Quand les pure-players bousculent l’ordre établi

Alors que les industriels de la musique n’en finissent plus de se faire violenter par les pure-player de la musique en ligne (voir à ce sujet mon billet précédent : Musique en ligne, il est temps d’arrêter de prendre les clients pour des poireaux), c’est maintenant au tour des opérateurs téléphoniques de se voir bousculer dans leur monopole.

Aujourd’hui le FAI Free vient de faire une annonce fracassante : En plus de proposer le dégroupage total, des débits hallucinants (20 Mbits), les appels gratuits et illimités dans toute la France, voici que l’on proposera aux abonnés dès le 1er janvier 2006 des appels gratuits et illimités vers les pays suivants : Allemagne, Autriche, Chine, Etats-Unis, Israël, Pays Bas, Royaume Uni, Australie, Canada, Espagne, Irlande, Italie, Portugal, Singapour.

Encore plus fort, il sera également possible d’appeler des téléphones mobiles aux Etats Unis et au Canada. Gloups ! C’est Monsieur France Telecom qui doit avoir des sueurs froides à la lecture de cette annonce.

Et si en plus vous rajoutez à cela la concurrence de Skype et Yahoo!, alors là… c’est le bouquet. (via PC Inpact)

Musique en ligne : il est temps d’arrêter de prendre les clients pour des poireaux

Je viens de lire un article très intéressant sur la musique en ligne publié le blog de ZDNet : Back to 1999. L’auteur y fait une retrospective des débuts de la musique en ligne et du P2P en 1999 (Napster, Kazaa, MP3.com…) et constate depuis le chemin parcouru : beacoup de procès, des sites fermés, des patrons licenciés… et pourtant, le secteur n’a jamais été aussi prolifique, l’auteur nous donne comme preuve le lancement de deux services révolutionnaires :

  • MP3tunes Locker qui permet pour 40$ par mois de déposer sur un serveur vos fichiers musicaux pour pouvoir y accéder depuis n’importe où, ceci avec un espace de stockage et une bande passante illimitée (pour plus d’infos voir cette note publiée sur Boing Boing : Michael Robertson launches Oboe « music locker » service) ;
  • G2G Share, un service de peer-to-peer basé sur Gmail dont le principe est simplicime : vous indiquez au service votre compte Gmail, celui-ci indexe tous les fichiers présent dans les archives et vous pouvez commencer à les partager (quand on sait que la capacité de stockage de Gmail approche des 3 Go ça fait peur).

Moralité : on ne peut pas lutter contre le progrès, surtout quand celui-ci est porté par des consommateurs qui se rebèlent conte une industrie qui n’a pas sû évoluer en presque 20 ans. Oui, c’est bien l’industrie du disque que je met en cause : j’ai acheté mon premier CD dans les années 80 et il m’a coûté dans les 120 francs. 20 ans après, le prix de vente, la qualité voir la capacité de ces mêmes CD n’a pas changé. Et après cela ils s’étonnent que le P2P remporte un tel succès !

Bien entendu il est possible d’argumenter sur le rôle prescriptif que peuvent jouer les services en ligne (à l’image de MySpace ou de Pandora) mais dans la majeure partie des cas, P2P = piratage. D’autant plus si les fournisseurs d’accès s’y mettent (voir à ce sujet le nouveau service proposé par Free pour échanger des fichiers volumineux).

Est-ce qu’iTunes et ses déclinaison (iPod, RokR…) est le modèle à suivre ? Je ne sais pas. Mais je suis sûr d’une chose : rien n’arrêtera le progrès, et les procès d’intention des maisons de disque ne freineront pas l’imagination des utilisateurs blasés par cet eco-système obsolète. Prochaines industries sur la liste : films, jeux vidéo, logiciels, systèmes d’exploitation… (merci de compléter la liste)

Innovations technologiques en vrac

Oui je sais, normalement c’est Tristan Nitot qui fait des billets tout en vrac mais c’est aussi très pratique pour présenter beaucoup de choses sans y passer trop de temps. Voici donc une série de liens qui illustrent des innovations technologiques intéressantes :

  • BloxPress est un moteur de blog basé sur WordPress qui fait une utilisation massive d’AJAX ;
  • Rialto est un framework open source qui permet de faire des interfaces riches (Rialto = Rich Internet Application Toolkit) en proposant des widgets indépendants des navigateurs et de la technologie serveur ;
  • Yoonoo propose maintenant une fonctionnalité de revue de presse personnalisable, ainsi qu’une très belle visite guidée pour expliquer leur concept.

Qu’on ne s’y trompe pas, je ne suis pas en train de vous dire que ses innovations vont révolutionner le monde de l’informatique, mais j’essaye juste de donner un peu de visibilité à des projets qui osent innover et expérimenter. (Merci à Jean-Charles, Didier et Laurent pour les liens)

Google ouvre un show-room à Londres

Après les Apple Stores, voici les Google Spaces : Google Space, quand Google se matérialise… Pour l’instant il n’y a qu’un seul Google Space ouvert à Londres, plus précisément dans l’aéroport d’Heathrow. L’objectif est de faire tester les nouveaux services Google et de proposer un libre accès aux services existant (Gmail, Google News…).

En plus, les utilisateurs sont encadrés par de charmantes hôtesses :

L'hôtesse du Google Space de Londres

Google est en cours de réflexion pour l’ouverture d’autres Google Spaces dans des lieux publics (gares ferroviaires, hôpitaux…).

Podcast + ReadSpeaker = Read.io

Souvenez-vous, il y a quelques temps je vous parlais de ReadSpeaker, une technologie qui permettait de faire de l’impression sonore (voir mon précédent billet : Podcast et impression sonore sur Agoravox). En fait c’est un service qui permet de générer des fichiers vocaux à la volée (via une synthèse vocale) à partir d’un simple contenu textuel.

La société à l’origine de ce concept va encore plus loin et proposera bientôt un service de génération de podcasts à la volée basé sur le même socle technologique : Read.io.

Le fonctionnement est très simple : vous indiquez l’URL de votre flux RSS et le service vous génère à la volée vos podcasts (des fichiers MP3 de vos billets lus par une synthèse vocale). Et voilà le résultat :

Vous pouvez même souscrire au flux RSS de ces podcasts : Podcasts FredCavazza.

Logo de Read.io

La question que l’on se pose maintenant est : cette technologie peut-elle être considérée comme une alternative pour rendre du contenu accessible ? La question reste ouverte, le processus de création de compte et la mise en oeuvre sont très simples mais quid pour des personnes souffrant de handicaps ?

Dans un premier temps, qui peut me dire si le flux fonctionne et si ces podcasts sont agréables à écouter ?

(Merci à Roy pour les codes d’accès à la beta)