Facebook + Social Shopping = E-commerce 3.0 ?

Je viens de découvrir une extension pour Facebook qui préfigure ce que pourrait être une nouvelle itération du e-commerce : MyShopping.

MyShopping

L’idée est de greffer sur Facebook une application de social shopping qui permet de :

  1. Ajouter des produits dans une liste de souhaits pour pouvoir les noter, commenter et les partager avec vos amis
  2.  Rechercher dans votre entourage les commentaires et notes de vos amis sur un produit que vous souhaitez acquérir.

Là où ça devient intéressant c’est que l’alimentation se fait à partir du catalogue de Shopping.com (des millions de produits), que les réseaux exploités sont ceux de Facebook (près de 25 millions d’utilisateurs avec une très forte croissance) et qu’il y a la possibilité de recommander des produits.

MyShopping_Facebook

Ils prévoient en plus de rétribuer des commissions aux auteurs des commentaires et recommandations. Bref, il y a de l’idée et des services concurrents devraient très rapidement se positionner sur ce créneau. Plus d’infos ici : Social Shopping Application Launched for Facebook. A quand une version Twitter et Parakey ? (via Varien)

Connaissez vous la marchabilité de votre quartier ?

Je viens de découvrir un service tout à fait remarquable : Walk Score. Le principe est de déterminer le score de « marchabilité » (walkability en anglais) d’un quartier. Il vous suffit pour cela de saisir une adresse et voilà le résultat :

WalkScore

La rue des écoles (Paris 5ème) a donc un indice de marchabilité de 58 sur 100. Cet indice est calculé par rapport à la configuration du quartier, à la proximité des transports en communs / commerces / restaurants / écoles, à l’accessibilité des équipements… et toute une série de critères qui permettent de positionner un quartier sur une échelle.

Une très bonne idée dans la mesure où ce service incite les utilisateurs à enrichir la base de donnée de Google Maps. (via Life Hacker)

Facebook se métamorphose en web OS

La nouvelle est tombée cette nuit : Facebook vient de racheter Parakey, une start-up encore en gestation. Pour la petite histoire, Parakey est une plateforme permettant de faire tourner des applications en ligne et en mode déconnecté. Donc pour résumer, c’est comme un système d’exploitation en ligne (web OS) et un environnement d’exécution offline (un peu comme Google Gears).

Pour bien comprendre l’énorme potentiel des systèmes d’exploitation en ligne, je vous propose cette série d’articles :

Dans la mesure où il existe plus d’une dizaine de solutions (EyeOS, Goowy, YouOS, DesktopTwo…) pourquoi avoir choisi Parakey alors que la solution n’est même pas encore finalisée ? Tout simplement parce que l’un des fondateurs de Parakey n’est autre que Blake Ross, un surdoué de l’informatique qui a entre autre chose travaillé sur le projet Firefox. Vous remarquerez que ce n’est pas un hasard si le futur Firefox 3 proposera également un mode offline (mais je laisse le soin à Tristant Nitot de nous confirmer cela).

Concevoir un système d’exploitation en ligne n’est pas chose aisée, le plus dur étant de gérer les accès au système d’exploitation (celui qui fait tourner le navigateur) et aux ressources (qui se trouvent sur le disque dur), Facebook a donc parié sur l’équipe de Parakey (composée de Blake Ross mais également de Joe Hewitt, qui a également travaillé Firefox) pour finaliser sa technologie et proposer un environnement stable.

Toujours est-il que cette nouvelle fait grand bruit et que Facebook se rapproche toujours plus de son objectif : devenir LE système d’exploitation en ligne de référence (voir à ce sujet mon précédent billet : Réseau social + Web OS = Facebook Plateform).

Pour en savoir plus, je vous propose une sélection de billets :

En un mot comme en cent, si vous n’avez pas encore créé votre compte sur Facebook, c’est le moment de la faire !

Le mariage entre Google et Apple déjà consommé ?

Je suis allé au cinéma hier soir pour voir un excellent film (Hot Fuzz). Il s’agit d’une parodie anglaise des action movies américains. C’est subtil et très drôle car il y a de nombreux clins d’oeil (à des classiques comme Point Break, Bad Boys et Fast and Furious ou des plus exotiques comme Crocodile Dundee ou Moonraker). Bref, je m’empresse de faire une recherche sur Google pour obtenir une liste de ces références et là, voici ce que je trouve :

Google_HotFuzz

 

Une liste de résultats avec une recherche contextuelle des salles où le film est projeté (jusque là rien d’anormal) et un tout petit lien vers la bande annonce. En cliquant dessus je me rend compte que ce lien mène vers la page Quicktime dédiée au film. Pourquoi cette page-ci et pas une autre ? Tout simplement parce que Google et Apple ont entamé de nombreuses manœuvres de rapprochement (dont l’embarquement par défaut des services Google dans l’iPhone).

Ce lien peut vous paraitre insignifiant mais il en dit long sur les intérêts croisés entre ces deux géants et sur leur politique de croissance commune. Et vous, avez-vous observé d’autres signes ?

Je ne suis plus un bloggeur influent !

Et oui, je ne suis plus un bloggeur influent, et c’est mieux comme ça !

Cette révélation m’est apparue ce matin en parcourant plusieurs articles :

  • Tout d’abord cet article de Stratégie (Peut-on vivre de son blog ?) où l’on apprend qu’un blog influent dépasse les 5.000 visiteurs uniques par jour. Ce n’est plus mon cas puisque la fréquentation de mon blog est en baisse progressive depuis le début de l’année pour se stabiliser autour des 4.000 visiteurs uniques par jour. Pourquoi ? Probablement parce qu’il y a un transfert des lecteurs web vers le flux RSS (plus de 15.000 abonnés).
  • Ensuite avec ce classement Alianzo où mon blog a dégringolé à la 48ème place, certainement suite à la migration vers WordPress qui a un peu perturbée mon référencement (j’ai été absent de l’index de Google pendant plusieurs jours).

Bref, tout ça pour dire que je ne suis plus un bloggeur influent donc ce n’est plus la peine de m’envoyer des communiqués de presse, de m’inviter à des avant-premières, de me solliciter pour des conférences ou des interviews. Sans doute le début de la tranquillité…

Plus sérieusement, ces histoires de classements et d’influence commencent à m’échauffer les oreilles. L’important n’est pas la taille de l’audience mais la qualité : plus votre lectorat est large et plus vous avez de risques d’être mal compris, vite jugé et vite critiqué. Résultat : un site plus lent et des commentaires hors-sujet.

De plus, une forte audience vous pousse à essayer de la maintenir et à publier plus souvent, donc moins bien. Conclusion : une trop forte audience peut tirer la qualité d’un blog vers le bas.

Et là vous me direz : « c’est quoi le bon niveau d’audience ? » et je ne saurais pas vous répondre. C’est avec le temps (plusieurs années) que l’on parvient à trouver le bon rythme de publication, le ton juste. Juste pour qui ? Juste pour un lectorat qui correspond à vos centres d’intérêt, votre style d’écriture, vos idées et points de vue…

Après ça il est légitime de vouloir gagner de l’argent avec son blog, chaque auteur est libre de faire ce qu’il veut de son blog. Il parait que Loïc gagne plus de 6.000 € par mois et qu’Eric n’est pas loin derrière (voir à ce sujet cet article : Les revenus de la blogosphère française). Très bien, tant mieux pour eux.

En lançant ce blog, j’avais pour objectif d’en faire une vitrine et un outil de travail. Voilà pourquoi il n’y a pas et il n’y aura jamais de publicité sur ce site. Je me refuse en effet à brader une crédibilité et une exposition qui m’ont demandé 4 ans de travail (à raison de plusieurs heures par jour, week-end compris). Mais c’est mon choix, il ne regarde que moi et les objectifs professionnels que je me suis fixé.

Bref, tout ça pour dire qu’il ne faut pas blogger pour vivre, mais vivre pour blogger. Houla, j’ai besoin de vacances moi !