et non ! Car ce projet est bien plus ambitieux, il est le résultat de deux années de travail d’une équipe assez conséquente et est surtout le concrétisation de la vision de Ray Ozzie (le Chief Architect de Microsoft) : le web comme un épine dorsale de votre expérience sociale numérique. Plus d’infos ici : Ten things to know about Microsoft’s Live Mesh et Live Mesh: First Look at Microsoft’s New Platform.

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Concrètement, Mesh va vous servir à plusieurs choses :

  • Synchroniser des données entre plusieurs terminaux. Admettons que vous preniez une photo avec votre téléphone, cette photo va être immédiatement rendu disponible sur votre ordinateur, sur votre Xbox, sur votre page Live et même sur votre page Facebook. Encore plus fort, elle pourra également être distribuée à différents groupes en fonction de règles et autres permissions.
  • Synchroniser des données entre plusieurs services. Reprenons l’exemple de la photo publiée un peu partout. Si un commentaire est publié sur Facebook, il sera immédiatement récupéré et re-publié sur les autres services où la photo est disponible.
  • Gérer l’accès hors-ligne et la resynchronisation. Admettons que vous perdiez votre connexion sur votre ordinateur portable et que vous fassiez une modification à cette photo, dès que vous êtes à nouveau connecté, la photo est mise à jour partout là où elle a été publiée.
  • Gérer le paramétrage et la mise à jour des applications. A partir du moment où vous connectez un service ou une application à Mesh (ils appellent ça une application « mesh-aware« ), la plateforme se charge de le/la transformer en une sorte de widget qui va pouvoir échanger des flux d’information avec la plateforme (à la fois des flux d’information mais également des flux applicatifs).

Heu….

Quoi ?

Comment ?

Oui vous avez bien lu : gérer l’accès hors-ligne, la resynchronisation, le déploiement et la mise à jour. En d’autres termes, Mesh n’est ni plus ni moins qu’une authentique révolution, l’équivalent de la Facebook Platform mais en bien plus puissant.

Reprenons depuis le début :

  • Synchronisation des données entre plusieurs terminaux (Windows dans un premier temps puis Mac et cie par la suite). Pour moi il s’agit d’un pied de nez aux services de stockage en ligne du type Data on the Cloud (Google Apps, Gdrive…). Pour plus de précisions, je vous recommande ce billet qui parle de la vision du cloud computing de Google : Kai-Fu Lee on Cloud Computing. Et si vous êtes en forme, allez donc voir ce qui se prépare du côté de Mozilla Weave.
  • Gestion du déploiement des applications sous forme de pseudo-widgets et de la synchronisation des données. Chez moi on appel ça un concurrent direct de OpenSocial.
  • Gestion du mode hors-ligne et de la resynchronisation. Pour moi nous sommes en présence d’un concurrent des Google Gears et autres Mozilla Prism.
  • Gestion de la mise à jour des applications via flux RSS ou équivalent (nom de code = « FeedSync« ). Là nous avons quelque chose de tout nouveau mais que j’avais évoqué il y a plus de deux ans (cf. Après les podcasts et les videocasts, les softcasts ?).

Ouf ! Voilà donc à quoi ressemble le fameux social mesh dont Ray Ozzie nous avait déjà parlé lors du MIX08 : Un accès universel aux données et aux services au sein d’une plateforme sociale unifiée.

Certains spéculent déjà sur une extrapolation de cette plateforme à un nouveau modèle de licence pour les logiciels : vous achetez une licence, vous l’associez à Live Mesh et la plateforme se charge de déployer ce service sur vos différents terminaux et même de gérer vos données (cf Microsoft’s Mesh Revealed—Sync All Apps And All Files To All Devices (As Long As They’re Windows)).

Toujours plus fort, Microsoft a la volonté d’ouvrir sa plateforme à la communauté en intégrant les applications et services d’éditeurs tiers et en déployant un certain nombre d’API pour pouvoir rendre le service exploitable par d’autres.

Ajoutez à cela des fonctionnalités « sociales » comme le Live Mesh Notifier (une sorte de lifestream) et vous aurez une bonne idée de l’ambition de Microsoft vis à vis de cette plateforme : un écosystème où cohabitent utilisateurs, données, services et applications (le tout sur différents OS et terminaux). Pour en savoir plus, je vous recommande ce mémo interne publié par Ray Ozzie à ses troupes : Full Text of Ray Ozzie Mesh Memo.

Le plus attentifs me diront : « différents OS et terminaux, mais comment vont-ils s’y prendre ?« . Et je leur répondrais par un seul mot : Silverlight. Et oui, Silverlight pourrait être le cheval de Troie de Live Mesh, l’environnement d’exécution multi-OS et multi-plateformes : Linux, mobile… Plus d’infos sur ce point ici : Silverlight and the future core of Microsoft.

Vous l’aurez donc compris, Microsoft vient de frapper un grand coup avec ce Live Mesh, s’ils parviennent à tenir leurs promesses alors la transformation du géant de Redmond commencera à prendre forme. Il ne leur manquerait plus qu’à finaliser le rachat de Yahoo! pour amorcer un virage encore plus net.

Compte-rendu du ReMIX08 à Paris

C’est hier que c’est tenu l’édition Parisienne du MIX08 : le ReMIX08.

REMIX08

 

L’occasion de croiser l’équipe Microsoft au grand complet et de voir les belles choses qui ont été présentées il y a quelques semaines à Las Vegas (plus des nouveautés).

Beaucoup de monde dans le hall de l’espace Pierre Cardin avec des espaces de détente et des bornes un peu partout :

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En flânant dans ce hall je tombe sur une démo tout à fait convaincante de Melty.fr, une sorte d’application à mi-chemin entre du scrapbooking et une communauté de partage. L’interface est réellement impressionnante (assez proche de Katoa mais en plus riche), ça tourne sur Silverlight et c’est encore en béta (mais vous pouvez voir des démos ici : Board.melty.fr) :

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L’après-midi était orchestrée autour de trois sessions (design, tech et business). Je me suis donc logiquement installé dans la salle « Valorisez votre présence sur le web » où se sont enchainées les présentations :

  • Il y a tout d’abord eu l’intervention des agences Zadig & Voltaire et agence7seven qui nous ont présenté leur vitrine interactive avec laquelle les passants dialoguent avec leur téléphone mobile :
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  • Il y a eu ensuite une démo de la future application Coca-Cola pour la coupe d’Europe 2008 qui permet de collectionner des cartes de joueurs Panini (web + mobile + desktop + IM) :
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  • Nous avons eu droit à une nouvelle démo de la très impressionnante application NBC pour les J.O. 2008 ;
  • Ensuite une présentation du site Défi Wind (la plus grande course de planche à voile) qui va faire un usage intensif de la vidéo et de Silverlight (à suivre en live d’ici une petite quinzaine) :
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  • Puis la future version Silverlight de M6 Replay avec des vidéos en plein écran et une interface en overlay très convaincante et la possibilité de capturer et de partager des séquences de programmes (« Cue Point« ) :
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  • Loic Lemeur était à l’honneur avec la démonstration de la version mobile de Seesmic (en Silverlight 2.0 mobile) :
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  • Venait ensuite une table ronde avec différents intervenants sur le thème « Comment utiliser les nouvelles technologies pour générer de l’audience ?« . Les points-clés de cette table ronde :
    • Tendances 2008 = Digital TV, Social Network et Mobile Marketing
    • La TV est has been, l’email aussi !
    • Engagement + conversation => la marque devient un média
    • Le phénomène de dilution de l’audience sur différents nano-supports numériques va s’intensifier => il faut aller au-delà du clic et n’initier une relation / un dialogue qu’avec une audience pré-filtrée
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  • Les présentations et tables rondes se sont ensuite enchainées à un rythme qu’il m’était difficile de suivre :
    • Comment les grands acteurs E-Commerce ont utilisé les technologies Microsoft pour projeter leur modèle économique sur Internet ?
    • Utilisation de média interactifs en association avec une agence pour promouvoir sa marque sur Internet
    • Les relations entre les designers et les développeurs dans le processus de création…

Ouf ! Une après-midi très (trop) dense avec beaucoup de choses très intéressantes et l’annonce de prochains mois / trimestres passionnants (du moins pour les acteurs de la profession). Peut-être qu’une journée n’aurait pas été de trop…

Quand j’y réfléchis, je me dis que cette après-midi est à l’image que de ce nous sommes en train de vivre : un nouvel âge d’or des services en ligne avec une accélération notoire de l’innovation (technique, fonctionnelle, business…) qui donne parfois le tournis !

Google se lance dans le cloud computing avec App Engine

Grosse surprise cette semaine avec l’annonce du lancement de Google App Engine, une plateforme d’hébergement d’applications (ils ont même un blog : Google App Engine Blog).

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Concrètement App Engine est une plateforme qui s’adresse aux développeurs en leur proposant un ensemble de services (hébergement, base de données…) pour pouvoir faire tourner leurs applications sur les infrastructures de Google. Les experts appellent ça du cloud computing et cette solution est rudement pratique pour ceux qui veulent se concentrer sur le code et ne pas avoir à se soucier de l’infrastructure et des problématiques qui y sont liées (stabilité, disponibilité, monté en charge…). D’autant plus que Google propose dans son offre un certain nombre d’API pour leur simplifier la tâche (traitements divers, gestion de la BdD…).

Cette offre se positionne en concurrence directe avec l’offre de Amazon : S3 pour l’hébergement, EC2 pour les traitements et SimpleDB pour la base de données. Petite subtilité : les clients d’Amazon peuvent choisir un ou plusieurs de ces services (ils mangent à la carte) alors que les clients de Google doivent utiliser toute la plateforme (ils mangent au menu).

En poussant la comparaison un peu plus loin, nous pourrions associer Google App Engine à du PaaS (« Platform as a Service« ) comme peuvent le faire des acteurs comme SalesForce AppExchange ou BungeeLabs.

A peine lancé, certains pointent déjà du doigt les limitations de ce service :

D’autres y voient une très belle opportunité pour Google d’acquérir de nouveaux utilisateurs dans la mesure où il faut posséder un compte Google pour pouvoir exploiter les applications qui sot hébergées chez Google App Engine : Google App Engine: Cloud Control to Major Tom. Peut-être est-ce un moyen simple de pouvoir être plus proche des start-ups et de ne plus avoir à supporter le coût d’intégration en cas de rachat !

En poussant la réflexion un peu plus loin, on se rend compte que ce App Engine est en quelque sorte la réponse de Google à la Facebook Platform (App Engine, Facebook Platform, OpenSocial, and the Future of the Web) : la possibilité d’héberger des applications sur la plateforme technique de Google (les fameux data centers) et d’exploiter la base d’utilisateurs (les millions de clients de Gmail et des services de Google).

D’autres s’interrogent également sur le danger de cette nouvelle offre qui va permettre à Google d’accroitre encore sa position dominante (comparable à celle de Microsoft dans les années 90). Tiens et puisque l’on parle de Microsoft, il semblerait qu’ils ne soit pas en reste : Red Dog, Microsoft’s Answer to App Engine and AWS?.

Je manque encore de recul pou bien anticiper toutes les implications de ce nouveau service mais en tout cas nous nous dirigeons petit à petit vers un nouvel âge d’or de l’informatique. Qui pourrait nous confirmer cela : Guillaume ? Louis ? Didier ?…

Mes réflexions autour de Silverlight 2 et du MIX08

Suite à une série de billets publiés sous forme de compte-rendu, je me livre maintenant à une analyse à froid de la stratégie de Microsoft sur les interfaces riches et sur Silverlight en particulier.

Silverlight est là pour durer

Au vue de l’ambition et des moyens qui sont engagés par Microsoft, il est clair que les interfaces riches est un créneau (marché ?) que Microsoft veut investir durablement. Traduction : ils mettent le paquet pour réussir.

Ce n’est donc pas un hasard si Silverlight est proposé dans les mises à jour de Windows, le déploiement doit se faire rapidement.

Deux leviers de différenciation

Pour rattraper son retard sur Flash, Silverlight doit trouver sa place dans un marché un quête d’un second souffle. Microsoft a donc choisi de miser sur deux critères de différenciation : La vidéo HD et les applications d’entreprise.

Le premier car ce créneau est encore quasi vierge (du coup Adobe contre-attaque avec son initiative HD Video). Le gros partenariat avec NBC pour la retransmission des J.O. devrait jouer un rôle important dans l’évangélisation de Silverlight auprès du grand public.

Le second car Adobe a du mal à pénétrer ce marché et que Microsoft dispose déjà d’une très importante base de clients et de développeurs (lire à ce propos un billet de l’année dernière : Réflexions autour de Silverlight). La mise à disposition d’un ensemble de composants standards d’interface (boutons, menus déroulant, champs…) est ainsi un premier pas vers une approche industrialisée du développement de RIA d’entreprise.

Un discours tourné vers les annonceurs

Force est de constater que Microsoft ne s’embête pas trop à séduire les utilisateurs, ce serait un chantier bien trop laborieux et inutile (surtout avec Deux sites qui se font concurrence : microsoft.com/silverlight et silverlight.net).

Microsoft préfère concentrer son attention sur les annonceurs en leur fournissant des outils qui facilitent la monétisation des contenus :

  • L’intégration native de la gestion des publicités au sein de l’environnement de développement (ad templates) qui permet de gérer l’apparition de bannières à des moments précis de la timeline ou sur déclenchement d’un évènement, de gérer leur comportement, d’afficher des bannières transparentes en sur-impression (ad overlay) ou encore de faire du tracking ;
  • La possibilité de faire du téléchargement progressif (progressive download) pour ne pas gâcher de la bande passante inutilement (améliorant ainsi les coûts d’exploitation) ;
  • La possibilité d’activer la gestion dynamique de la bande passante (adaptive streaming) qui permet de réduire la qualité d’une vidéo pour ne pas interrompre le streaming (et donc l’affichage des fameuses bannières).

Bref, vous l’aurez compris, ils ont pensé à tout et les annonceurs / agences ne seront pas sourds à ces outils très précieux.

Quid des outils de conception ?

Je ne sais pas pour vous mais j’ai la très désagréable impression d’être la troisième roue du carrosse. Je m’explique : pour faire un site web ou une application en ligne, vous avez besoin de trois types d’intervenants : les designeurs qui s’occupent du look&feel, les développeurs qui s’occupent de la programmation et de la viabilité technique, les architectes fonctionnels qui se chargent des aspects métiers et de l’utilisabilité.

Microsoft tout comme Adobe concentrent tout leurs efforts sur les designeurs et les développeurs, mais ne s’adressent pas du tout aux concepteurs. C’est très dommage, car ces trois métiers travaillent de concert et devraient partager le même environnement de travail.

Je rêve ainsi d’une plateforme unifiée servant à faire la conception graphique, technique et fonctionnelle d’une RIA. Une plateforme de conception où il serait possible de :

  • Créer des arborescences ;
  • Modéliser des processus métiers ou des parcours clients (sous forme de use cases) ;
  • Faire du prototypage rapide sur des écrans fonctionnels (appelé ça comme vous voulez : storyboard, wireframe…) ;
  • Décrire le comportement des interfaces et des différentes modalités d’interaction (des sortes de mini-specs).

Jusqu’à présent l’offre des grands éditeurs est inexistante sur ce créneau, il n’existe que des acteurs de niche comme Norpath ou Axure.

Pour l’instant je n’ai entendu que des rumeurs et bruits de couloir : une extension à la suite Expression pour Microsoft et un certain projet « bordeaux » chez Adobe (un outil à mi-chemin entre Fireworks et Thermo).

2008 sera une année décisive

Je suis intimement persuadé que 2008 va être une année charnière pour les interfaces riches où tout va se jouer en quelques trimestres. Les enjeux sont de taille et le web 2.0 se cherche un second souffle, la bataille s’annonce donc épique avec un probable point culminant pour les sorties officielles de Silverlight 2 et Flash 10.

En attendant, Microsoft (tout comme Adobe) poursuit son travail d’évangélisation et de séduction. Espérons qu’ils n’oublieront personne en chemin (cf. mon paragraphe sur les outils de conception).

MIX 08 : Jour 2 (suite)

J’enchaine la journée après un passage éclair au buffet.

Keynote 2

Très belle affiche pour cette seconde Keynote avec Guy Kawasaki et Steve Balmer.

MIX08_Keynote2

 

L’ambiance est très décontractée, Guy K. est impertinent et Steve B. est survolté :

  • Démarrage en douceur avec une première question piège (« pourquoi vouloir racheter Yahoo! ?« ), la réponse est immédiate et sans équivoque : La recherche est un marché énorme et Microsoft veut être le plus gros acteur (il est prêt à y mettre le prix) ;
  • Petite pointe d’humour de Guy K. devant l’enthousiasme de Steve B. : « ne balancez pas de chaises ou ne me faites pas le coup du singe » ;
  • A propos de Facebook Steve B. ne révèle que ni lui ni Mark Zuckerberg n’ont participé aux négociations (?!!?) ;
  • A propos du « passif » de Microsoft (sa mauvaise réputation liée aux débuts laborieux de Windows et de Office) : les jeunes qui ne sont pas encore dans la vie professionnelle ne connaissent de Microsoft que la Xbox et Halo, ils n’ont donc aucun à priori (ce qui laisse une chance à Microsoft de poursuivre sa révolution et de redevenir « cool » pour les étudiants qui cherchent du travail) ;
  • Le réseau Xbox Live se révèle être une niche de revenus très rentable (10$ d’abonnement par mois), à mi-chemin entre Game as a Service et Game and a Service ;
  • Microsoft est présent sur le front social au travers de plusieurs services (Xbox Live, MSN Messenger, MS Live, zune.net…) mais ils doivent exploiter toutes les pistes possibles (d’où l’investissement dans Facebook) ;
  • Adobe est un concurrent très sérieux et Microsoft met le paquet pour pouvoir proposer une alternative crédible (principalement sur les anciens produits de Macromedia) ;
  • Microsoft est en train de travailler sur une offre similaire à celle d’Amazon (espace de stockage puissance de calcul en ligne…) ;
  • Silverlight ne sera probablement pas porté sur l’iPhone en raison du modèle de revenus trop gourmand d’Apple ;
  • Microsoft mise beaucoup sur le rachat de Fast pour améliorer son algorithme de recherche et surtout pour expérimenter la recherche au sein d’applications et de médias « riches ».

Cette session est ponctuée d’excentricités made in Steve B. (qui était réellement déchainé) : Ballmer does the monkey dance again et Steve Ballmer and MacBook Air. Malgré ces pitreries, Steve Ballmer n’en reste pas moins très impressionnant sur scène : une bête d’énergie et de combativité.

Social Networks, where are they taking us?

Une session dédiée aux réseaux sociaux animée par Guy Kawasaki avec Garrett Camp (StumbleUpon), Marc Canter (Broadband Mechanics), Allen Hurff (MySpace), David Morin (Facebook), John Richards (Microsoft), Joseph Smarr (Plaxo).

MIX08_Panel3

 

Les points-clés de cette session :

  • L’avenir est aux communautés éparpillées mais connectées (« Social Mesh« ) ;
  • La migration d’un membre vers un autre réseau social pose de gros problèmes de confidentialité (notamment le déménagement de la liste d’amis : doit-on leur demander leur autorisation ?) qui ne vont pas faciliter la tâche du projet DataPortability ;
  • Le respect des options de confidentialité est essentiel, ces options devraient d’ailleurs être partagées entre les différents réseaux (peut-être un premier domaine d’application pour DataPortability ?)
  • Il est très compliqué de décrire de façon formelle et structurée les relations entre les membres d’un réseau car il y a trop de cas de figure (il en résulterait un processus d’ajout de contact bien trop complexe) ;
  • Il existe de nombreuses autres activités sociales que les réseaux (blogs, micro-blogs, social-shopping…) ;
  • OpenID n’est pas la solution miracle car le mécanisme d’authentification reste complexe (il n’est pas forcément plus simple de se souvenir d’une URL que d’un identifiant) et ne résout pas tout les problèmes (notamment l’ouverture puisque les utilisateurs se retrouvent dérouillés à leur fournisseur d’OpenID.

Je retiendrais deux enseignements forts de cette table ronde :

  1. La notion de social graph semble avoir du plomb dans l’aile, comprenez par là que la cible comportementale (« behavioral targeting« ) d’un membre et de son entourage est extrêmement complexe et pas nécessairement viable commercialement (c’est donc toute la promesse de Facebook qui apparait comme irréaliste, et ce n’est pas de proposer une interface en français qui va y changer quoi que se soit).
  2. Nous nous dirigeons petit à petit vers une nouvelle bulle sociale car les réseaux sociaux sont confrontés à un terrible paradoxe : ils gagnent toujours plus de parts d’audience (donc plus de frais d’hébergement, de bande passante…), concentrent beaucoup d’attention (donc d’exigences) mais ne génèrent que très peu de revenus (leur modèle économique s’apparente à du ramassage de miettes)

La fin de la journée est sans intérêt (deux sessions foireuses).

Séance de rattrapage

Pour celles et ceux qui n’étaient pas à ce rassemblement, je vous rappelle que l’intégralité des sessions sont disponibles en vidéo ici : MIX08 Sessions.

Je vous propose également une petite sélection de liens :

Je me réserve le droit de murir pendant quelques jours mes réflexions sur cette édition 2008 et surtout sur l’interprétation que l’on peut faire des différentes annonces et prises de parole. Attendez-vous donc à un dernier billet dans le courant de la semaine prochaine qui clôturera cette série.