Pourquoi je ne crois plus en Second Life

J’ai beaucoup parlé de Second Life ces derniers mois, il faut dire que c’est un sujet à la mode et les les grands journaux (de même que quasiment toutes les chaînes de télévision) ne s’y sont pas trompés : tout le monde y est allés de son petit reportage. J’ai lu beaucoup de chose et passé un certain temps dans Second life, mais malgré tout ce que j’ai pu y découvrir, mon impression est toujours la même : beaucoup de bruit pour rien.

Comme je me refusais à porter un jugement trop hâtif sur ce « joyau » dont tout le monde parle tant, j’ai rédigé des billets de vulgarisation (à quoi sert Second Life ?), et même même organisé des visites guidées et publié des guides pour initier d’autres personnes et pouvoir confronter mon point de vue. Mais je reviens toujours à la même conclusion : Second Life n’a pas de réel intérêt pour les annonceurs et les marchands ayant déjà une présence sur le web.

Les taux de croissance sont certes très encourageants mais j’ai la certitude que les trop nombreuses lacunes dont souffre Second Life vont venir asphyxier cet univers qui ne dépassera jamais la taille critique.

Une audience trop restreinte

Malgré les chiffres annoncés (plus de 4 millions d’utilisateurs en mars 2007), l’audience de cet univers reste tout de même très faible. En effet, qu’est-ce que 4 millions d’utilisateurs comparés aux 130 millions de pages MySpace ou aux 80 millions de comptes Habbo Hotel ? Des statistiques officieuses parlent d’à peine plus de 200.000 avatars actifs, vous conviendrez que c’est peu surtout sur un univers aussi vaste. Allez donc visiter les iles d’AOL, de Sony ou de Scion (pourtant parmi les plus connues) et vous éprouverez un terrible sentiment de solitude (particulièrement bien décrit ici : A tour of Second Life’s big empty).

Une prise en main laborieuse

Il faut beaucoup de motivation pour se lancer dans Second Life. Il existe en effet de nombreux points de friction et le parcours du débutant est plutôt laborieux. Si vous souhaitez vous lancer dans Second Life, il faut :

  • un ordinateur récent avec une bonne bande passante ;
  • créer un compte sur le site et laisser votre N° de carte bancaire (5 bonnes minutes) ;
  • télécharger et installer le logiciel (qui ne fonctionne toujours pas sous Vista) ;
  • personnaliser votre avatar (15 à 20 minutes) ;
  • assimiler l’interface et les commandes (10 bonnes minutes).

Ce calvaire infligé aux nouveaux venus à de quoi en décourager plus d’un ! Comparativement, une page MySpace (ou un Skyblog) se consulte en 1 seul clic et se crée en 2 minutes. De plus, d’autres univers virtuels sont beaucoup plus faciles d’accès car ils ne nécessitent pas d’installation (Habbo Hotel, Cyworld, Taatu…).

Et là, je ne vous parle même pas de créer votre premier objet !

Un moteur de recherche trop faible

Il faut avoir fait ses premiers pas dans Second Life pour se rendre compte que tout repose sur le moteur de recherche. Même si l’on se déplace en volant, l’univers est bien trop vaste pour le parcourir d’îles en îles. De ce fait, il faut se téléporter aux points d’intérêts qui sont listés dans le moteur de recherche. Et c’est là où les ennuis commencent : l’indexation est plus qu’approximative et les listes de résultat extrêmement pauvres. Essayez par exemple de trouver les fameux bijoux de Dior…

De plus, de nombreux résidents peu scrupuleux s’en donne à cœur joie pour faire du référencement abusif (en squattant certains mots-clés). Difficile pour une marque de contrôler sa visibilité dans ces conditions. Viennent en plus s’ajouter les problèmes de contrefaçon. Il existe bien des solutions de recherche alternatives comme SLQuery, mais elles sont encore loin de pouvoir combler les lacunes du moteur de recherche natif.

Et là, je ne vous parle même pas des problèmes de téléportation où vous vous retrouvez coincé sous la route ou dans l’eau !

Des mécanismes marchands archaïques

Acheter dans Second Life n’est pas une mince affaire. D’une part parce que faire du shopping dans un environnement 3D est très déroutant (essayez donc de choisir un T-shirt chez American Apparel), d’autre part, changer des euros en Linden Dollars est un peu… intimidant (ça marche une fois sur deux et vous n’êtes crédité que le lendemain). En comparaison, dans Habbo Hotel il suffit d’envoyer un SMS pour obtenir des crédits de façon quasi-immédiate.

Mais là n’est pas le pire : quand Second Life a été créé, les concepteurs souhaitaient faire de cet univers le paradis des artisans et des créateurs. Tout utilisateur est potentiellement un micro-entrepreneur, libre à vous de créer et vendre des objets ou de proposer vos prestations. De ce fait, acheter dans une boutique revient à faire un échange de main à main avec le patron. Alors oui, c’est ce que nous faisons tous les jours avec les commerces de la vie réelle, mais à plus vaste échelle c’est contraignant. Acheter un produit de marque et devoir payer un avatar avec un nom imprononçable, entre nous, ce n’est pas très sérieux…

Une économie bien fragile

Un article du blog Capitalism 2.0 (The Linden dollar Game) m’a fait ouvrir les yeux sur un phénomène bien étrange : comment se fait-il que le cours du L$ soit resté à peu près stable ces 6 derniers mois alors que la population a quasi doublé ? Par quel miracle cet univers est-il préservé de la sur-inflation alors que tous les ingrédients sont réunis (forte croissance démographique, surexposition médiatique, spéculations immobilières… voir à ce sujet mon précédent billet : Le retour de la bulle spéculative) ? Tout simplement parce que Linden Lab (la société mère) fait des efforts conséquents pour stabiliser artificiellement l’économie de son univers (notamment en injectant régulièrement de l’argent).

En gros, ils créent de la liquidité en faisant tourner la planche à billets. Quand c’est une grande nation qui a recours à cette solution, pas de problème puisque des organismes comme le Fonds Monétaire International ou la Banque Mondiale veillent à ce qu’aucun dérapage ne se produise. Mais quand c’est une société privée aveuglée par ses taux de croissance et les feux des projecteurs, c’est nettement plus inquiétant. D’autant plus que le L$ n’est pas une véritable monnaie, c’est un moyen de micro-paiement alternatif (un peu comme les colliers de boules blanches du Club Med).

En fait, la situation va réellement devenir inquiétante quand Second Life sera sorti de cette surexposition médiatique et que les millions de curieux souhaiteront récupérer les quelques dollars ou euros changés en L$ (lors du creux de la désillusion), Linden Lab sera obligé de racheter sa propre monnaie en grande quantité sinon le cours va s’effondrer.

Le seul moyen d’éviter cette crise économique virtuelle serait de maintenir le taux de croissance à son niveau actuel, ce qui nous amènerait à une population de 45 millions d’avatar à fin 2008 (hypothèse hautement improbable au vue des lacunes évoquées plus haut).

Faut-il oublier Second Life ?

Non pas forcément, Second Life reste jusqu’à preuve du contraire une formidable machine à générer du buzz. Donc si vous (ou votre marque) avez besoin d’exposition médiatique, alors précipitez-vous ! Mais vite car il ne reste que quelques mois (semaines ?) avant que la surexposition médiatique se tarisse.

En ce sens, Second Life est un peu comme la Coupe du Monde ou les Jeux Olympiques : on ne s’y intéresse que quelques semaines, mais quelle formidable opportunité ! Il n’y a néanmoins pas de règle préétablie et la pertinence d’une présence dans Second Life (en l’état) doit se gérer au cas par cas.

Après cela, l’univers de Second Life n’est pas forcément condamné. L’équipe de Linden Lab peut réussir à compenser toutes les lacunes précédemment citées. Ouvrir le code de son produit représente une partie de la solution, reste encore un travail considérable à accomplir pour assainir ce bazar. Je ne suis pas en train de dire que c’est impossible, mais juste qu’il faudra beaucoup de temps et d’énergie, et donc de l’argent ! Mais où vont-ils le trouver ?

OK, mais alors on fait quoi ?

Partant du principe qu’il existe quantité d’autres moyens d’augmenter la visibilité d’une marque ou de créer du trafic, pourquoi prendre autant de risques ? Pourquoi dépenser autant de temps et d’énergie à spéculer sur Second Life ? Les interfaces riches couplés à de la vidéo en ligne permettent de reproduire des ambiances tout autant immersives, mais avec des mécaniques marchandes bien mieux rôdées.

Nous sommes dans une période de grands changements et anticiper les évolutions des univers virtuels est un exercice délicat. Je m’y suis déjà risqué, mais je préfère vous prévenir, il n’y a rien de garantie dans ces prévisions : Hypothèses d’évolution pour les univers virtuels.

Conclusion

Second Life est un peu comme le Far West : immense, sauvage, dangereux et fascinant. Le problème c’est que la conquête de l’Ouest a commencé depuis longtemps et qu’ il fallait faire partie des premières caravanes de pionniers.

127 commentaires sur “Pourquoi je ne crois plus en Second Life

  1. salut tout le monde. pou moi je crois q’il ya une seconde life c’es que quan dtout las gens seront morut il’y une autre vie que nous attends.une vie eternelle ou notre dieu nous atend pour dire à chaqu »un ces faits sur la terre et montrer les conséquences de celles -ci.il faut retourner mes amis (es) à l’ISLAM qui est une religion parfaite qui va nous aider à vivre une mielleure vie que se soit terrsetre ou bien eternelle qui nous atend.croyez vous mes cher amis que c’est la virété je vous le jure.si vs ne voulez pas croire souvenez de moi aprés quand vs serez devant dieu votre soeur najat

  2. Je poste un commentaire que j’avais déjà posté sur un billet traitant du même sujet sur un autre blog. J’ai testé SL, histoire de ne pas mourir con, j’ai tenu 5 min. J’ai déjà du mal avec la futilité en vrai, alors dans le monde virtuel, ça m’agasse encore plus. Quel est l’intérêt d’acheter un vêtement sur SL avec de l’argent réel ? … Si quelqu’un me trouve une raison valable, je mange du chat cru, assaisonné de sauce à base de chien et je ne déconne pas….! Non, mais je ne suis peut être pas normale, mais quel est l’intérêt d’être dans un monde virtuel 24h/24… ? Il ne faut vraiment pas avoir de passions, ni d’ambition dans la vie pour être sur SL. Un monde futile, où l’on n’y apprend rien, où l’on n’y fait rien… J’ai beau essayé de comprendre, je n’y arrive pas.

  3. Pour moi SL fonctionne sous Vista. SL me rapelle Le 2ème monde lancé par Canal plus il y a bien une dizaine d’année. C’était le même concept avec les technos de l’époque.

  4. Bonjour, Devant tant de posts négatifs, un petit post très positif pourra peut-être remotiver certain. Ecartons ceux « qui n’ont pas tenu plus de 10 min sur SL », puisqu’ils ne connaissent pas. Et tous les autres qui n’apprécient pas, ce que je respecte bien sûr. N’est-ce pas dû au fait que vous en attendez trop ? Il s’agit d’une seconde vie et non du Paradis ! En ce qui me concerne, j’ai organisé des expositions, des débats, des soirées, des formations, des concerts… rencontré des centaines de personnes. Le temps de prise en main ? Les guides, forums, formateurs sont nombreux à présent. Installer une exposition, un commerce ne prends que quelques minutes. Comme dans la vie réelle, on s’ennuie… lorsqu’on est seul et qu’on n’essaye pas d’apporter sa pierre. intégrez une communauté organisée, faites connaissance, essayez de vous rendre utile… et vous changerez vite d’avis. Johnlost Priestman

  5. Helran, je vais essayée de te répondre ^^ Il ne faut pas croire que tous les joueurs de SL y passent 24h/24, là on tombe dans le vieux cliché du « no-life », faut essayer d’y voir plus loin. On ne peut pas nier que cela existe, je suis bien d’accord, mais c’est une minorité de gens, si y’en a plus de 10%, je mange le chat avec toi :) Après l’intérêt d’acheter un truc virtuel avec de l’argent réel, la aussi ce n’est qu’une partie de la chose, on n’est pas obligé de dépenser son propre argent pour acheter sur SecondLife, il existe des moyens d’en gagner. Et puis même si certains se servent de leurs CB (ce qui est mon cas au passage), pourquoi est ce que cela serait incompréhensible ? Est ce que cela fait de moi une folle qui n’a aucune vie sociale et ne comprend rien ? Je suis en couple depuis 4 ans, j’ai un travail, des amis, je sors (en réel j’entends), ce n’est pas parce que je joue à SecondLife que je suis coupée du monde. Il ne t’ai jamais arrivée d’être chez toi et de t’ennuyer à ne pas savoir quoi faire ? Pour moi SL est un passe-temps mieux que la TV (qui rend débile ^^) et qui me permet de changer de vie. A force de cotoyer en réel les soucis quotidiens, qui vont du mauvais temps aux crises sociales en passant par les p’tites maladies, j’avais envie de rester cloitrer chez moi pour éviter cette me*** ambiante qui nous entoure, sur SL, pas de prise de tête, c’est mon Eden à moi qui me permet de me vider l’esprit. Chacun ses passe-temps, certains aiment la lecture, pas moi, certains aiment le cinéma, pas moi … Pour certaines personnes, SL est le moyen de s’évader, alors que pour d’autres, c’est le moyen de s’exprimer. Comme le fait remarquer Johnlost, il existe tout un tas d’expositions artistiques, de concerts qui permettent de découvrir des gens. Pour ne citer qu’elle, j’ai assistée à un concert de Mimi Carpenter sur SL, et bien je doute que tu l’as vois un jour à Bercy, et pourtant elle a un talent remarquable, et SL lui permet de le montrer. Il ne faut pas voir SL comme un jeu pour adolescents, mais comme un nouveau monde de communication et d’expansion.

  6. Faith : « Il ne faut pas voir SL comme un jeu pour adolescents, mais comme un nouveau monde de communication et d’expansion. » C’est peut être pour ca que je porte un jugement très négatif. Pourtant je suis jeune adulte. Bon évidement, j’ai caricaturé et généralisé. Cependant si effectivement il y a des expositions, concert… La ca devient interessant. Concernant l’argent réel utilisé pour des achats virtuels, je ne change pas d’avis, je ne vois pas l’interet (je suis têtue!). Cependant en aucun cas tu est une personne « débile » « éassociale » « no life »… Mais je ne cromprend pas.

  7. Concernant l’achat virtuel avec de l’argent réel : Tout est une question de services rendus ou de satisfaction. Un vrai tatouage ou un vrai t-shirt un peu original : il s’agit de plaisir de les montrer dans la vraie vie. Ici c’est exactement la même chose. Concernant le service, j’ai acheté des spots sur SL… pour organiser un concert et offir une qualité visuelle en même tant que la musique qui sera diffusée. J’ai acheté un bureau afin de proposer des formations sur Sl… Voici quelques exemples.

  8. Pour lancer le débat sur un autre thème plus préoccupant pour la pérénité de SL : De nombreuses Sims sont vides ! Ca c’est tout à fait vrai, ça rebute et étonne beaucoup. A mon sens, c’est un réel danger. Sl est trop grand !!

  9. Grace a second life, j’ai posé des questions à 3 ministres, discuté avec des conseillers de l’UMP, du PS et de l’UDF, j’ai parlé de philosphie, d’écologie..rencontré josé bové,ainsi que des personnalités de L’Unesco.. Sl n’est pas un jeu mais une plateforme interactive qui permet de réunir les gens, de faire la « démocratie participative ». Voila l’interet de SL, cela n’a rien a voir avec WOW et meme si SL disparrait au profit d’une autre plateforme, le concept à un potentiel énorme…

  10. @ maxtop > Est-ce qu’avec SL tu pourrais (en agissatn pour le compte d’une grande marque) conquérir de nouveaux clients, fidéliser les clients actuels, améliorer tes marges et trouver de nouvelles opportunités d’affaires ? Non, en tout cas pas avec la configuration actuelle de SL. Il se peut qu’ils fassent évoluer la plateforme, mais en l’état ce n’est pas viable (pour une grande marque). Pour un particulier c’est différent… /Fred

  11. bonjour, En effet, de nombreuses sims sont vides. En effet, Sl est souvent, vide. Pourquoi ? Tout simplement parceque SL est immense !! Trop sans doute. Ûn site web n’est pas visité ? (comme 90 %) ca ne se voit pas. Sur sl, on voit immédiatement qu’il n’y a personne. Mais à un moment X. Je rappelle que Sl est ouvert 24h/24. Il faut du temps. Ne soyez pas impatient. Visitez, comprenez, et trouvez votre place sur sl. Jamais nous n’avons eu un tel espace de liberté, de création, de rencontre, de commerce. Il n’y a pas que le bien et le mal. Il y a aussi ce que vous y apportez! Johnlost Priestman : sur Hangflame Ridge secondevie.info

  12. bonjour, moi je voudrai savoir si Second Life peut être un bon investissement pour les entreprises si c’est quelque-chose qui est fait pour s’améliorer ou qui va tout simplement être remplacé par des concurrents qui feront mieux ?

  13. Si ce n’est pas Second Life, un autre type de plate-forme virtuelle en trois dimensions représentera la totalité de ce que l’on appelle aujourd’hui le Web ou encore la toile. Il s’agit de concevoir que toutes les pages, sites, blogs, mail, chat, moteur de recherche, jeux, musiques, vidéos, seront matérialisés en trois dimensions. C’est ici que réside la véritable innovation de ce programme. En effet, nous pouvons nous télé porter dans une poste virtuelle pour lire nos mails, entrer dans une FNAC virtuelle pour télécharger des musiques et des films, organiser des conférences dans des amphithéâtres virtuels, rencontrer des gens dans des bars, des vernissages, des défilés de mode ou autres manifestations. Il est fortement envisageable que cette seconde vie devienne la seule. Car bientôt, nous pourrons ne plus sortir de chez nous pour aller faire nos courses, sortir dîner, aller au cinéma et même travailler. Nous vivons tout simplement une mutation d’Internet si bien que le Web paraîtra bientôt archaïque.

  14. Vos propos sont semblables aux miens pour cet outil de travail. De toute façon, lorsqu’on en parle trop… ! Et ce, trop rapidement, il semble que ça disparaît de la même façon. À quelque part, ce programme me faisait trop peur pour son utilisation. Je me questionnais surtout, pour les gens qui s’investissent énormément dans cet univers… s’ils ont vraiment analysé leurs publics cibles et si cela a vraiment fonctionné. Je n’en doute pas pour certains, mais je souhaite avoir s’il a des entreprises dont on témoigne un succès avec la publicité sur SL. En connaissez-vous ?

  15. Second Life a beaucoup de défauts. C’est lent, ce n’est pas toujours beau, on y trouve les même excès que sur le net « du cul, du jeu d’argent et de la futilité ». Mais les défauts qu’on lui prête le plus, c’est le fait qu’il soit vide de sens, inutiles, seulement bon à faire du buzz. Et là je ne suis pas d’accord. Car Second Life n’a pas été conçu pour gagner de l’argent, il n’a pas été conçu pour être intelligent et utile. Il a été conçu pour créer une communauté de gens créatifs. C’est un monde virtuel basé sur l’idée du roman Snowcrash de Stephenson. Sa réussite ne doit rien au buzz qu’il y a autour mais à son côté innovant. Ceux qui n’y ont passé que 10mn n’ont rien vu à part le côté technique rebutant. Ces personnes ont ou auraient surement dédaigné à leur création internet, le e-commerce, les blogs, les forums, les sites de rencontres… On trouve de tout sur Second Life et surtout ce qu’on veut bien y apporter. Certes, Second Life ne sera pas le monde virtuel du futur, je le compare plutôt à ARPANET ou à feu bol.fr. Il défriche, il tente, il trébuche. Mais ça marche. Je pense effectivement qu’un jour, un gros acteur du marché et/ou la communauté opensource viendra sur ce secteur et créera la killerapp en parallèle avec l’augmentation des débits des réseaux. Et là, on assistera à une vraie bulle mais seuls ceux qui se seront fait les dents avant survivront.

  16. Je suis une addict à second life. Après des débuts laborieux, j’ai découvert grâce à un résident qui est devenu mon partenaire attitré et un ami proche, le role play. Et là, les possibilités sont fabuleuses. Second Life, c’est le moyen d’extérioriser tout ce que l’on est obligé de contenir dans notre RL. No limit à nos envies, nos fantasmes les plus fous (pas forcément sexuels d’ailleurs). Dans Second Life, je fais exactement, via le role play, tout ce que je ne peux pas faire dans ma vie réelle. SL, à mon sens, n’est pas destiné à être la reproduction d’une vie réelle. De nombreuses communautés ont créé des espaces de role play, inspirés de romans, films, etc. Quand aux marques implantées sur SL, comme 95 % des résidents, je m’en fiche. Je fais mon shopping pour améliorer mon avatar, le fignoler, pour décorer mon habitation, et qd je commande des lindens dollars, ils sont crédités sur mon compte, dans les 10 secondes qui suivent… (sinon, un simple relog suffit) Et je suis souvent béate devant la qualité du design de beaucoup d’objets, de villes, de paysages etc. Et cerise sur le gâteau : J’ai fait de gros progrès en anglais, puisque j’évolue avec des interlocuteurs anglophones (volontairement, les français sont moyennement créatifs)

  17. Cela fait une semaine que je joue à seconde life, à raison de huit heure par jour en moyenne. No Life? Non. Meme si 8h parait énorme. J’ai encore le temps d’aller en cour, de prendre des pots avec des potes, de faire des répétitions avec mon groupe… Bref. D’avoir une vraie vie ( Real Life). J’ai commencé Seconde Life avec beaucoup d’apréhention: « Second Life? pouah! un jeu de no life sans interet! Rencontrer des gens? je fais ça dans la vraie vie! Gagner de l’argent? Vu le taux du Linden dollars, j’en ris! » Voilà ce que je pensait. Puis ma soeur arrive et me propose de la rejoindre. Bon. Pour ne pas juger sans connaitre, je me lance. Et là j’ai accroché. Comme un fou. J’ai découvert le moyen de vivre une vie que j’aurai aimé vivre: goth trainant dans les bar, faisant des concert… Le pied! Mais je me suis dis: »Je vais surement lacher au bout d’un moment… » Mais au fur et à mesure que l’on avance dans le monde, on découvre de nouvelles choses à faire, de nouvelles personne avec qui délirer, de nouvelles idées… On apprend à modéliser des objets, à faire des scripts… Pas de but? Mais avez vous un but dans la vie? Vous me direz: »Oui » Mais est-ce tous les jours le même? Je ne pense pas. Un jour ça sera d’arriver à l’heure au boulot et réussir à trouver le bug dans le prog que vous élaborez, un autre ce sera de faire plaisir à votre fils en se débrouillant pour lui trouver le cadeau parfait pour ses 18 ans, un autre jour ca sera d’apprendre à votre fille la couture… De la même manière, dans SL, on trouve des but nous même, des objectifs, des choses que l’on veu faire… (« Tiens? Si j’essayait de dépasser 250 Linden??? AH! je veux cette paire de botte! Elle est rop belle!!! faut que je trouve de l’argent! Tiens, mignone la petite Gwen12… Je vais tenter d’engager une relation… ») Et tou cela sans timidité, sans peur de se lancer, sans contrainte…. Bref. C’est vrai que si les gens viennent uniquement pour gagner de l’argent, ils risquent d’être deçu. Mais je ne reste pas sur SL pour cela. En ce moment je découvre la modélisation, et je tente d’élaborer des objets de plus en plus compliqué. Pourquoi? Pour moi, pou mes mais virtuels, pour (oui oui) les revendre et me permettre d’en créer d’autres… Non, second life n’est pas fait pour tous. Il est en effet fait pour le groupe de passioné qui aiment découvrir, créer, aider… Bref. S’exprimer. Aucunement pour le bon plaisir de ces Messieurs qui ne cherche qu’à savoir si leur marque fonctionnera. Parce que jusqu’a maintenant je ne connais pas de grande marques virtuelle qui aient eu des résultats satisfaisant quand à leur implantation dans SL. Par contre je connai certaines marques purement virtuelles qui on enormement de succés (!Wrong par exemple, ou Yadnyg) qui ferai fortune en tentant la même chose dans la vraie vie. Enfin bon… PS: je ne comprend pas l’interet de mettre de la religion dans le débat… Enfin. N’éveillez pas le troll!!!

  18. Merci pour ce long commentaire Pakman. Une petite précision tout de même : mes critiques et réserves sur SL ne concernent qu’une exploitation dans le cadre d’une marque. Libre aux individus de faire ce que bon leur semblent dans SL. /Fred

  19. Le moins que l’on puisse dire c’est que ce billet a fait coulé de l’encre ! Pour ma part je fais parti de ceux qui à ses début n’ont pas du tout cru à l’intérêt du concept et qui, après avoir lu au fil du web des articles sur le sujet mais sutout après la récente médiatisation dont l’univers à fait l’objet (particulièrement la mise en lumière de l’existence des partis virtuels à l’occasion des présidentielles) en a franchi le seuil la semaine dernière pour me faire ma propre opinion. Contrairement à ma première intuition, j’ai découvert un univers assez rafraichissant par rapport à ceux que l’on trouve aujourd’hui en matière de réseautage sur le net (où les contacts sont de plus en plus orientés et standardisés). Et c’est d’ailleurs ce qui pour moi en constitue la seule véritable caractéristique : la créativité qu’il propose au service des échanges. Mais quand je parle d’échange je suis loin de penser aux échanges commerciaux ou au business en général. De ceux là je pense ce que d’autres ont écrit plus haut : pas de véritable intérêt à venir afficher son affaire dans Second Life à l’heure où d’autres supports garantissent une couverture bien supérieure … si ce n’est celui de profiter de la couverture médiatique actuelle … Quand à ceux qui espéreraient pouvoir donner naissance à un concept lucratif dans cet univers fantasmagorique, ils ne devront pas perdre de vue une chose : une affaire qui marche dans Second Life, si il est possible qu’elle ne soit pas forcement liée à l’investissement dans un sexshop ou un casino, s’attachera à garantir la satisfaction immédiate de ses utilisateurs-joueurs …

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